Aujourd’hui, j’ai le plaisir de retrouver Isabel Gomez, architecte d’intérieur inspirante, basée en Belgique et bientôt également au Luxembourg. Reconnue pour son style affirmé et son approche profondément humaine, Isabel n’est pas seulement une architecte : elle est aussi lauréate de plusieurs awards et créatrice d’une ligne de textile à son nom.

Dans cet épisode, nous revenons sur ses projets marquants de ces deux dernières années, dont un chantier magique à Lisbonne, ainsi que sur le développement de son concept signature : le luxe émotionnel, une vision qui redéfinit les attentes en matière de design intérieur.

Isabel partage des anecdotes touchantes sur la relation qu’elle entretient avec ses clients et sur son approche unique, centrée sur l’émotion, la sensibilité et la passion. Son engagement à créer des espaces à la fois esthétiques et puissants sur le plan émotionnel est profondément inspirant.

Nous abordons aussi la question de l’ambition : aller plus loin pour ses clients, mais aussi pour soi-même.

Au fil de sa carrière, Isabel a fait appel à des coachs toujours plus exigeants pour continuer à évoluer, monter en compétences et enrichir l’expérience qu’elle propose.

Et bonne nouvelle : cet été, elle rouvre les portes de son Academy. Deux sessions de 4 jours auront lieu à Bruxelles, l’une en juillet et l’autre en août (2025)

Pour en savoir plus, n’hésite pas à contacter Isabel directement à l’adresse suivante : info@isabelgomezstudio.com

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N’oubliez pas d’écouter l’épisode complet et de donner ton avis sur ton plateforme de podcast préférée.

#Podcast #DesignIntérieur #FengShui #Inspiration #Créativité

Les chapitres :

00:00:00 – Introduction : Retour d’Isabelle Gomez sur le podcast
00:06:18 – Evolution des projets d’Isabelle au fil des ans
00:08:39 – Concept de luxe émotionnel et textile développé par Isabelle
00:10:33 – Gestion client : One-stop shop et satisfaction client
00:14:59 – Défis budgétaires et discussions avec les clients
00:18:46 – Importance de définir sa clientèle idéale
00:24:22 – Transformation des pratiques professionnelles
00:28:59 – Formation professionnelle et influence américaine
00:35:31 – Gestion de projets et relation client
00:47:51 – Règles fondamentales pour un studio rentable et attractif

Transcription (par Autoscript)

Floortje (00:00:00.37 –> 00:06:18.52) : Alors aujourd’hui je suis plus que ravie parce qu’il y a Isabel Gomez qui est de retour avec moi, elle est implantée en Belgique, bientôt aussi au Luxembourg, elle est architecte d’intérieur et puis avant tout, salut, je suis trop ravie que tu es là, juste. Mais moi aussi Florent, je suis toujours, toujours contente de partager avec toi, toujours heureuse de parler business avec toi, que je profite pour te dire bravo, bravo de tenir si longtemps avec ton podcast et je suis sûre que tu aides énormément de gens et j’ai vraiment beaucoup d’admiration pour toi, donc c’est bien de partager avec quelqu’un que j’admire. Merci, je t’admire autant. Alors, épisode 11 et 30, tu as déjà été là. On a toujours parlé business, depuis qu’on s’est parlé la dernière fois, épisode 30, ils sont écoulés à peu près 90 autres épisodes et tu as eu le temps de gagner quelques awards, tu as aussi eu le temps de monter une ligne de textile à ton nom et je suis sûre que tu as fait plein d’autres choses, donc on va rentrer dedans tout de suite. Parfait, on y va. On y va. Premièrement, parce qu’on a plein de sujets, on a donc la ligne de textile, les awards. Ton studio, la formation, on va y aller vite parce que sinon, on va parler trois heures. Alors, est-ce qu’on peut commencer par ce qui s’est passé depuis qu’on s’est parlé la dernière fois, il y a à peu près deux ans. Donc, mon business a continué à grandir, j’ai eu des projets incroyables, incroyables, incroyables, je les ai encore. On a décroché un projet magnifique à Lisbonne, dont on est occupé depuis un an et on a encore pour deux ans de travail. Donc, je ne sais pas si tu te rends compte, mais voilà, avoir un projet qui se tient dans la longueur, ça veut dire que, voilà, tu as un travail assuré pendant longtemps et c’est très, très gai avec un client qui aime les belles choses, qui n’a pas beaucoup de problèmes de budget, je ne dirais pas du tout, et qui est très absent. Il apparaît juste pour valider tout ce qu’on a dessiné. Donc, vraiment, si tu m’avais dit il y a cinq ans. C’est quoi ton client magique ou ton client des rêves? Mais c’est lui et je l’ai. Voilà. Et des projets de plus en plus incroyables. On vient de finir encore un à Bruxelles avec un client qui m’a dit texto. Si aujourd’hui j’avais quelqu’un qui me proposait la même chose que vous avez fait 50% moins cher, je dirais non. Et tu ne peux pas t’imaginer comment ça me remplit de joie. Pas pour l’argent, mais parce que je pense qu’il a compris l’amour qu’on a mis dans son projet. Tu vois la définition. C’est l’éducation qu’on a mis pour lui et ça, c’est récent. Et comme je dis tout le temps, bon, voilà, j’ai développé un concept de luxe émotionnel. Ça, c’est aussi c’est passé dans ces deux ans parce que je voulais chercher la chose qui me distingue, tu vois, comme on dit, créer ta niche, etc., etc. Ta singularité. Voilà. Et ma singularité, c’est vraiment qu’on ne peut pas détacher les émotions d’un projet. On ne peut pas. Ou en tout cas, moi, Isabel Gomez, je n’arrive pas à le faire. Je veux et je dois être amoureuse. Entre guillemets, bien sûr, de mon client pour faire quelque chose qui me remplit de joie, que je me lève le matin et je dis chouette, on va dessiner une table pour mon client. On va dessiner si aujourd’hui à l’installation, tout ce qu’on fait pour ses clients, c’est avec un grand, grand amour, avec un grand respect pour leur argent, avec beaucoup d’envie de les surprendre, de leur plaire, de les voir heureux. Tu vois, et donc, on ne peut pas. Je ne peux pas me détacher de ces émotions. Et quand j’ai créé. Les concepts que j’ai enregistrés, la marque, je me suis dit ça ne va peut-être pas parler à tout le monde. Les gens vont dire c’est quoi ça? Ce n’est pas ces trois traits. Ce n’est pas alors qu’on est très organisé. Donc, une chose n’empêche pas l’autre. Comme quoi, de nouveau, il faut écouter son cœur, son intuition et ses tripes. Les derniers clients avec qui on a fini et que bon, voilà, maintenant, ils continuent à ajouter des choses. Mais le projet est presque fini. J’ai vu l’émotion dans ses yeux. On a fait la réception et je me suis dit c’est pour ça, je me suis dit c’est pour ça que je fais ces métiers. Voilà, donc voilà tout ce qui s’est passé dans les deux ans. Prédéfinir encore et encore et encore les concepts. L’équipe n’a pas forcément grandi, mais il est beaucoup plus expert maintenant. Et voilà, on a développé, comme tu disais, la ligne textile. On a créé une antenne dédiée purement au textile aux gens qui veulent qu’une partie d’un décor sans forcément faire des travaux. Donc, tout ce qui est rideaux, tapis sur mesures, etc. Et voilà, on a ouvert notre TVA au Luxembourg parce qu’on a un premier projet qui est pour le moment en attente. Mais voilà, on attend que ça se débloque vis-à-vis du client. Et voilà, je pense qu’il y a encore des choses, mais je veux dire, grosso modo, c’est ça qui s’est passé. Comment tu arrives à… Parce que depuis que je te connais, tu as un studio qui roule, on va dire. Tu as des clients. Tu as des clients de plus en plus dans le sens de ton concept à toi. J’ai l’impression quand même que tu imposes en partie vraiment ce que tu amènes. Comment tu décides d’un moment à l’autre ? Ben voilà, je dois encore commencer à réfléchir l’étape suivante de ce concept. Comment est-ce que tu arrives à vraiment dire, OK, aujourd’hui, c’est Imogen Design ? Parce qu’on ne se réveille pas un matin en disant, OK, je vais faire un trait. Cette marque, ça ne marche pas comme ça, Isabelle. Comment tu arrives à… Est-ce que tu t’es fait aider ? Est-ce que tu en discutes ? Est-ce que ça vient forcément en partie des clients et en partie de tes tripes à toi ? Est-ce que tu peux m’expliquer ce chemin-là qui, je pense, est extrêmement important ? Oui, donc c’est un mix de tout. Donc, bien sûr, ça naît dans mes tripes. OK, aujourd’hui, j’ai les clients parfaits, mais il faudrait ça, ça, ça et ça. Ou aujourd’hui, j’ai les artisans qui m’accompagnent et je suis contente. Mais là, là et là, il y a, comme on dit en anglais, there is room for improvement. Il y a encore des choses à explorer.

