Un nouvel épisode est en ligne !

Aujourd’hui, je reçois à nouveau Ilaria Fatone, du studio de design d’intérieur qui porte son nom. Depuis notre première rencontre en 2021, Ilaria a évolué vers une spécialisation passionnante : le Feng Shui. Elle nous partage dans cet épisode son parcours inspirant depuis ces dernières années.

Nous discutons de l’intégration du Feng Shui dans sa pratique du design d’intérieur, des défis rencontrés pour obtenir sa certification — une formation exigeante de 14 mois — et de la façon dont cette compétence a profondément enrichi sa manière de concevoir les espaces.
Elle nous livre aussi quelques anecdotes sur les réactions de ses clients face à cette approche singulière, qui allie esthétique, énergie et bien-être.

Je t’invite à écouter cet épisode captivant pour découvrir comment Ilaria parvient à créer des intérieurs réellement harmonieux. Et ne manque pas ses conseils aux consoeurs sur comment tirer parti du contexte du marché en 2025.

Un grand merci à Ilaria d’être revenue sur le podcast : toujours un vrai plaisir d’échanger avec elle !

Retrouvez plus d’informations sur Ilaria :

SiteInstagramPinterestPodcastFacebook

N’oubliez pas d’écouter l’épisode complet et de donner ton avis sur ton plateforme de podcast préférée.

#Podcast #DesignIntérieur #FengShui #Inspiration #Créativité

Les chapitres :

00:00:00 – Introduction et retrouvailles avec Ilaria Fatonet
00:01:00 – Évolution professionnelle d’Ilaria depuis 2021
00:02:30 – Formation Feng Shui : Découverte et défis
00:04:30 – Intégration du Feng Shui dans le design d’intérieur
00:06:30 – Originalité et ajout de nouvelles offres
00:07:30 – La perception et l’acceptation du Feng Shui par les clients
00:09:00 – L’importance du minimalisme et de l’esthétique
00:11:00 – Podcast ‘Épure’ : Objectif et portée
00:13:00 – Changements sur le marché post-COVID
00:16:00 – Stratégies pour rester visible et pertinent dans le secteur”

Transcription (par Autoscript)

Floor (00:00:00.88 –> 00:06:32.82) : Avec moi aujourd’hui de retour, Ilaria Fatonet, je suis trop ravie qu’elle est là, salut ! Salut Floortje ! T’étais là pour l’épisode 17 quand j’ai lancé ce podcast, c’était le 10 mai 2021, tu es en place depuis 2012, on va parler un peu de ce qui s’est passé dans les dernières années pour toi, je trouve ça fou qu’on s’est parlé épisode 17 et là plus de 100 épisodes plus tard, on se reparle, je suis trop trop ravie ! Moi aussi je suis contente d’être de retour, qu’est-ce qui s’est passé depuis ?

Beaucoup de choses, j’ai continué mon activité, ça il n’y a pas de grande nouveauté, à part ça j’ai essayé de suivre un peu des formations, d’évoluer un tout petit peu dans mon métier parce que j’ai besoin aussi que les choses évoluent et les choses changent, surtout parce que je trouve que c’est important aussi par rapport à nos clients. Je trouve que c’est important de pouvoir leur proposer quelque chose, je ne dis pas de nouveau, mais de plus complet, de plus construit au fur et à mesure, en plus moi je travaille souvent avec des clients qui reviennent, du coup c’est intéressant aussi que quand ils reviennent, ils n’ont pas la même chose qu’ils ont eu la première fois. Qu’il y a effectivement un avancement dans ce que tu proposes, toujours se former, toujours monter en compétences, etc. Exactement. C’est un peu l’idée, et donc du coup tu t’es formée en quoi ? Alors, en 2023, j’ai eu mon diplôme en experte Feng Shui. Génial ! Et ça a été long, ça a été compliqué parce que c’était une formation qui a duré 14 mois et c’était assez intense et j’avoue que j’ai passé les six premiers mois à me demander à chaque séance qu’est-ce que je fais là, dans le sens que je comprends. Pourquoi je m’inflige ? Exactement, je ne comprends pas grand-chose à ce qu’on m’explique. Ok. La prof, elle était très bien, mais elle avait une approche qui était un peu, vous allez découvrir au fur et à mesure. Donc si tu veux, au fur et à mesure, étant donné que c’est des concepts qui sont complètement inconnus au bataillon, au fur et à mesure, c’était pendant plusieurs semaines, t’avances en te disant un jour je vais comprendre, pour le moment je ne sais pas de quoi elle me parle. Et puis d’un coup, ça fait clic dans ma tête. Donc voilà, c’était toutes les cases du puzzle. Et du coup, je pratique véritablement depuis début 2024, mais je n’ai pas abandonné, c’est-à-dire que je pratique tout en pratiquant le design intérieur. C’est une proposition que tu fais en plus ? Exactement, c’est-à-dire que je le fais en parallèle, de façon assez ouverte, dans le sens que je le propose à tous mes clients. Après, il y a beaucoup de clients pour qui ça ne parle absolument pas et ils ne veulent pas savoir de quoi je parle. Et il y a des clients qui, par contre, sont curieux et ils se disent pourquoi pas. Et finalement, ce n’est qu’une clé de lecture supplémentaire qu’on propose aux clients et qu’on ajoute tout simplement à notre métier de design intérieur qu’on fait tous les jours. Donc, ça n’a pas complètement bouleversé ce que je faisais, mais ça lui a donné une entrée différente. Bien sûr, une compréhension différente des lieux. Est-ce que tu peux me dire pourquoi ? Parce que je comprends, on a toujours envie d’avancer, de se former, etc. Est-ce qu’il y a eu la demande justement de tes clients de dire c’est intéressant ou est-ce que c’est quelque chose que toi tu avais envie de mettre en place ou les deux ? Oui, alors non, je n’ai eu aucune demande de mes clients parce que la thématique est assez particulière. Oui, c’est ça. Oui, c’est ça. Pour beaucoup, c’est encore un thème complètement ésotérique. Et même si on parle énormément de Feng Shui parce que maintenant il est très tendance et tout, les magazines et tout, mais c’est une thématique, c’est un art qui est complètement méconnu. Donc, du coup, les gens, ils ne savent pas trop vers quoi ils vont. C’est pour ça qu’ils sont un peu, ils ont toujours un peu de doute. C’était plutôt quelque chose qui s’est révélé de mon côté. Alors, ce qui est intéressant, c’est que je n’étais pas… Moi, je m’étais approchée du Feng Shui il y a très, très longtemps. Au début de mon métier, il y a quasiment dix ans. Et j’avais acheté un livre parce qu’à l’époque, je ne connaissais pas de formation. J’avais acheté un livre de la papesse du Feng Shui en France que j’avais commencé à lire et arrivé à la fin, je l’ai fermé. Je dis, c’est des fous, c’est impossible, c’est ineptable. Donc, voilà. Non, merci. Voilà. Pour moi, le Feng Shui, c’était ça. Et du coup, je ne l’avais plus rapproché. Je ne m’étais plus rapprochée de ça. Et puis, il y a… En 2022, du coup, j’avais rencontré… J’ai rencontré une experte Feng Shui ici à Aix-en-Provence via des amis. On était à un apéro, on a commencé à parler. Et je trouvais que son approche, qui était assez moderne, était assez intéressante. Du coup, je me suis dit, ça, ça me parle. Parce que ce qui m’avait bloquée la première fois, c’était que c’était principalement des injonctions. Il faut faire ci, il ne faut pas faire ça. Sans explication aucune. Donc, moi, je ne me voyais pas aller chez des clients à dire, il ne faut pas mettre le miroir là-bas. Il ne faut pas mettre la tête de lit là, mais sans leur expliquer comment… Bien sûr. Et tandis que cette experte, elle m’expliquait que, bon, voilà, finalement, on travaille avec le bâti. Donc, les murs, ils sont là, la maison est là. On ne va pas dire à un client, votre cuisine, elle n’est pas bien là, on va la mettre de l’autre côté. Parce que ce n’est pas tout le temps possible. Parce que non. Voilà. Donc, du coup, ça m’avait intéressée. Elle proposait des formations. Je me suis dit, mais pourquoi pas ? Mais à aucun moment, dans les dix jours avant de l’avoir rencontrée, je m’étais… Il y avait eu… Il y avait eu dans ma tête cette idée de, tiens, qu’est-ce que c’est que du feng shui ? Et ce qui m’avait aussi intéressée, c’était un peu le côté… Bon, moi, tu le sais, moi, je suis très dans le minimalisme, l’épure et tout ça. Et il y a un côté très épuré dans le feng shui. Oui. On ne le voit pas, malheureusement, dans ce qu’on voit souvent en termes de feng shui, parce qu’il y a beaucoup de petits objets qui sont censés régler l’énergie et compagnie. Et que, moi, je n’utilise pas du tout, parce que j’estime que ça n’est pas… Ça ne va pas dans le bon sens.