Isabel (00:06:18.92 –> 00:06:19.40) : Bien sûr.

Floortje (00:06:19.70 –> 00:08:39.72) : Je n’étends pas à la perfection. Attention, je ne suis pas du tout perfectionniste, mais j’ai toujours cette envie de me surpasser. Tu vois, c’est inné, c’est à moi. Donc, je vais toujours faire encore mieux et encore mieux et encore mieux à mes yeux. Ça reste toujours très subjectif, bien sûr. À mes yeux, comment je pourrais encore offrir à mes clients une expérience encore plus sympa. Tu vois, exemple, je vais finir un projet et le client m’a dit, à un moment donné, ça fait très longtemps, il m’a dit, écoutez, ça a été parfait, mais moi, cette histoire de recevoir une facture d’électricien, une facture du carrelage, moi, je suis perdue, moi, ça m’a dégoûtée, je n’ai pas aimé. Comment je peux faire, moi, Isabelle, pour que mon prochain client ne souffre pas de ça ? Et alors, je vais mettre quelque chose en place. Donc, pour continuer avec les raisonnements, il y a une partie à moi, ça, c’est la première. Et puis, il y a, bien sûr, le feedback des clients. Plus on s’entend bien avec les clients, plus on peut vraiment dire, écoutez, dites-moi sincèrement qu’est-ce que je pourrais améliorer. Et puis, il y avait, bien sûr, je n’arrête pas de me former. Donc, je vais toujours, toujours, toujours encore aller chercher. Donc, mon dernier coaching, c’était avec, quand on a fait le rebranding et quand j’ai lancé et enregistré les luxes émotionnels, ça a été avec une coach aux États-Unis que j’ai payé très, très cher. Mais voilà, je savais ce que je voulais. Donc, plus on avance. Plus on cible aussi, nous-mêmes. Donc, ici, voilà, ça, ça, ça, et ça, c’est déjà couvert. Maintenant, je vais vers autre chose, tu vois. Et voilà, c’est un ensemble de tout. Oui, bien sûr. Et de là est venu aussi, parce que tu me dis, oui, effectivement, les factures, tu globalises ça pour ton client. Mais tu fais aussi, donc, le côté textile. Donc, finalement, est-ce qu’aujourd’hui, Isabelle Gomez, c’est, pour parler américain, un one-stop shop ? Ça, c’est… Est-ce que c’est ça, l’idée ? C’est mon objectif, tu vois. C’est-à-dire, les clients, il n’a plus qu’un contact, c’est moi. Moi et mon équipe. Parce que j’ai une équipe, que j’insiste, qui m’aide à réaliser tout ce que je fais. Donc, je ne suis pas seule. J’ai mon équipe que j’adore et qui sont, et que je ne les remercie pas assez. Qui s’élève le matin, il vient et il participe à mon rêve. À mon rêve de créer un studio où on fait du bien aux gens. Donc, tout le monde est dans cette philosophie, tu vois.

Floortje (00:08:41.86 –> 00:10:33.93) : Je suis désolée, mais je me suis perdue un peu. passion, tu t’es perdue dans la passion. Non, mais voilà, dans one selling point, tu vois. C’était ça. Si ce client est heureux avec moi, pourquoi il devrait aller ailleurs, traiter avec d’autres gens, passer toute cette étape de découverte, etc. Alors qu’avec moi, il sait comment je suis. Il sait quel genre de prix on pratique. Et donc, ça va… Ça va très, très loin. La partie textile est venue pour ça parce qu’en fait, on finissait et les clients disaient « Ah, je devrais acheter des essuies, mais j’étais dans les magasins autour, on n’a rien trouvé qui nous plaise. » Et nous, on va dire « Mais attendez deux secondes, moi, je vais vous chercher des textiles. » Mais je ne vais pas chercher, évidemment, la même chose qu’elle peut trouver au magasin. Donc, on va aller beaucoup plus loin et on va aller chercher des choses qui sont faites à la main, des choses qui sont personnalisables. Est-ce que vous voulez un monogramme, etc., etc., etc. Les draps des lits. Donc, tout ça. Tout ça vient comme résultat de, surtout, je dis beaucoup, beaucoup, beaucoup d’être à l’écoute, à l’écoute, à l’écoute de ce que les clients formulent. Voilà. Nous, aujourd’hui, hier, par exemple, on a fait une livraison des plantes. Des plantes. Est-ce que je suis jardinier ? Non. Mais on les a replantées parce qu’on les avait… Enfin, voilà, pour te raconter l’histoire, on a fait un shooting professionnel. La dame, elle n’avait pas de plantes et on les a mis parce que c’est plus joli. Et puis, on lui a dit… On lui a dit, si vous voulez, on vous les vend. Nous, ici, on vend tout, tu vois. On vous les vend. Elle a dit, oui, je veux les plantes, mais il faudrait les replanter parce que je voudrais des pots plus… Bon, bref. Mais on a envoyé quelqu’un. On a fait ça et on les a rélivrés. Voilà. Il y a des gens qui sont prêts à payer pour ça. Alors, pourquoi je passerais à côté de ces business-là alors que ces clients, je les gagnais, tu vois ?

Isabel (00:10:34.97 –> 00:10:38.43) : Mais Isabelle, ce que tu ne vois pas, c’est que juste à côté de mon bureau, en fait,

Floortje (00:10:38.43 –> 00:13:49.31) : il y a 25 plantes qui attendent que je les livre sur le chantier. Et les pauvres, parce que je ne suis pas jardinier non plus et je n’ai pas les mains vertes. Donc, je souffle de l’amour dessus et j’espère que ça tient encore des jours, en fait. Mais ils sont là. Ça va tenir. Il y a ton champ hollandais qui va… Qui va se réveiller. On parle souvent avec toi aussi de ton organisation phénoménale de chaque projet où effectivement, il y a un certain nombre de phases. Qui sont définies très clairement. Est-ce que depuis qu’on s’est parlé la dernière fois, il y a eu des choses où tu as dit « Ah ça, je l’ai rajouté et c’est quelque chose que je n’enlèverai plus jamais ? Non, les systèmes restent les mêmes. C’est toujours présenter d’abord les esquisses et puis présenter… Après, peut-être dans les derniers projets, j’ai de plus en plus confiance en moi. Ça vient aussi, bien sûr, avec l’expérience, avec le temps. Et maintenant, quand j’ai quelque chose qui, en un instant, me dit « C’est ce mobilier qu’il faut, c’est ce luminaire qu’il faut », même s’il coûte à une quantité que même moi, je suis choquée, je le propose comme elle. Oui, oui. Et alors, ce que je fais, je prépare un plan B au cas où. Parce que, de nouveau, je ne veux pas que les clients pensent que j’essaie d’avoir son argent parce que j’ai compris qu’il a les moyens. Pas du tout. C’est parce que je veux lui proposer… C’est que je trouve que c’est le meilleur pour son espace. Bien sûr. Surtout parce que je suis très sensible au goût des gens. Je vois qu’il y a des clients comme celui-ci dont je te parle, qu’on vient de définir. Ces messieurs et ces dames, ils aiment les belles choses. En fait, on sortait les tissus et automatiquement, ces yeux allaient… Ils ne connaissaient pas les prix. Mais automatiquement, ils choisissaient les choses les plus chères. Oui, c’est le but. Sans savoir. Donc, on sait qu’ils aiment les beaux. Donc, je n’ai aucun droit, moi, de dire « Ah non, c’est de l’ampleur ». Elle est trop chère. Non, non, non, non. Cette lampe, je trouve qu’elle est parfaite pour votre espace. Elle coûte autant. Alors, ce qui m’a été agréablement surpris, c’est que les plans B, je n’ai jamais dû les montrer. On va parler un peu de ce point-là parce que je sais qu’il y a pas mal d’archi-déco qui se mettent souvent à la place du client au niveau du choix de budget. Oui. Pas forcément au niveau… Grosse erreur pour moi. Mais ça arrive quand même. On va quand même dire… Et là-dedans, on va forcément insuffler aussi. Notre propre sentiment et ce que tu as dit, il y a des choses que même moi, je trouve très chères. Mais est-ce que pour mon client, ce n’est pas juste ce qu’il faut ? Ça vient sûrement avec l’expérience. Mais est-ce qu’aussi, à un moment ou à un autre, tu as juste tapé un peu le poing sur la table et dit « Isabelle, arrête, n’est pas mon portefeuille à moi. Je fais ce qui est de mieux pour le client. » Qu’est-ce que tu as fait pour vraiment dépasser ce stade-là ? Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de croyances par rapport à l’argent. Et je l’ai dit toujours dans mes formations, je continuerai à les dire. C’est-à-dire, tant que les gens n’ont pas résolu les conflits qu’on a tous par rapport à l’argent, c’est foutu. Pourquoi ? Parce que tu peux venir en formation chez moi et je peux te dire

Isabel (00:13:49.31 –> 00:13:51.71) : « Florent, tu dois augmenter tes tarifs fois deux.

Floortje (00:13:51.71 –> 00:14:59.23) : Mais si toi, tu n’es pas convaincu, toi, dans les fonds de toi, tu ne trouves pas que tu mérites fois deux, qu’est-ce que tu vas faire ? Tu ne vas pas te plier en 10, tu vas te plier en 14. Oui, ce qui n’est pas le but. Ce qui n’est pas le but, donc tu vas t’épuiser, etc. Pourquoi ? Parce que toi, dans les fonds de toi, tu n’es pas convaincu. Moi, avec le temps, je me suis convaincue. Je regarde les autres gens, je regarde les autres architectes, je regarde, évidemment, comme tout le monde regarde. Moi, je regarde toujours les gens que j’ai considérés qui sont largement au-dessus de moi, tu vois. Et j’ai dit « Mais attends, si cette dame, elle a réussi à vendre ce parquet mélangé avec du marbre dessiné, avec ça, c’est qu’il y a un client pour ça. » Bien sûr. Et comme, je le répète et je le dirai encore, je suis venue intégrer ce métier par passion pour le métier, pas pour m’occuper des portefeuilles des gens qui veulent un joli décor. Ça, ce n’est pas mon métier. Mon métier, c’est dessiner des belles choses. Les belles choses ont un prix. Je veux un client qui est conscient de ça.

Isabel (00:14:59.69 –> 00:15:00.47) : Bien sûr.

Floortje (00:15:01.39 –> 00:16:11.79) : Tu te rappelles, j’ai souvent parlé des cohérences. Si je ne suis pas cohérente, voilà, c’est tout simplement. Et parfois, oui, ça peut être quelque chose qui est moins cher. Pourquoi pas ? Si, esthétiquement, c’est cohérent. C’est toi et moi, que les belles choses, les beaux matériaux, les beaux designs, ça coûte de l’argent. C’est tout, c’est comme une pièce d’art. Est-ce que Picasso, je n’ai pas la prétention de me comparer avec Picasso, mais est-ce que Picasso commençait à réfléchir si ça allait coûter cher ou pas ? Non, lui, c’est un artiste, il dessine. On verra. Moi, je suis un artiste, vous êtes venus chez moi, pourquoi ? Pour faire un beau intérieur, une belle intérieure. Voilà, je l’ai fait et ça coûte autant. Est-ce qu’aujourd’hui, tu as encore la discussion de budget avec tes clients ? Non, ça fait très longtemps que c’est éliminé. Voilà, ici, par exemple, à un moment donné, on va parler d’argent, évidemment. Donc, mon dernier client, quand on a présenté nos honoraires, m’a dit comme ça, il m’a dit, madame, j’avoue que c’est beaucoup plus cher que ce que je m’attendais.

Isabel (00:16:12.69 –> 00:16:18.17) : Et là, tu dois te taire, silence et sourire.

Floortje (00:16:19.10 –> 00:16:39.48) : Parce qu’il a le droit de trouver sa chair. Mais on ne va pas commencer à dire, ah oui, vous avez raison. Non, tu te tais. Et alors, pour Isabelle, ceux qui me connaissent, se taire, c’est un grand exercice. Donc, oui, je me tais. Et puis, il enchaîne, mais je vous fais confiance. Et il signe. Il signe les contrats.

Isabel (00:16:39.64 –> 00:16:39.96) : Oui.

Floortje (00:16:40.92 –> 00:18:46.67) : Tu vois. Donc, est-ce qu’on a parlé quel budget il allait dépenser pour chez lui ? Non. Il n’y a même pas la discussion d’indication. Non. Rien. Il ne te pose pas la question. Parce que je me rappelle, la première fois que tu es venue… Alors, attention, tous les clients ne sont pas les mêmes. Mais je te parle des derniers clients. Mon projet de Lisbonne, je me rappelle que les clients, quand on a donné nos honoraires, ils ont dit, est-ce que vous êtes sûr de ça et ça ? Parce que… Est-ce que vous êtes entré deux, trois fois plus cher que vos concurrents ? OK. Et moi, je dis, peut-être. Mais moi, je sais ce que je vais faire pour vous, messieurs. Je ne sais pas ce que les concurrents vont faire. Mais moi, je sais ce que je vais faire pour vous. Je suis sûre de mes honoraires et tout ça. Il a dit, OK, je signe. Il a signé. On a fait un projet fantastique. Bon, voilà. Il doit se réaliser. On est en cours. Ici, récemment, j’ai eu un client, un prospect. On est toujours en discussion. Je veux dire, il n’a pas encore confirmé. Ben, lui, on a donné. On a donné les prix de nos honoraires. Et il nous a dit, écoutez, vous êtes beaucoup plus cher que les concurrents. Je voudrais comprendre pourquoi. Et j’ai expliqué. On est plus cher que vos concurrents parce qu’on va s’occuper absolument de tout. Donc, vous faire appel à une équipe de professionnels. Je peux vous donner des références des clients parce que c’est la vérité. Je peux vous montrer des projets finis. Et ça, c’est ce que je voudrais faire chez vous. Et il m’a dit, est-ce que j’aurai assez avec 800 000 euros ? J’ai dit non. Si vous voulez que je fasse votre projet, par rapport à ce qui… Donc, ici, je donne des chiffres qui peuvent paraître énormes. Mais attention, tu t’en doutes bien que quelqu’un qui a un budget de 800 000, ce qu’il veut faire, c’est presque trois maisons, tu vois. Je veux dire, non, votre budget n’est pas réaliste. Je préfère vous dire ça à l’avance que vous m’engagez, commencez à travailler avec un projet, que quand vous voyez les prix, on s’engueule parce que vous dites, mais non, je dis non. Et il a dit, je dois compter minimum combien. Et j’ai donné un chiffre, j’ai dit, minimum. Donc, oui, parfois, on a des conversations par rapport à l’argent. Mais je n’ai pas peur de dire aux gens, votre projet n’est pas réaliste.