Ilaria (00:06:32.82 –> 00:06:32.82) :

Ilaria (00:06:33.12 –> 00:06:33.66) : Oui, bien sûr.

Floor (00:06:33.84 –> 00:07:29.24) : Du coup, je trouvais qu’il y avait un langage, en quelque sorte, qui était complémentaire. Et ça me permettait… Et la raison, j’avoue que la raison qui m’avait véritablement passionnée, c’était quand on a commencé à parler de couleurs. Et que j’ai découvert un nouveau monde, c’est-à-dire que les couleurs dans le feng shui, elles existent, mais juste, il y a des règles pour les appliquer. Et du coup, d’un coup, je me suis dit, mais moi, je fais des conseils couleurs tout le temps. Oui. Et je me suis dit, tiens, j’ai une autre clé de lecture que j’aime bien cette couleur. Je l’ai vue dans les magazines et sur Instagram, je la veux chez moi. Du coup, je me suis dit, j’ai quelque chose qui va plus en profondeur et qui peut véritablement créer un décor qui est plus intemporel, même si je n’aime pas trop ce terme. Voilà. Tu n’aimes pas le terme intemporel ? Non, parce que je trouve que…

Floor (00:07:31.26 –> 00:13:09.10) : Un décor ne peut pas être intemporel. C’est-à-dire qu’on pense que, par exemple, tout ce qui est neutre, ah oui, ça va passer les décennies, mais finalement, c’est un peu ne pas suivre, ne pas être dans l’air du temps. Eh bien, quand on regarde un décor à l’intérieur des années 70, on voit très bien que c’est des années 70. Et aujourd’hui, bon, maintenant, les années 70 sont un peu à la mode, donc on le veut à nouveau. Il y a dix ans, personne n’en voulait. Non. Donc, ça… C’est un peu… Moi, quand on me dit, je veux un bien, que ce soit… Je veux un intérieur qui soit intemporel, je dis, mais en gros, vous voulez quelque chose qui soit figé dans le temps. Vous allez vivre ici peut-être dix ans, vingt ans. Et pour moi, c’est un concept qui est très compliqué à… Je ne dis pas tellement à mettre en place, mais vraiment à concevoir. Oui, bien sûr. J’estime qu’on vit aussi dans notre temps sans forcément être dans la tendance pure et dure, mais… Oui, sans mettre tout de suite un papier peint. Dans les années 70, sur tous les murs, enfin, est-ce qu’il y a une différence pour toi entre tendance du moment… Oui. … et ce qu’on peut mettre en place et qui peut durer tout à fait entre cinq et dix ans quand même ? Exactement. Mais ça se finit au bout de cinq à dix ans. Ça ne se finit pas dans 25 ans. Ben oui. C’est-à-dire que quand on rentre dans les maisons qui n’ont pas été rénovées, et on en voit souvent, qui n’ont pas été rénovées depuis 25 à 30 ans… Ça se voit. Ça se voit. On ne peut pas dire que ça soit intemporel. Intemporel, quoi. Non, non, non, non, non. Même juste à l’usure, déjà. Oui, exactement. Et donc, du coup, tu ajoutes cette partie Feng Shui à ton… Cette corde à ton arc, on va dire. Tu dis, ben, il n’y a pas forcément tout le monde qui est intéressé par ça quand je le propose. J’imagine que tu le proposes systématiquement, voilà. Est-ce que tu as une idée de combien de tes clients sont, oui ou non, ouverts à cette démarche-là ? En pourcentage ? Oui. Je pense qu’en 2025, au bout de deux ans où j’en parle assez régulièrement et tout, je suis arrivée à 60 %. C’est pas mal, quand même. Oui. Parce que ça veut dire, à un moment ou à l’autre, ça devient un vrai atout dans la vente que tu mets en place. Voilà. Mais maintenant, j’ai des clients qui me contactent par rapport au Feng Shui. Oui. Et le Feng Shui est la porte d’entrée. Et ensuite, on fait le projet d’aménagement et de décoration. En partant par la lecture à Feng Shui. Chose qui, évidemment, ce n’était pas le cas, même quand j’ai commencé. C’est-à-dire, quand j’ai commencé, d’ailleurs, j’en parlais un peu en tâtonnant parce que c’est un sujet un peu touchy tout de même. C’est-à-dire que sur Instagram, sur mon compte Instagram, la première fois que j’ai parlé Feng Shui, je voyais les yeux s’écarquiller, mais du genre, mais d’où elle sort celle-là ? Mais qu’est-ce qui lui a pris ? Donc, effectivement, il faut… J’y suis allée un peu avec des pincettes. J’en ai parlé, mais pas trop. J’ai essayé de trouver d’autres canaux, en quelque sorte, pour en parler sur mon site. Tout à l’heure, on en parlait. J’avais créé un canal sur mon compte Insta qui s’appelait Pur. Et dans lequel je parlais, justement, de minimalisme et de Feng Shui. Parce que c’était la possibilité pour mes abonnés qui étaient intéressés à ces sujets, de les écouter sans que les autres partent en courant. En gros, c’était ça. La politique était celle-là. Et je l’ai nourrie pendant un bon moment, assez régulièrement. Et puis, la vie a pris le dessus. Et je n’ai pas réussi à être aussi régulière dernièrement. Mais c’était un super outil parce qu’en plus, les channels, les canaux, ils sont assez rapides. C’est-à-dire qu’on n’a pas… C’est des messages très courts. Voilà. Donc, ça permettait… Ça permettait de passer des messages assez rapidement. Et les gens, ils étaient assez intéressés. Et en tout cas, ils réagissaient. Quand il y a un moment, en plus, ils ont mis Instagram, ils ont mis en place la possibilité de répondre. Donc, ils m’envoyaient des messages, des questions et tout. Donc, c’était hyper intéressant. Parce que, justement, ça permettait un dialogue parallèle. Tant ça, ou regarder les projets de déco. Voilà tout ce qu’on fait tous. Exactement. Et qui nous désespère un peu. Exactement. De temps en autre. Est-ce que tu peux me dire si, avec ce canal, est-ce que tu as acquis des nouveaux clients, des clients tout court ? Est-ce que ça t’a aidé à trouver d’autres personnes qui avaient envie de travailler avec toi ? Alors, je ne peux pas le dire avec le canal. Je sais, moi, je demande tout le temps où est-ce que vous m’avez trouvé. Bien sûr. Concrètement. Et j’ai souvent des gens qui me disent via le réseau. Je vous suis sur Insta et tout. Après, en parlant un tout petit peu, j’en ai souvent qui me disent, je suis votre canal, j’écoute le podcast. Donc, voilà. On arrive un peu, j’arrive un peu à déceler. Mais c’est vrai que quand j’ai des clients qui sont intéressés par une prestation de Feng Shui, ou en tout cas par une approche de Feng Shui, en général, ils arrivent souvent de là. C’est-à-dire que ça a été un peu le… Voilà. Est-ce que pour le coup, c’est vraiment une niche que tu as créée ? Parce que c’est assez marrant, tu n’avais pas la demande client. Tu es quand même allée. Oui. Ce qui va contre tout coach marketing.

Ilaria (00:13:09.46 –> 00:13:11.84) : Ah, c’est clair. Justine, madame.

Floor (00:13:12.80 –> 00:13:35.73) : Il faut écouter ses clients pour savoir ce qu’ils veulent. Non, non, non. Moi, j’ai envie de faire 14 mois de Feng Shui. Du coup, voilà, j’y vais. Mais aujourd’hui, ça t’apporte quand même des gens qui t’appellent justement pour ça. Déjà, il y a deux trucs qui me viennent tout de suite. J’ai l’impression de revenir. Tenir dix ans en arrière et de parler éco-responsabilité. Oui. Même combat, je pense. Oui.

Floor (00:13:37.94 –> 00:15:23.56) : Est-ce que tu penses que c’est quelque chose qui va s’agrandir de plus en plus ? Est-ce que tu le vois arriver ? Parce qu’aujourd’hui, tu es un peu seule dans ton coin. Oui. C’est-à-dire que ce qui se passe, c’est qu’aujourd’hui, tu as les experts Feng Shui. Et de l’autre côté, tu as les designers d’intérieur. Oui. On est très peu encore à relier ces deux perspectives. Et moi, ce que je dis souvent, c’est que le Feng Shui, à la base, il est très inesthétique. Ça, c’est vraiment, c’est tout. Et d’ailleurs, c’était un point d’accroche, entre guillemets, avec ma prof, parce qu’elle disait, ce n’est pas grave si ce n’est pas beau. Je dis non, je peux pas. Je dis euh, bah, je peux pas. Non, non, oh, oh. Pas dans mon métier. Donc, du coup, j’ai dû, en quelque sorte, faire une espèce d’analyse à moi-même pour essayer de faire en sorte que les enseignements du Feng Shui puissent être appliqués. Dans un intérieur qui soit esthétique. Ce qui n’est pas évident au premier abord. Et c’est pour ça que, souvent, tu vas dans une maison qui a eu une décoration Feng Shui, c’est pas forcément le truc le plus instagrammable du monde. Et en général, c’est parce que la personne qui a dicté, en quelque sorte, les règles, c’était un expert Feng Shui, mais qui n’avait aucune notion en termes de déco. Et du coup, quand on parle couleur en Feng Shui, on a des couleurs toujours très franches. Mais parce que, en Feng Shui, on dit, on met du rouge. Oui, mais nous, on sait que les rouges, ils ont 250 nuances. Le problème, c’est que quelqu’un qui n’est pas dans notre métier, il dit du rouge à l’autre personne. Il va mettre du rouge. À Merlin, et il achète le rouge écarlate. Donc, forcément, c’est pas très esthétique. Pas tout le temps. Donc, moi, ce qui… C’était quoi tes questions ?