Isabel (00:18:47.31 –> 00:18:47.59) : Oui.

Floortje (00:18:48.19 –> 00:24:22.62) : Ah, pardon, votre budget n’est pas réaliste. Pourquoi ? Parce qu’en fait, c’est ce que j’ai constaté, parce que, de nouveau, comme je t’ai dit, il faut observer, il faut écouter et tout ça. Moi, au début, quand les gens me disaient, oui, mais bon, voilà, je ne voudrais pas dépenser autant pour telle et telle raison. OK, alors, je vais me tracasser. Et moi, dans ma tête, je suis une cherchesse de solutions, tu vois. Donc, qu’est-ce que je peux faire pour que la cuisine, elle soit vraiment super chouette, mais qu’en plus, elle ne coûte pas trop cher, etc., etc. Et alors, donc, évidemment, je vais me limiter dans mon design, dans ma créativité, dans mes choix de fournisseurs, etc., etc. Aujourd’hui, j’ai la fierté de dire aux gens, écoutez, ça ne va pas coûter peu, mais ça va être magnifique et impeccablement beau. Et donc, ça a un prix, Florent. Et singulier. Oui, c’est ça. Et ça a un prix, donc… Oui. Mais tu viens quand même de… Je me rappelle, notre première… La première discussion qu’on a eue, tu avais mis dans ton… Tu envoyais, à l’époque, et je ne sais pas si tu lui faisais encore un questionnaire au client ou un questionnaire au prospect quand ils arrivaient, en fait, chez toi. La première fois qu’on a parlé, dedans, tu demandais, en fait, leur budget. C’est fini, ça. La deuxième fois qu’on s’est parlé, épisode 30, tu as dit, non, ça, je l’ai enlevé parce que, finalement, ça ne me sert à rien de savoir ce que lui, il pense qu’il peut investir. Et aujourd’hui, tu es encore en état plus loin, finalement, soit on n’en parle même pas, soit tu annonces quand même réellement ce que, toi, tu as besoin, pas pour être efficace et pragmatique, mais surtout pour être au top de ton art, finalement. C’est ça, exactement. Et c’est un vrai chemin que tu as fait. Est-ce que le chemin pour ce chemin-là, parce que je le trouve très intéressant, parce que, forcément, ceux qui écoutent sont soit au début, soit au milieu, soit… Voilà. Dire des gros montants, je pense qu’il faut aussi expliquer que tu n’as pas… Tu n’as pas commencé avec des montants comme ça ? Ah non, bien sûr que non. Évidemment. Est-ce qu’il y a eu des petits heurts aussi sur ce chemin-là ? Des moments où tu as dit, mais… Est-ce que ça, vraiment… Parce que tu as toujours cherché l’excellence. Toujours. Est-ce qu’à un moment ou à un autre, tu ne t’es pas posé la question, est-ce que j’ai pris le bon chemin ? Ou est-ce que je n’aurais pas dû rester juste en dessous ? Non, parce qu’en fait, je préfère perdre un projet quand on parle de ces montants, alors, bon, de nouveau, un projet avec ces montants-là, c’est un projet qui va durer longtemps. Alors, moi, je vais te raconter une histoire. On a fini un projet il y a un an, un projet avec la cliente. Donc, voilà, je vais donner les chiffres. Elle a dépensé 2 millions d’euros, rien que pour l’intérieur. Donc, je pense que c’est un solide budget. Donc, cette femme, on l’a accompagnée pendant presque deux ans. On a fait un projet magnifique. En plus, de nouveau, client des rêves. Elle a pris un Airbnb. Elle venait pas au Réveil. Elle venait pas à la réunion. Elle voulait pas être là. Elle voulait rien voir. Elle est venue. On lui a présenté le projet quand il était fini. Et donc, on a eu énormément de retard, pas à cause de nous, mais à cause des artisans. Ça, c’est la partie la plus difficile encore aujourd’hui pour moi. Et cette femme, quand elle a fini, elle a dit, écoutez, c’est encore mieux que ce que je m’attendais. Et voilà. Et donc, quand j’étais au cours, à la fin, et comme il y a eu beaucoup de stress avec tous ces retards que je te disais, des… À un moment donné, j’ai complètement… Les deux semaines avant la date définitive de remise des projets, j’ai pas dormi. J’ai pas dormi parce qu’il y avait encore les marmriées qui devaient passer, parce que tu sais comment c’est, parce que tu n’arrives pas à avoir celui qui va connecter les robinets en même temps, etc., etc., etc. Énormement de petits problèmes qu’on doit gérer ici. Et même si j’ai un équipe, j’ai arrêté de dormir. Et alors, à ce moment-là, je me suis posé une question et je me suis dit, est-ce que j’ai envie de donner tout ça à quelqu’un qui est en train de dormir ? À n’importe qui. La réponse est non. Mais c’est peut-être pas n’importe qui. Voilà. Et donc, je me suis dit, ici, ces projets… D’ailleurs, bon, voilà, on a fini il y a un an, on est encore… Voilà, dès qu’elle doit… Bon, il y a très peu de choses qu’on n’avait pas prévues, mais là, maintenant, voilà, je ne sais pas ce qu’elle nous a demandé récemment, c’était… Elle nous a… Non, on a encore les clés de chez elle, tu vois ? Elle part en vacances, elle dit, est-ce que vous pouvez, s’il vous plaît, organiser l’entretien de la climatisation ? Est-ce que tu crois que je vais être riche en organisant l’entretien de la climatisation ? Non, mais c’est les services qui continuent, tu vois ? Et cette dame, elle a sans doute des amis, elle a sans doute un autre bien, peut-être un jour, donc… Tu vois ? C’est tellement difficile d’attirer un tel client, c’est tellement difficile que j’ai pris conscience tout de suite à quel point c’est important de les garder satisfaits tout le temps dans la mesure du possible. Quand c’est des gens capricieux et irraisonnables et tout ça, non, mais quand on est dans un rapport juste, juste des clients prestateurs des services où elle paye les honoraires convenablement, les factures sans problème, etc., etc., mais cette dame, moi, je peux vieillir avec elle, tu vois, s’il faut, parce que j’ai du plaisir à lui donner ces services-là. Bien sûr. Et donc, c’est vraiment prendre conscience que les types de projets que moi, Isabelle Gommet, j’aime bien faire, c’est les projets où je me donne à fond, où j’ai cet échange d’énergie très, très élevé, mais pour lesquels je ne veux pas donner à tout le monde. Et comme je ne veux pas donner à tout le monde, je dois vraiment sélectionner qui, sans être prétentieuse, de nouveau, je l’ai dit avec beaucoup d’humilité, qui a droit à mes services. Tu comprends ? Bien sûr. Et alors, ça change complètement de s’il vous plaît, engagez-moi.

Isabel (00:24:25.55 –> 00:24:26.91) : Et ça va quand même

Floortje (00:24:26.91 –> 00:28:59.34) : pour tout niveau, finalement, d’archi ou de déco d’intérieur ? Tout à fait. Tout à fait. Tout à fait, tout à fait. Alors, oui, j’ai commencé avec des petits projets. Oui, j’ai commencé avec des petits budgets. Oui, j’ai commencé avec des clients qui faisaient ton travail, qu’eux, ils croyaient qu’ils faisaient ton travail parce qu’ils passent leur vie sur Pinterest et Instagram et tchic-tchic-tchic-tchac. Oui, j’ai eu ça. Mais justement, comme je t’ai dit, et quand j’ai analysé, j’ai dit, est-ce que je vais encore avoir ça ? Non. Non. Et tu as décidé de changer. Alors, je vais être en place pour ne plus adhérer à ces gens, ces personnes. Alors, mon téléphone ne sonne pas tous les jours. Je m’en fous. Parce que pourquoi je voudrais avoir ici 20 clients qui nous rendent la vie impossible ? Je ne veux pas ça. Non. Tu limites à… Ah, figure-toi que… Pardon, excuse-moi, je t’interromps. Oui, je t’en prie. Parce que tu m’as dit qu’est-ce que tu as mis en place dans ces deux ans. On a mis en place la semaine des quatre jours. Ah, c’est pas mal ça. Voilà. Donc, moi et mon équipe, on bénéficie depuis deux ans d’un week-end, de trois jours, toutes les semaines. C’est bien. Donc, vendredi, samedi et dimanche, on ne travaille pas. Et tu arrives à rentrer chez toi et ne pas travailler ? Bien sûr. À part le fait que tu ne dors pas. Non, non, ça c’est fini. Donc, tu vois, ici on a rentré les projets, c’est fini. C’est des moments pointuels, évidemment. Je veux dire, tout le monde a ça, j’imagine. Il y a mille raisons pour lesquelles on peut arrêter de dormir. Et donc, bien sûr, alors il y a un équilibre entre travail et vie personnelle qui est vraiment beaucoup plus équilibré. Quatre jours de travail, trois jours de repos. Mais aussi, de nouveau, je l’ai dit souvent dans mes formations, c’est la preuve, c’est la preuve qu’on peut gagner notre vie en faisant ses métiers et en mettant nos règles à nous. Donc ça, c’est les miennes. Peut-être que quelqu’un d’autre adore travailler les samedis soirs. Tant mieux pour cette personne. Oui, mais ça, c’est ta cuisine. Exact. Moi, si tu me dis que tu n’arrives pas à travailler, bien sûr, parce que j’ai énormément d’intérêt. Mais bien sûr que ça m’arrive d’être un dimanche et de dire, tiens, pour tel projet, je vais rechercher ça et ça et ça. Mais je l’ai fait avec du plaisir. Et personne n’est là pour me dire qu’est-ce que tu fais. Je veux dire, de nouveau, je suis là pour faire quelque chose qui me passionne. Mais les clients savent que je ne veux pas répondre ni je veux assister à une réunion ni je veux aller sur un chantier en dehors des lundis à jeudis, des 9 à 18. Bien sûr. Je pense qu’il y a pas mal de monde qui aimerait bien être Isabelle Gomez aujourd’hui. Maintenant, tu as quand même, avant de mettre en place, cette semaine de 4 jours, tu as quand même investi, travaillé, tu t’es formée. Est-ce que tu peux me parler un tout petit peu de ton parcours de, pas de coaching, mais de coaching où toi, tu t’es fait coacher ? C’était quoi la première fois où tu as dit, vraiment, il me faut un truc pour que je monte en compétence pour arriver aujourd’hui, effectivement, prendre des coachs aux États-Unis ? D’ailleurs, pourquoi aux États-Unis ? Tu peux me parler un peu de ça ? Alors, moi, j’ai vécu aux États-Unis il y a longtemps, j’étais jeune. Et j’ai beaucoup d’admiration pour les façons qui sont les Américains sans complexe de faire du business. Aujourd’hui, je remarque qu’en France, surtout en France, je pense, en Belgique aussi, on a vraiment un complexe de parler d’argent, tu vois ? On a vraiment un complexe de dire, je gagne très bien ma vie, j’aime bien les choses, les choses du luxe. Je vois parfois l’information, les gens me regardent comme on dit, et ils osent dire ça. Mais où est le problème, tu vois ? Ou alors, beaucoup de gens m’écoutent et me disent, ah, mais tu sais, moi, je ne veux pas un client des luxes. Mais c’est quoi les luxes ? Rédéfinissons les luxes, tu vois ? Et moi, je trouve que ça a beaucoup à voir avec cette éducation judéo-chrétienne qui est en Europe. Donc voilà, les sacrifices, il faut vraiment… Tu vois, c’est comme si l’argent facile, c’est presque un péché, tu vois ? J’exagère, j’extrapole et tout, mais voilà, j’ai beaucoup lu sur les sujets, j’ai mes formes énormément et j’ai fait ces parallèles. Après, je peux m’étromper, c’est mon avis à moi, bien sûr. Donc, il y a un complexe, que ce soit en Espagne, je suis espagnole, ça s’entend d’ailleurs, en Espagne, en France, en Belgique, je trouve la même façon de ces rapports avec les business, c’est presque un décent de demander trop. C’est quoi trop ? C’est quoi trop ? Moi, je suis une professionnelle, j’ai une expérience, je me suis formée, je veux rendre votre maison magnifique. C’est quoi trop ?

Isabel (00:28:59.94 –> 00:29:01.06) : Tu vois ? Toi,

Floortje (00:29:01.06 –> 00:30:10.68) : tu veux un voyage incroyable, tu veux aller à la lune, tu ne vas pas commencer à comparer parce qu’il n’y a qu’une personne qui va à la lune, tu vas payer les prix du ticket et c’est tout. Alors, ça par rapport aux États-Unis, j’ai été là-bas, j’ai toujours été très admirative de la façon qu’ils sont de faire du business. Et donc, de nouveau, pour moi, je m’inspire de tout le monde, de tous les endroits du monde et voilà, j’ai vécu là-bas, j’ai eu accès à des gens mais j’ai commencé mes toutes premières formations, c’était avec Kimberly Seldon, j’avais, à l’époque, quand elle avait ouvert son podcast, et d’ailleurs, j’ai même participé, j’ai eu la chance de participer et parler avec elle personnellement, je trouvais que tout ce qu’elle disait avait du sens, énormément du sens, tu vois, et ça a tellement résonné avec moi, j’ai acheté ses livres, j’ai payé un coaching avec elle, donc ça a commencé là et puis ça n’a plus arrêté et moi, je ne sais pas, la dernière, c’était encore une Américaine, donc Kimberly est moitié Américaine, moitié Canadienne et j’ai aussi testé des gens en France mais ce n’était pas très convaincant pour moi. donc c’est vraiment les Etats-Unis qui m’ont beaucoup donné ces boosts de voix.

Isabel (00:30:10.82 –> 00:30:12.86) : Des vraies impulsions en fait finalement

Floortje (00:30:12.86 –> 00:30:31.64) : pour aller un peu plus d’avant mais est-ce que pour le coup tu ne te heurtes pas de temps à autre justement à cette attitude, j’ai envie de dire franco-français mais belgico-belgique Européenne à la limite. Européenne où effectivement on trouve quand même que les Américains ils exagèrent un peu,