Floor (00:15:26.09 –> 00:18:29.29) : Alors, est-ce que… Tu sais, il y a dix ans, on parlait surtout de l’éco-responsabilité. C’est devenu plus… Au départ, c’était compliqué. Moi, j’ai même arrêté de le mettre dans mon communication. Et aujourd’hui, on voit qu’il y a énormément de décoratrices qui disent être éco-responsables. Donc, ça a pris un peu de temps. Est-ce que tu penses que le Feng Shui, ça va aller dans le même sens ou qu’on en parle aujourd’hui ? Tu commences à avoir des clients là-dessus. Est-ce que tu penses, d’ici cinq à dix ans, on aura beaucoup plus de, justement, de décoratrices vraiment formées réellement, comme tu as fait, pas par un bouquin ou par un compte Instagram, mais par une vraie formation, une formation de Feng Shui ? Oui, je pense que ça va venir. Alors, comme je t’ai dit tout à l’heure, le Feng Shui, maintenant, il est assez tendance, mais il est encore associé à une image un peu de zénitude. On se montre une formation, je sais. Il faut vraiment se faire penser là-haut. Et je dis « on » parce que comme ça, je me mets directement dedans, entre la déco et le Feng Shui. Oui, mais moi, j’ai déjà pensé parce que j’ai parlé avec des décorateurs, des décoratrices, des archives d’intérieur aussi. Parce qu’ils me posaient des questions. « Mais c’est quoi cette histoire de Feng Shui ? Mais pourquoi ? Mais pourquoi ? » Et je me disais « non, mais… » Et je vois que quand on parle de consoeur à consoeur, on comprend pourquoi c’est important. Et du coup, je me suis dit « il faut absolument que je fasse ça. » Parce que c’est vraiment une porte d’entrée. Et franchement, c’était un ajout important à notre activité. Et oui, pour revenir à ta question, avant que je l’oublie une deuxième fois. Oui, effectivement, je pense que c’est quelque chose qui va prendre de l’ampleur. Parce que les gens, ils lisent dans les magazines du Feng Shui et compagnie. Mais souvent, les conseils ne sont pas… C’est-à-dire, encore une fois, c’est des injonctions. Les gens, ils ne savent pas forcément comment les appliquer chez eux. Mais il y a un intérêt parce qu’on sent qu’il y a tout de même un besoin, un tout petit peu, de recréer toujours… Oui, du bien-être. Voilà. Donc, ça va un peu dans ce sens-là, même si ça va beaucoup plus en profondeur. Mais ce que moi, je remarque, c’est que moi, j’ai eu des clients avec qui j’ai travaillé dans le passé qui sont revenus vers moi parce qu’ils ont découvert que j’avais cette nouvelle carte, cette nouvelle prestation et qui, en quelque sorte, ils étaient curieux de voir comment on pouvait maintenant l’appliquer chez eux et tout. Ce qui est un peu contre-productif parce que… Et quand j’avais fait chez eux, je n’avais aucune notion du Feng Shui. Donc, 99% des fois, je peux te dire que les choix qui ont été pris ne sont pas forcément alignés avec les préceptes du Feng Shui. Oui, bien sûr. Là, j’étais un peu coincée. Mais bon, ce n’est pas grave. Pour le coup, est-ce que tu as créé des nouvelles prestations ? Est-ce que tu as pris ce que tu proposes en offre ? Est-ce que tu en as créé un de plus ou c’est juste quelque chose qui s’intègre dans tes offres actuelles ? Alors,

Floor (00:18:31.67 –> 00:21:45.22) : dans toutes mes offres, j’ai la possibilité d’avoir une analyse Feng Shui que j’appelle simplifiée. Donc, ce n’est pas l’analyse Feng Shui vraiment en profondeur, mais on a un premier abord. Et c’est en général ce que je fais pour les clients qui me disent « ça ne m’intéresse pas » ou « oui, mais pourquoi pas, mais je ne sais pas trop ». Donc, j’ai un petit… Mais qui est inclus. C’est-à-dire que c’est inclus, ça fait partie du package. Et puis, j’ai dû créer une prestation, que c’est celle que j’appelle l’harmonie d’intérieur, qui, en gros, n’est pas que du Feng Shui, n’est pas que de la déco. C’est-à-dire, ça réunit vraiment les deux pour justement avoir une véritable analyse d’un côté et de l’autre côté, un véritable projet d’aménagement et de déco. Donc, les deux, c’est là que j’ai dû la créer. Et puis, j’ai vraiment la prestation Feng Shui pure et dure, mais qui est vraiment pour les initiés. Parce qu’en général, j’ai déjà eu une prestation d’une analyse Feng Shui de chez moi dans le passé. Je sais de quoi on parle. Et donc, là, voilà, là, c’est un peu plus en profondeur. Mais en général, c’est vraiment pour les initiés. Quelqu’un qui n’a jamais fait d’analyse Feng Shui de chez soi ne va pas se lancer là-dedans. C’est même de quoi on parle. Après, moi, je peux le faire. Mais ça, même quand j’explique de quoi il s’agit, ils ne sont pas forcément intéressés. Tu comprends. Dans la suite de tout ça, tu as aussi créé un podcast qui s’appelle « Épure ». Oui. C’était, en gros, c’est né en même temps que le canal sur Insta. C’est-à-dire que le canal sur Insta, assez rapidement, c’était trop petit parce que j’avais peu de caractère. Je ne pouvais pas développer les idées. J’ai fait quelques articles sur mon site Internet, mais je me suis rendue compte que j’avais besoin d’une caisse de résonance plus importante. Et je connaissais… Moi, pendant ma formation, j’avais écouté pas beaucoup de podcasts sur le Feng Shui qui sont notamment… La plupart sont anglo-saxons parce qu’en France, il y en a très peu. Et les Français, en tout cas, ce que moi, j’avais trouvé à l’époque, je ne sais pas s’il y en a eu des nouveaux depuis, ils étaient assez didactiques, pédagogiques. Donc bon, le truc, ils t’endorment au bout d’un moment. Et moi, j’avais surtout envie justement de relier déco et Feng Shui. Et donc, de faire passer vraiment ce message. Les deux peuvent cohabiter. L’un, c’est juste une clé de lecture de l’autre. Et ça peut aider dans la réalisation d’un véritable projet d’aménagement. Et du coup, j’ai créé ce podcast qui a eu des moments de pause et puis qui est revenu, qui a eu des moments de pause. Là, il est en moment de pause. Mais dans lequel, effectivement, ça m’a permis de faire passer ce message à un public qui était un peu plus large. Bon, tu sais comment ça marche. Mais surtout, un peu plus en profondeur. Et donc, parce que tu as le temps pour développer les sujets. Et c’est hyper plaisant. C’est vraiment, là, tu as vraiment, enfin, je peux en parler. Moi, tu ne vas pas me convaincre, j’adore le podcast. J’ai pas forcément de problème avec ça.