Floortje (00:30:33.77 –> 00:35:30.80) : tu vois ? Oui, mais des fois, de toute façon, tu vois, tout reste, il y avait quelqu’un, j’avais pris avec un coach espagnol, maintenant que tu l’as dit, qui disait, donc une exposition, quelqu’un l’avait jugé, tu vois, il avait dit ah mais t’es trop, tu parles trop, il a dit en fait quand tu passes ton temps à juger, tu t’empêches d’apprendre et je trouvais ça très sale, tu vois, si maintenant tu dis quelque chose et je suis plus occupée à juger la véracité de ce que tu dis, si c’est correct, si c’est pas correct, je rate l’opportunité d’apprendre, c’est que toi tu as à m’apprendre, tu vois, et donc je dis toujours dans mes formations, je le dis souvent, ce que je fais c’est partager mes expériences, je dis pas que j’ai la science infuse, je ne dis pas que je fais mieux que tout le monde, je ne dis pas que je suis meilleure, pas du tout, pas du tout, pas du tout, je partage, écoutez, j’ai commencé, j’étais là, j’ai évolué et je suis là maintenant. Si vous voulez, parce que j’entends énormément de frustrations dans notre métier, énormément, si vous voulez aller mieux, je peux vous partager ce que moi, Isabelle, j’ai fait pour arriver où je suis. Bien sûr. On va parler un peu de ta formation, elle s’appelle comment ? Attends, parce que le titre est long, je l’ai dit, donc, de la frustration à l’excellence, comme on va dire un studio rentable et attractif, et surtout aligné avec ta vision. Donc, c’est très important, parfois les gens ils disent mais moi je ne veux pas les mêmes clients que toi ou moi je ne veux pas un fait de nouveau, un client des luxes, ce n’est pas forcément un client qui a beaucoup d’argent parce qu’on connaît des gens qui ont beaucoup d’argent et qui ne veulent pas les dépenser, donc attention, les luxes, ce n’est pas ça. Les luxes ou les clients que je cherche, mon client à moi et les clients qui sont prêts à payer ce qu’il faut pour des choses uniques et magnifiques. Et ça, je pense que tout le monde veut ça. Oui, je pense que chacun veut un client qui aussi lui correspond. Exact. Donc ça peut être un client qui n’a peut-être pas 800 000 euros qu’il y en a peut-être. Ce n’est pas grave, ce n’est pas grave. Juste 200, mais qui est pile-poil le client qui rentre dans ta créativité où tu peux t’éclater. Et aussi qui te respecte comme professionnel, tu vois. Donc par exemple, voilà, toi ton jeu c’est voilà, je vais faire des choses éco-friendly parce que je suis convaincue que la planète est importante, etc. Chacun a ses valeurs, ses valeurs, très important. C’est quoi mes valeurs, tu vois ? Tes valeurs à toi et tu veux quelqu’un qui parle la même langue. C’est presque une histoire de ça. Est-ce que tu pourrais faire un client qui parle exclusivement chinois ? Non. Ici, c’est exactement ça. Je parle cette langue, cette façon de créer, cette façon de travailler aussi. Il y a beaucoup de clients qui aiment vraiment être impliqués dans les projets. Moi, je sais aujourd’hui que ça, ce n’est pas mes clients. Non, parce que tu n’as pas envie. Je ne veux pas un client qui est en train de questionner éternellement toutes nos choses sans raison professionnelle, juste parce que sa belle-sœur a dit que ou parce qu’elle a vu, je ne sais pas où, et qu’elle n’a aucune connaissance du métier. Ça, je ne souhaite pas ni souhaite, je l’ai toujours dit, des clients qui ont toujours rêvé d’être architectes ou architectes intérieurs parce qu’en fait, aujourd’hui, je trouve que, tu vois, j’adore la technologie et je l’utilise évidemment beaucoup, mais on a accès à tellement de choses, je pense que les clients, ils croient que tout le monde, absolument tout le monde, peut s’improviser décorateur, peut s’improviser architecte et je ne suis pas d’accord avec ça, c’est un métier. Moi, ça ne m’arrive pas en tête d’aller chez mon dentiste et lui dire par où il doit faire pour me remplacer là-dedans, tu vois. Et donc, pourquoi, pourquoi, pourquoi, dans notre métier, on a encore des gens qui viennent nous dire, tu sais, une fois, c’était dans ces deux ans, j’ai eu un couple qui est venu, qui voulait absolument travailler avec moi. Donc, on a vu vos projets, Madame Gomez, on adore, on adore, on adore, ok, mais on a un petit budget. Je me rappelle très bien, je lui dis, écoutez, si vous avez un petit budget, c’est mieux de ne pas signer parce que moi, quand on va commencer avec tout ce qu’il voulait faire, avec tout ce que vous voulez faire, moi, je n’ai pas assez avec le budget que vous avez. Oui, mais quand même, on veut travailler avec vous et on verra, on va les faire en face. Donc, voilà, prévenu, ils disent, on veut quand même, ok, on veut quand même, on commence à travailler. Évidemment, même si je ne tiens pas compte du budget, comme ils avaient déjà annoncé un chiffre, je mets limite dans mes choix. Bien sûr, tu grades, tu grades. Je grade, mais évidemment, qu’est-ce que ça donne comme résultat ? Ça ne donne pas comme résultat les projets qu’ils ont vus d’Isabelle Gomez sur Instagram. Ça donne un résultat médiocre comme ton budget, je suis désolée, tu vois. Et alors, ok, donc on voit les projets et je vois les résultats d’être déception totale.

Isabel (00:35:31.04 –> 00:35:31.98) : Bien sûr. Ça,

Floortje (00:35:32.08 –> 00:37:11.89) : c’est pour moi horrible, tu vois. Bien sûr. Pour moi, c’est le même travail presque plus, parce que je dois vraiment aller, comme tu dis, grader. Aller chercher, oui. Donc, j’en présente, voilà, pas beaucoup de trucs. Il dit, écoutez madame, on va aller, on revient vers vous. Et ils se sont demandé une réunion, des retours, ça c’est très rare, ça nous arrive. Et messieurs étaient informaticiens. Et donc, madame, je ne sais plus ce qu’elle faisait, je pense que tous les deux étaient dans l’informatique. Bon, bref, ils reviennent tous les deux et ils nous sont assis. Donc, quelle audace, tu viens dans mon bureau, OK, et ils m’ont dit, écoutez madame, ils ont pris l’écran et ils ont fait, eux, une présentation. Ils ont pris mon projet et ils ont commencé à changer des choses en disant ce qu’ils voulaient, ce qu’ils ne voulaient pas. Moi, ces gens-là, je les ai reçus avec beaucoup de politesse, je les ai dit au revoir et après, je les ai envoyés en écrit en disant, messieurs, madame, vous éduquerez. Oui, c’est fini, merci. Tu comprends ? Bien sûr. Parce que, je suis désolée, mais ça, ça ne va pas du tout. Ce n’est pas respectueux. Alors, ce ne sont pas des gens méchants, ils les font avec la meilleure intention, ils vous les aident, mais on ne va arriver nulle part avec ça. Bien sûr. Parce que les choses que vous proposez déjà, ça ne fonctionne pas. Tu vois ? Parce que, voilà, ce n’est pas leur métier. Vous êtes informaticien, oui, vous pouvez copy-paste, donc copier-coller des éléments et croyez que ça marche, mais non, ça ne marche pas du tout, je dois changer. Je dois changer les plans électriques. Donc, tu vois, j’ai aussi dû expliquer aux gens quand vous changez des luminaires, ce n’est pas juste, j’enlève et je mets, on est en train de faire un plan électrique et ça s’éclaire là. Tu vois ? Sorry, non, désolée, c’est un métier à part entière, ce n’est pas, on ne fait pas, on improvise ça, pas comme ça. Et donc, voilà, pour te dire que,

Floortje (00:37:14.26 –> 00:38:02.65) : je ne sais plus, mais non, je m’emballe, je m’emballe, je m’emballe. Oui, c’est parce que c’est pour ça que je t’adore. C’est que de dire que finalement, toi, tu as un certain type de client, tu sais très bien qui tu as, il y a forcément des archers et des co qui cherchent à avoir des clients qui sont à 100% impliqués dans ce qu’ils font et qui revendiquent justement sur leur site internet, sur tout ce qui est communication, de dire, ben voilà, vous allez faire tous les choix avec moi. Ça, ce n’est pas ton cas. Non. Mais clairement. Mais ça veut dire, l’un et l’autre peuvent marcher et la base de tout, c’est quand même… pour être tout à fait honnête avec toi, quelqu’un qui me dit je veux que mon client choisisse avec moi, je voudrais aller plus loin et savoir pourquoi cette personne, elle fait ce métier.