Floor (00:21:47.54 –> 00:24:35.75) : -ce qu’on peut maintenant parler un peu de, parce qu’en fait, on s’est parlé en 2021, on avait parlé de l’acquisition de clients, on avait parlé justement d’Instagram et autres. 2021, on est en 2021, j’ai l’impression qu’on était encore vraiment dans le poste ou presque que dans le poste Covid. Il y en a, il y allait y avoir peut-être encore un petit confinement par-ci, par-là. On était encore dans une grande demande de clientèle. Personnellement, ça a changé depuis 2021. Entre 2021 et 2025, je trouve que les montagnes russes, des clients qui arrivent sont devenus des gouffres d’ouf parfois avec des moments de solitude et des grands moments aussi où tu en as tout d’un coup. Est-ce que toi, tu as noté aussi un changement dans justement ce flux des clients sur les dernières cinq ans ? Qu’est-ce que toi, tu as noté sur justement le changement de marché ? J’ai eu un peu, je pense, la même expérience que tout le monde. On a vécu les deux ans après Covid où on ne touchait pas terre parce que tout le monde avait mis de l’argent de côté, ils avaient vécu chez eux, ils savaient maintenant ce qui n’allait pas et ils se sont dit mon Dieu, si ça arrive à nouveau, je ne veux pas vivre avec cette pièce dans cet état-là. Ça a duré deux ans et demi, on est arrivés tous au bord du burn-out et puis les finances de tout le monde se sont artisées, voilà. Et du coup, on est revenus à un rythme plus humain, plus normal, ce qui n’était pas mal. Et puis, dans les dernières, dans les derniers deux ans, là, ça a été la douche froide dans le sens que l’on a le marché immobilier. Moi, je suis avec Saint-Provence qui est tout de même une ville où les choses bougent, surtout qu’après Covid, nous, on a eu pas mal des gens du Nord qui sont descendus, parisiens, mais pas que. Mais le marché immobilier, il s’est quasiment arrêté, il y a eu très peu de ventes. Donc, nous, on est le maillon de la chaîne juste après. Donc, les grosses rénovations, il y en avait moins. Étant donné que pendant le Covid, nous, dans le coin, on avait une école, d’éco qui sortait des promos de 10 nouvelles décoratrices d’intérieur tous les 6 mois. Donc, du coup, il y en avait dans tous les sens. Donc, forcément, la concurrence était augmentée, le nombre de projets. Bon, bref. Moi, j’arrive ici à survivre, c’est-à-dire à garder la tête hors de l’eau, mais parce que j’avais de l’expérience, j’avais un bouche-oreille qui était déjà bien installé. J’avais parti d’un réseau d’archi et d’éco dans le coin et tous les mois, j’en entends qui tirent vraiment la langue

Floor (00:24:38.77 –> 00:28:46.25) : parce que c’est dur. Parce que quand tu n’as pas cette espèce de soutien derrière et que tu n’as pas beaucoup d’expérience, que les gens ne savent pas trop ce que tu sais faire et ce que tu as fait, tu peux avoir des prix qui sont beaucoup plus bas, mais il y a certains clients qui n’y vont pas. Donc, la quantité de clients a radicalement baissé. Les projets, par contre, ont changé. Moi, je suis passée de beaucoup de projets de rénovation complète à beaucoup de projets de rénovation partielle. C’est-à-dire que les gens ne déménagent pas, mais du coup, ils refont une partie de chez eux, ce qui n’est pas très simple pour nous, mais voilà, c’est toujours… Et j’ai continué. Moi, ce qui m’a sauvée aussi, c’est que moi, j’ai des petites prestations. Le truc, tous mes consoeurs me disaient « Mais pourquoi tu continues à faire ça ? » Et j’ai toujours dit « Moi, j’aime bien, déjà. Ça me permet de faire que les projets qui durent six à huit mois, au bout d’un moment, j’en ai marre. Et du coup, j’ai besoin d’avoir des pics d’activité où je vois autre chose. Oui. Et voilà. Et du coup, c’est ce qui m’a permis de continuer à faire mon chiffre parce que la petite prestation, qui n’est pas si petite que ça, mais tout de même, permet aussi à ceux qui n’ont pas envie d’investir sur un gros projet d’améliorer un tout petit peu chez eux et du coup, d’avoir avancé dans leur processus. Mais effectivement, tout a été basculé, bousculé. Ça a été vraiment… Et là, on voit la fin d’un tunnel. En tout cas, moi, je vois la lumière au bout du tunnel. Oui. Elle est encore loin ou pas ? Elle n’est pas très loin, mais je suis encore dans le tunnel. Voilà. Oui, oui. On a encore bien, bien, bien dedans. Est-ce que tu peux pour le coup me parler un peu parce que ça m’intéresse d’été. C’est quoi pour Ilaria les petites prestations ? Ah, c’est un peu Alors, pour moi, c’est les conseils des… les conseils couleurs. Oui. Ça, j’en fais beaucoup. C’est juste des gens qui ont trois jours après un peintre qui arrive chez eux et ils ne savent pas quoi mettre au mur ou qu’ils ont 45 idées mais ils ne savent pas lesquelles choisir. Et du coup, moi, j’arrive avec ma valise de nuancier de toutes les marques avec lesquelles je travaille. Bien sûr. Rousseau, Sarol & Boil, Little Green et tout. Et on trouve la couleur qu’ils font. Donc, ça, j’adore parce que c’est vraiment… c’est une approche vraiment de déco mais uniquement sur le plan couleur. Et ça, j’en fais énormément parce que le choix… parce qu’en plus, souvent, tu as les marques de peinture qui font des conseils couleurs mais forcément, c’est des conseils couleurs de leurs marques. De leurs marques. On dit que moi, j’arrive avec tous les nuanciers. Donc, on va mettre… cette couleur, Sarol & Boil, c’est celle-là dans une autre pièce, c’est Farol & Boil. Donc, ce n’est pas très grave. Et donc, il y a ça. Il y a ce que j’appelle… parce que là, j’ai dû changer de terminologie parce qu’avant, je les appelais les conseils couleurs et déco. Déco et couleurs, pardon. Et puis, je me suis rendue compte qu’il y avait un problème de langage dans le sens que tu as des conseils déco qui sont faits par les magasins de mobilier, par les magasins de déco, par d’autres consoeurs qui les font à des prix très élevés. Mais… Dérisoire. Dérisoire. Et du coup, les gens, ils ne comprenaient pas quelle était la valeur ajoutée, pourquoi moi, c’était aussi cher parce que c’était trois fois le prix. Et du coup, j’ai changé et là, ça va beaucoup mieux et c’est une pièce, un projet. Et en gros, c’est le même système, c’est-à-dire que le conseil déco était pour une pièce à la fois et j’arrive et je te refais la pièce et je te donne le projet fini de ta pièce, terminé et toi, tu le donnes à ton menuisier, ton maçon, ton plombier, selon la pièce et tu fais tes projets. Moi, je suis sortie le moment où je t’ai fourni le document. Oui, bien sûr. Ça, ça permet aux gens de ne pas avoir une charge économique trop importante

Floor (00:28:48.67 –> 00:28:51.65) : et d’avoir par la même occasion un vrai projet.