Isabel (00:38:03.17 –> 00:38:05.07) : Oui, tu penses que c’est un problème de…

Floortje (00:38:05.51 –> 00:47:51.81) : Oui, parce qu’en fait, parfois, je pense que les gens trouvent des… il y a ce fameux syndrome de l’imposteur et que les gens se négocient un petit peu. C’est comme les gens qui disent, moi, il ne me faut pas un client de luxe. attention, pourquoi ? Tu n’aimes pas les vêtements, tu ne t’habilles pas, tu n’aimes pas aller au restaurant, tu n’aimes pas aller en vacances. Qui n’aime pas ça ? Mais s’il vous plaît ! Alors, je veux dire, franchement, l’architecture intérieure, la décoration, c’est un métier de luxe. Ce n’est pas un besoin, on n’a pas besoin de manger une lampe pour ressources. Tu vois, c’est vraiment quelque chose qui dépasse les besoins fondamentaux. Bien sûr. Ça devient luxe, alors luxe pour tout le monde n’est pas la même chose. Mais je voudrais savoir quelqu’un qui fait des études d’architecture ou des décorations et qui se forme et qui a la connaissance des matières, pourquoi, pourquoi il voudrait tellement l’impôt du client ? Donc, est-ce que c’est un manque de confiance en soi ? Est-ce que c’est je négocie un petit peu pour attirer, d’attirer des clients ? Tu vois, je vois beaucoup un intérieur qui vous ressemble. Oui, moi aussi, c’est un intérieur qui tous les intérieurs ne sont pas les mêmes parce que tous les gens ne sont pas les mêmes. Mais il y a une limite à ça, tu vois, je pense que les gens qui ne sont pas sûrs d’eux-mêmes, qui débutent, qui essayent, moi je l’ai fait aussi comme erreur, c’est s’adapter à tout le monde et ça, c’est la plus grande erreur, c’est vouloir plaire à tout le monde. Alors, être exclu, c’est vraiment, ça fait partie d’une, on le sait, au niveau psychologique, tout le monde a besoin d’appartenir à un clan, donc être exclu, c’est-à-dire accepter que tout le monde ne va pas aimer Isabelle Gommet, c’est déjà un travail en soi. Oui. Donc, tu vois, de dire, voilà, je me mets en avant, je mets mon Instagram, je mets mon site Internet sur la boîte publique, tout le monde ne va pas aimer ce que je fais. Tout le monde va dire mais qu’est-ce qu’elle croit cette dame ou qu’est-ce qu’elle dit celle-là. Ok, d’accord, mais ça fait partie du jeu, je ne peux pas faire la terre entière tous les projets. Ça aussi, c’est cette notion de carence et d’abondance, il y a de plus en plus des gens riches s’ils vont payer. Oui, il y a des problèmes économiques mais il y a plus de riches que jamais. Voilà, et donc, c’est-à-dire des gens qui ont des moyens, c’est-à-dire des gens qui veulent se sentir bien chez eux, des gens qui sont prêts à payer pour que quelqu’un s’occupe de les intérieurs. Voilà, c’est ces gens-là que je cherche, des gens qui vraiment ne veulent pas. Moi, vraiment, quand une cliente me dit, moi, il ne faut même pas me parler, parce que moi, je déteste aller dans les magasins, ça, c’est comme on dit en anglais, it’s music for my ears, you see? Surtout, aller dans les magasins avec les clients. Ah non, ça, ça fait des années que je fais ça. J’ai fait une fois. Voilà. Mais une fois, et j’ai appris tout de suite. Non, en fait, non, ce n’est pas mon gif, non, non, non, merci. Cette leçon, elle est passée très vite. Mais l’enfer. Non, non, ça c’est… Mais je pense qu’il y a des gens qui aiment, et chacun son… Personnellement, non, non, plus jamais. On va parler un peu plus business. Dans la formation que tu donnes en juillet et en août, deux fois quatre jours, est-ce que tu peux me dire un peu quelque part à qui ça s’adresse et avec quoi on va sortir de là? Ça s’adresse à tout le monde qui veut réussir dans ses métiers. Absolument. Ok, salut. À tous les étapes. Pourquoi? Parce qu’en fait, tu as déjà sans doute remarqué aussi dans ton chemin personnel que quand on va aller dans une formation, on va apprendre qu’est-ce qu’on est prêt à apprendre. On a tous un parcours différent, on a tous un âge différent, on a tous des histoires différentes, etc., etc. Moi, j’ai constaté, aujourd’hui, j’ai eu la chance de retrouver des anciens élèves il y a peu à l’occasion d’une réunion de l’UFDI. J’ai rencontré des gens que j’ai formés il y a deux, trois ans. Tout le monde est à des étapes différentes. Et c’est ok. Et il y a des gens qui disent, moi, ça et ça et ça, ça a résonné chez moi, j’ai mis en place. Ça et ça, pas, je ne l’ai pas mis en place parce que ce n’est pas moi, c’est toi. Et comme je dis, moi, je ne veux pas des copies d’Isabel Gomes. Moi, je voudrais dire, voilà ce que j’ai fait et toi, tu dois savoir et pourquoi j’ai fait et mes prises de conscience et les outils pratiques, pratico-pratiques. On ne parle pas que des philosophies, c’est vraiment, je fais comme ça, je fais comme ça, je fais comme ça. Il y a certainement dans tout ça des choses qui vont résonner avec tout le monde à n’importe quel stade de leur carrière et donc, ça sert absolument à tout le monde. Chacun a des, c’est comme quand on regarde un film. Toi et moi, on va regarder un film ensemble, tu vas raconter un film et je vais raconter un autre. Pourquoi ? On n’est pas sensibles aux mêmes choses, on n’est pas sensibles. Bien sûr. Voilà, on a tous des histoires différentes et donc, c’est pour ça, c’est pour tout le monde. J’ai eu ici des chefs d’entreprise et alors, qui sont devenus, qui sont vraiment escaladés comme ça, comme j’ai eu des gens qui étaient au début de leur carrière et ils ont monté leur activité mais je les, si tu veux, la formation, pour moi, c’est comme un raccourci. J’aurais tellement aimé pouvoir faire cette formation quand j’ai commencé que c’est pour ça que je l’ai fait, tu vois, c’est vraiment un raccourci de dire, comme tu dis, moi j’ai testé, je ne dois plus tester, je ne dois plus aller chercher, faire le magasin parce que je sais que je n’aime pas. Il y a encore aujourd’hui énormément de gens qui font dans leur métier énormément de choses qu’ils n’aiment pas et personne ne les a dit « tu ne dois pas les faire ». Oui, mais qui vont un peu contre le… Contre eux. Contre eux même parce qu’il y a tellement, pour moi, il y a tellement de monde. Aligner à votre vision, c’est quoi ta mission, tu vois ? Oui, oui, et ça, la mission, est-ce que tu en sors avec la mission ? Oui, si, si, mais après, alors attention, moi je n’ai pas une baguette magique, pas encore, on va faire des exercices pour sortir. Moi, j’ai dit tout le temps, les gens qui viennent en formation, s’ils voient s’il vous plaît, prévoyez un temps après, pas seulement pour digérer, mais pour travailler parce qu’une chose, c’est les exercices qu’on va faire en groupe, c’est des petits groupes chaque fois, c’est massivement 10 personnes, souvent c’est beaucoup moins, 6 ou un truc comme ça, donc on a le temps vraiment d’aller en profondeur, tout le monde est écouté, tout le monde, en plus, il s’est créé des synergies incroyables entre les gens parce que, voilà, on va très loin finalement dans soi. Bien sûr. Et donc, oui, tu sors, mais est-ce que, c’est interdit qu’après, tu rentres chez toi, tu te mets devant les exercices, tu t’éloignes de tout le monde, tu te mets dans ton jardin et tu te dis, attends, je vais encore peaufiner, tu vois, comme je t’ai répondu, comme j’ai fait tout le temps. Oui, je me forme, oui, j’ai des coachs, mais après, il y a Isabelle, moi, qui je suis, quel âge j’ai, vers quoi je vais aller, qu’est-ce que je vais encore faire dans la vie, tu vois. Donc, oui, on a des outils, oui, on va aller en profondeur sur des choses, mais après, il faut travailler. Clairement, tu travailles beaucoup, on fait souvent la différence entre travailler sur son entreprise, travailler dans son entreprise. Est-ce que toi, tu as acté réellement dans ton organisation le temps que tu passes à travailler sur ton entreprise ? Est-ce que tu te dis, tous les mois, je me prends une journée complète et je fais que ça ? mais moi, je travaille sur mon entreprise non-stop. Oui, c’est tout le temps. Parce que moi, ma tête, elle… Elle ne se décroche pas ? Voilà, tu vois, parce que moi, parce que j’aime et que de toute façon, j’ai très bien compris que pour pouvoir faire la partie qui me plaît, je dois gagner de l’argent. Bien sûr. Et donc, tu vois, la partie qui me plaît, c’est de dessiner et de, voilà, rencontrer un client à qui on donne son projet et qui a les larmes dans les yeux et qui me dit, madame, je peux vous prendre dans mes bras avec beaucoup de respect, etc. Pour arriver là, je dois travailler toute cette partie business qui me plaît et qui me permet d’attirer les bons clients, qui me permet de les garder, de les satisfaire jusqu’à la fin parce que ça, ce n’était pas gagné d’avance au début. Tu as commencé un projet et les finir sans te faire tuer, vouloir tuer l’autre, etc. Sans hurler. Voilà, sans dire, c’est lui-là, mais franchement, je n’ai pas de chance, etc. Donc, c’est une réussite. Pour arriver là, l’autre partie doit être là. En fait, c’est comme une maison où les fondations, c’est le business. Moi, je rencontre tous les jours, tous les jours, tous les jours encore des créatifs, des artistes que je sais qu’ils ne vont jamais faire autre chose qu’un petit peu leur art, mais un petit peu. Et moi, j’ai compris, ou en tout cas, je le pense, que pour faire mon métier, que celui-ci est de l’architecture, je dois être avant tout une businesswoman. Et être payée tous les mois. Exactement. Plus que correctement. Voilà. Bien, pour pouvoir m’inspirer, parce que pour m’inspirer, je dois voyager. Chacun s’inspire d’une façon. Moi, j’ai besoin de voyager. J’ai besoin. Donc, tu vois, les gens vont dire « Ah, mais c’est là qu’elle est prétentieuse. » Non. J’ai constaté que quand je sors de mon bureau et je pars deux jours en Italie, deux jours dans le sud de la France ou deux jours en Bretagne, je reviens avec plein d’idées. S’il vous plaît, si les gens n’ont pas pris le temps pour analyser ça d’eux et qu’ils veulent dire « Ah non, mais je ne peux pas me les permettre. » OK. Continuez à avancer comme ça. Moi, j’ai constaté une série de choses et alors, qu’est-ce que je fais ? Je mets tout en place pour pouvoir avoir cette vie que je veux avoir qui me permet de faire les projets que je fais. Oui, bien sûr. Tu m’as parlé un peu de la partie pratico-pratique. D’accord. Est-ce que là, juste comme ça, tu peux me donner les trois bases pratico-pratiques que tu dois mettre en place