Floor (00:28:54.24 –> 00:32:14.84) : Alors, est-ce que tu peux m’expliquer pour toi parce que ce que tu as donc arrêté de dire, c’est ce que nous, on appelle tous la visite conseil. Aujourd’hui, tu fais quelque chose qui est donc beaucoup plus abouti parce que tu parles de projet. Est-ce que tu peux me dire combien de temps tu passes avec les clients et que tu passes là-dessus ? Alors, il y a deux niveaux différents. En général, je passe deux heures chez le client ou en visio et ensuite, selon le type d’accompagnement que le client a besoin, je peux passer une demi-journée ou une journée entière sur le projet. Donc, la formule entre guillemets de base, c’est des suggestions en termes d’ambiance, de style, de mobilier. Moi, je ne fais pas de shopping lit. D’accord. C’est vraiment des suggestions pour dire on veut ce style, il vous faut, je fais un exemple, un canapé de lin blanc. Voilà la taille, voilà un modèle de référence. Vous aimez, il est dans votre budget, très bien. Vous voulez changer, vous en voulez un plus cher, moins cher, vous le cherchez. Allez-y. Ça, c’est une référence. Donc, ça, ça me prend, on va dire, deux, trois heures à remettre en place parce que, forcément, je fais tout le livrable avec les images, les planches et tout. Donc, ça, c’est le premier. Par contre, il y a un accompagnement supplémentaire qui est prévu pour, s’il s’agit de salle de bain parce que là, il faut faire un plan et tout et s’ils ont besoin ou s’ils veulent des agencements sur mesure parce que là, il faut que je les dessine. Et là, en général, c’est une journée. OK. Voilà. Dans la deuxième prestation, moi, je les mets aussi en relation avec les artisans. Chose que je ne fais pas dans la première parce que dans la première, en général, c’est une… C’est un précieux de… Oui, exactement. Il est l’amant. Parce que, moi, pour me créer mon réseau, j’ai mis des années, quoi. Bien sûr. Donc, je les mets en relation avec les artisans, je les mets en relation avec le bon menuisier pour réaliser un projet dans leur budget et tout. Donc, ce n’est pas le même type. C’est des projets d’entrée. Oui. Ça permet vraiment… Et puis, on parle d’une pièce et puisque j’ai… J’ai souvent des clients qu’on fait une pièce et puis, ils rajoutent… Ils font comme une carte. Oui. Bon, là, évidemment, après, c’est plus, plus, plus, plus, plus, plus. Mais, effectivement, on fait le premier, ils aiment bien et du coup, ils se rendent compte que, du coup, il faut changer le reste. Mais, étant donné qu’ils habitent dans les lieux et qu’ils veulent faire à leur rythme… Des fois, c’est pièce par pièce. Voilà. Voilà. Oui, bien sûr. OK. Ces prestations-là, j’en fais quasiment une par semaine. Par contre, je n’en fais pas plus qu’une par semaine. Ah oui? C’est-à-dire que tu me contactes aujourd’hui, je dois être casée dans le calendrier parce que, ben, j’ai les autres projets et tout, donc, je ne peux pas faire plus. Mais, en général, c’est minimum, maximum, une par semaine. Oui. Et ça aussi, ça vient du bouche-à-oreille? Alors, ça, ça vient beaucoup plus des réseaux. Ça vient de… Là, je commence à avoir les premiers clients qui arrivent de LinkedIn.

Ilaria (00:32:15.44 –> 00:32:16.02) : Ah bien?

Floor (00:32:16.12 –> 00:32:39.74) : Très contentes. Ah oui? Mais, en général, c’est Instagram, le site Internet, le podcast, je ne sais pas dans quel ordre. Mais voilà, ça vient de là. Plus rare, le bouche-à-oreille parce que le bouche-à-oreille, c’est souvent des projets que j’ai faits avec des clients plutôt des projets complets, quoi que ça arrive des fois. Ben là, récemment, j’ai fait

Floor (00:32:42.54 –> 00:33:20.68) : une pièce en projet qui, finalement, qui venait d’une ancienne cliente chez qui j’avais fait la même prestation il y a des années et qui, finalement, a été une pièce en projet plus le Feng Shui. Donc, tu vois, c’est… Mais ça veut dire quelque part, il y a rien que tu n’arrêtes jamais. Oui, je n’arrête jamais. Tu n’arrêtes jamais de dire qu’est-ce que je peux montrer. Autrement, tu mets en question quand même très régulièrement quelque part ton entreprise et ton chiffre d’affaires en disant mais qu’est-ce que je fais aujourd’hui pour que demain, ça continue. Est-ce que tu as défini une… Est-ce que tu es hyper assidue là-dedans ? Tu fais un business plan tous les ans et que tu…

Floor (00:33:23.56 –> 00:35:25.06) : Tu t’assoies vraiment pour dire mon entreprise doit aller là donc je veux y aller et donc je mets en place le podcast, le… Tu vois, tout ça ou est-ce que c’est beaucoup plus au final ? Alors moi, je fais ce que tu as dit tout à l’heure, je fais à l’envers. C’est-à-dire que moi, j’ai lancé le podcast, j’ai le blog depuis des années, j’ai Instagram, les réseaux et tout et puis l’année dernière, j’ai fait un accompagnement en pilotage d’entreprise où j’ai dit s’il te plaît, qu’est-ce que je fais avec tout ça ? Qu’est-ce que je fais ? J’en veux plus ! Voilà. Et théoriquement, tu devrais faire le pilotage d’entreprise qui… Oui. Alors, vous faites ça, ça, ça, ça, ça. Donc non, moi malheureusement, je suis très mauvaise dans ça dans le sens que je vais très au feeling et puis quand, par exemple, moi le podcast, j’ai eu cette idée, je me rappelle, je t’avais appelé comment ça s’appelle un podcast ? Tu m’as dit il faut aller là, là, là, là, là et une semaine après, j’avais le premier épisode et chez moi, il y a beaucoup de choses qui se passent comme ça. C’est pour ça aussi que je ne suis pas un bon exemple dans le sens que je n’ai pas de… Je n’ai pas la consistance… Tu vois, tu dis, le bon entrepreneur, c’est celui qui te fait un épisode par mois, il te poste trois jours par semaine toujours au même jour et tout. Mais moi, je suis à l’opposé. Donc moi, je fais là, je n’ai pas posté sur Instagram pendant un mois. Sur LinkedIn, c’est une fois par ci, une fois par là. Je n’ai pas cette… Je suis désolée, mais je fais trop de choses et en même temps, c’est ça qui me tient à animer. Moi, mes clients, ils me disent comment vous faites entre les projets, les trucs, et je dis non, mais heureusement, que j’ai ça. Sinon, ça serait un peu compliqué. Mais… Attends, ça marche. Et pourtant, ça marche. Non, mais bien sûr, ça marche. Mais effectivement, j’ai essayé de me cadrer, de m’encadrer, mais je pense que ce n’est pas dans mon tempérament et du coup, assez rapidement, parce que moi, par contre, je suis… J’ai toute mon activité sur Notion

Floor (00:35:27.30 –> 00:40:51.76) : et régulièrement, j’ai… Alors, ce jour, je lance ma… J’ai la newsletter, aussi. Ce jour, tous les mois, j’envoie la newsletter. Ce jour. Et puis, le mois d’après, je regarde les dates. Ben non, ce n’est pas exactement ce que j’essaie. Ce n’est pas tout à fait ce qui s’est passé. Voilà. Donc, je ne suis pas un bon exemple. Mais ça marche. Donc, mauvais élève, mais bon résultat. Oui, voilà. Voilà. Après, je reste persuadée qu’il faut vraiment adapter ce qu’on fait à comment on est parce que sinon, ça ne peut pas marcher. Si moi, j’étais trop encadrée, moi, on me dit tout le temps délègue. Je dis, attends, je veux bien, moi, j’ai délégué pas mal de choses. Oui. Mais j’ai délégué mon suivi de chantier, j’ai délégué pas mal de choses. La comptabilité. Le compta et tout. Mais ça, je ne peux pas le déléguer. Je veux dire, c’est ce qui me tient vivante, quoi. Mais c’est aussi pour tes clients. Oui. Ce qui est très important parce que tu es très toi-même à travers de ton podcast, de ce que tu mets sur les canals, etc. Et donc, du coup, il ne faut quand même jamais oublier qu’un client qui vient nous chercher, il ne vient pas seulement nous chercher pour le côté esthétique, peut-être pour le côté feng shui, mais aussi pour la personne qu’ils ont envie de mettre avec leur projet. Et ça, ça s’entend énormément via tout ce que tu fais. Ah, voilà. Oui, oui. Bien sûr. Mais effectivement, il y a un côté, bon, là, j’ai une cliente qui, il y a deux jours, elle m’a dit, moi, j’arrive plus à vous suivre. J’arrive plus. Et je dis, ben écoutez, mais ce n’est pas grave. Il n’y a pas de souci. L’important, c’est que votre projet, il avance. Donc, voilà. Donc, ça, c’est l’important. Tout le reste que je fais, vous y êtes, vous n’y êtes pas, ce n’est pas très grave. Vous y reviendrez après parce qu’elle était trop fière au début de me dire, j’écoute votre podcast, je vous suis sur Insta. Eh ben, je dis, mais vous n’avez aucune obligation. Zéro. Zéro. Ce n’est pas, je suis abonnée à la newsletter. Mais très bien. Bravo. Mais ne vous inquiétez pas. Je ne vous demande pas ça. Je vous fais votre projet. Ça, on le fait ensemble. Et puis, c’est tout. Et le reste, c’est cadeau, quoi, pour ce moment. Sauf que quand j’ai fait le pilotage d’entreprise, elle m’a dit, ça serait bien que ça ne soit plus cadeau. Je dis, OK, et je suis comment, tout ça. Mais voilà. Mais tu sais, au bout d’un moment, ça devient compliqué aussi. C’est-à-dire que là, il faudrait vraiment se faire accompagner par quelqu’un qui prend tout ce qu’on fait et qui le rend… Rentable ? Rentable. Voilà. Oui, mais oui. Oui, mais oui. Mais moi, je trouve que la rentabilité, moi, finalement, je la retrouve dans le fait que ça me ramène de clients. Oui. Oui, évidemment. Oui, bien sûr. Voilà. Oui. Donc, certes, je ne gagne pas d’argent quand je dors. Contrairement à tous les coachs d’Insta qui te disent, oui, quand je dors, je gagne 10 000 euros par mois. Très bien, bravo, quoi. Moi, quand je dors, je dors, point. Et mes projets aussi, point. Point. Fini. Mais… Non, mais il faut arrêter avec ça. J’en peux plus. Je vais beaucoup moins sur Instagram actuellement ou depuis un petit moment parce que j’en peux plus. Oui. Je trouve que… Et je ne sais pas pourquoi je suis targetée par des… Ce que je vois sur Instagram, je vais te dire, c’est les coachs qui vont… qui font des projets à ne plus jamais ce que ça s’arrête et qu’est-ce que j’ai gagné super bien ma vie et que c’est de la balle. Il y a tous ceux qui m’expliquent que je dois faire de la méditation tous les matins et me lever à 5 heures et faire du sport. Et puis actuellement, je suis vachement targetée par ceux qui disent comment bien vivre sa ménopause. Je suis nickel. Donc Instagram, pour moi personnellement… Alors moi, je n’ai pas la méditation, mais j’ai… Vous voulez devenir architecte d’intérieur ? Je vais venir à notre école et tu deviens… Non, mais ce n’est pas pertinent. Voilà. Vous voulez devenir architecte d’intérieur en juste quelques semaines ? Voilà. Venez, nous va. Oui, ceux-là, mais je les ai beaucoup moins. Je ne sais pas pourquoi il y a eu une grosse période de ça et ça m’a énervée au plus haut point, mais aujourd’hui, je pense que ça, c’est rentré dans les mœurs cette partie-là. Bon, pour finir, Ilaria, avant qu’on dégraisse totalement, qu’est-ce que toi, tu pourrais dire à tous ceux qui se sont lancés dans les dernières 5 ans qui, contrairement à toi, n’ont pas l’impression de voir le bout du tunnel ? Qu’est-ce que tu as envie de leur inculquer ? Alors, j’en ai parlé, récemment, justement, avec une fille qui a démarré il y a deux ans. Ce n’est pas forcément la période la plus évidente, mais il faut justement essayer de profiter d’une période d’accalmie, soit pour se former à autre chose et donc, essayer du coup de proposer, parce que le problème, souvent, et moi, c’est ce que je vois avec toutes ces décoratrices qui sont sorties pendant le cours de la COVID, après la COVID, il y en a énormément, mais finalement, il y en a très peu qui, il y en a quelques-unes qui fonctionnent vraiment très bien, mais on voit qu’elles ont une patte. Oui, une question de singularité. Voilà, exactement. Donc, il faut qu’on sorte de la décoration un peu standardisée, qu’on va beaucoup passer sur un de ça.

Ilaria (00:40:52.86 –> 00:40:53.30) : Surtout,

Floor (00:40:53.32 –> 00:44:01.12) : chez les jeunes décoratrices et archides intérieurs. Archides intérieurs, moi, surtout décoratrices. Donc, profiter de cette période d’accalmie pour se former, pour essayer d’ajouter quelque chose de particulier à son arc et avoir un discours un peu différent et éventuellement, profiter de cette époque pour créer des canaux de communication différents. Que ça soit LinkedIn, que ça soit Instagram, que ça soit une newsletter, que ça soit un blog. On dit, depuis des années, les blogs sont morts. Oui, mais le blog permet aussi d’avoir un site internet qui soit repérable par Google. Il faut arriver à profiter de cette période pour avoir une communication intense histoire que les gens, en quelque sorte, ne savent pas que vous n’êtes pas en train de travailler ou que vous travaillez moins dès qu’ils vous voient. C’est déjà la différence. Moi, j’ai vu la différence entre c’était que celles qui sont visibles résistent. Parce que, forcément, hier, j’ai eu des rendez-vous chez des clients. J’ai dit, il y a quoi, vous m’avez trouvé ? Et ils m’ont dit, Google. J’ai dit, j’adore Google, merci. Mais en gros, c’est ça. Faites votre fiche Google et ce n’est pas juste créer la fiche et puis partir. Il faut la nourrir, il faut faire des postes, il faut avoir des… Donc, voilà, il faut que cette période d’accalmie, elle ne sera pas éternelle. Il y a déjà un écrémage intense. Moi, tous les mois, j’en entends que je pars chercher un boulot. Je suis partie faire autre chose. Donc, ces périodes de changement, il y en a tout le temps. Mais, si vous voulez rester dans ce milieu et continuer à faire ce métier, profitez de cette époque pour vous rendre visible. Et mettre les choses en place. Voilà, dans la façon la plus professionnelle que vous avez. Et la dernière fois que j’en ai discuté, la fille avec qui j’en ai discuté, elle me dit, j’ai très peu de projets. Je dis, oui, OK, tu sais utiliser la 3D ? Fais-toi des projets. Je vais dire, crée quelque chose. Montre ce que tu sais faire. C’est par là aussi. Donc, moi, j’y crois à ça parce que c’est comme ça qu’après, les gens, ils vont vous retrouver. Ils vont savoir que vous existez. Et on ne sait jamais par quel biais et par quelle voie. Moi, on me dit souvent, mais ça sert à quoi d’être, d’avoir un site, d’avoir une newsletter, d’être sur les réseaux ? Ben oui, ça sert. Ça sert. C’est du boulot, mais ça sert parce qu’il y a du boulot qu’on voit, quoi. Donc, moi, je connais des consoeurs qui ont à peine un site Internet ou des sites Internet hyper bien optimisés mais moches à mourir, quoi. Donc, voilà, il faut choisir son combat mais je pense que se rendre visible est la clé pour essayer de survivre. Par le biais qui nous plaît, finalement. Mais bien sûr. Aussi, c’est hyper important parce que tu as de la personnalité qui sort forcément dans ce que tu véhicules.

Floor (00:44:03.16 –> 00:44:54.44) : Le blog, par exemple, je ne peux pas. Ben voilà. Moi, j’avais fait, j’avais aidé deux jeunes décoratrices il y a deux ans pour Insta. C’est-à-dire que je leur avais dit ce qu’il fallait faire, ce qu’il ne fallait pas faire et tout. Et une, c’est bon, elle a compris comment ça marche et tout. Ben l’autre, elle m’a dit un jour, je suis désolée mais ce n’est pas pour moi, quoi. Je n’ai rien fait. C’est possible. C’est simple. Voilà. Et j’ai dit, mais alors arrête, essaye YouTube. Voilà. Va voir autre plateforme. Va sur TikTok. Moi, je ne le fais pas TikTok. Va sur Snapchat. Voilà. Mais je sais que ça marche de ton air. C’est vrai ? Ah ouais, je ne peux pas. Je suis beaucoup trop vieille. Voilà. Non, je ne pense pas. Je pense que c’est une, juste qu’on n’a pas eu, mais je ne vais pas me lancer là-dedans. Non, non, lance pas toi. Non, non, non, non, non, non. Mais il y a des jours où je me dis,

Floor (00:44:56.96 –> 00:46:03.80) : annonce dans les pages jaunes. Et puis, tu avais fini ton truc. Si bon, ça a commencé à sonner, tu étais en business, tout allait bien. Et à la limite, tu imprimais des flyers et tu mettais dans les poignets. Il paraît que ça marche toujours, ça d’ailleurs. Oui, oui, apparemment, oui, ça marche toujours. Moi, ce que je fais, alors là, je ne l’ai pas fait depuis longtemps, mais je dépose mes cartes dans les magasins qui me connaissent bien. Donc, pas partout. Mais des fois, même des magasins qui n’ont rien, rien à voir avec notre activité. Mais il faut se dire que tout le monde a besoin de redécorer, de rechercher. Bien sûr. Et tout. Et puis, ça peut être quelqu’un qui le voit, pour un copain, pour… Donc, voilà. Non, c’est clair. Super. Bon, écoute, Ilaria, j’étais plus que ravie que tu aies revenu. Oui, moi aussi. Moi aussi, c’était très bien. C’était top. Un grand merci. Et puis, on va dire 217, pour le coup. Ah bah oui. Avec plaisir. Maintenant, maintenant qu’on est lancé, voilà, on y va. À très bientôt, Ilaria. Merci beaucoup. Ciao. Merci.