Floortje (00:47:53.90 –> 00:49:29.29) : dans ton entreprise peu importe le moment, peu importe là où tu te trouves en termes de travail, ton développement ? Est-ce que tu vois ? Par exemple, moi, à un moment ou à un autre, ça m’a pris deux ans avant que je mette en place une vraie stratégie d’organisation de projet. Aujourd’hui, je ne pourrais pas vivre sans ça. Ça, c’est pratico-pratique. Est-ce que toi, tu en as deux, trois comme ça et tu te dis « De toute façon, rien ne tourne si tu ne fais pas ça. » Alors, rien ne tourne. Nous, on a une règle au studio. La première tâche, c’est ce qui rapporte de l’argent à la société. C’est-à-dire que, pour pouvoir travailler, pour pouvoir payer les factures d’électricité, il faut que l’argent rentre. Ça, c’est vraiment la base. tout le monde, surtout les gens qui sont seuls, sont noyés par 10 000 choses. Je dois corriger les plans, je dois faire une sélection des lampes. Mais attends, aujourd’hui, quelle chose, la première chose qui va faire rentrer de l’argent dans mon activité, c’est peut-être la facture que je traîne parce que je n’ose pas, parce que la dernière fois, ils n’étaient pas contents, parce que ta-ta-ti, ta-ta-ta. Tu comprends Ça, ça arrive tous les jours chez les gens que je forme. Combien de fois j’entends des gens qui disent oui, mais moi, la comptabilité, je déteste, oui, mais tout ce qu’il y a dans la mine, je déteste. Alors, numéro un, soit tu engages quelqu’un qui le fasse pour toi, si tu ne peux pas te le permettre, tu fais ça et quand tu seras très rentable, tu engages quelqu’un. Mais faire rentrer l’argent dans la société, par exemple, un client qui te dit madame, je voudrais, s’il vous plaît, ajouter un meuble à ce qu’on a déjà, ça, c’est la chose qui va faire rentrer de l’argent. Ça, on fait vite, vite, vite. Oui, on propose,

Isabel (00:49:29.49 –> 00:49:29.89) : on vend,

Floortje (00:49:29.99 –> 00:50:53.31) : on les vend. On y va. Voilà. Donc, ça, c’est vraiment pour moi une base. Pour moi, ce qui est très, très, très important, je l’ai dit et je le répète, c’est avoir son client idéal, défini. Oui. Et c’est valeur parce qu’à ce moment-là, tout, absolument tout ce qu’on fait, notre carte de visite, notre site internet, on sait à qui on parle. On sait si ces personnes, elles sont sensibles, je veux dire, à l’art contemporain ou, voilà. Et donc, c’est très facile de parler à quelqu’un. Si je sais que tu parles français, je vais te parler en français. Je ne vais pas te parler en espagnol si je veux que tu me comprennes. Donc, voilà. Ça, vraiment, l’expliquer plus clair que ça, il n’y a pas assez. Qui tu veux servir comme client et quelles sont les valeurs qui te font vivre dans la vie, tu vois. C’est la planète, c’est la beauté, c’est les petits artisans. Voilà. Voilà. Ça, c’est très important. Vraiment, pour moi, la base. Alors, beaucoup de gens qui sont au début de leur carrière disent mais je ne sais pas encore. Ce n’est pas grave. Alors, à ce moment-là, tu prends tout le monde qui arrive à ta porte et à chaque fois quand tu finis, tu analyses.

Isabel (00:50:53.81 –> 00:50:54.47) : Tu dis

Floortje (00:50:54.47 –> 00:52:55.35) : ça, ça m’a plu, ça ne m’a pas plu, ça je veux. Et tu comprends, tu corriges et tu arrêtes de travailler avec la tête comme ça, avec les oreillers comme les chevaux et que tu n’analyses pas ce qui s’est passé et tu prends juste pour prendre. Bien sûr. Donc, il y a un système à mettre en place aussi justement de jugement de tes propres projets à la fin. Des analyses, tu vois. Des analyses de comment ça s’est passé. De comment ça s’est passé mais pas seulement au niveau chiffre mais au niveau… Non. Voilà. Au niveau feeling, est-ce que je me suis sentie bien ? Moi, j’ai des gens qui disent, avant d’ouvrir mon e-mail, j’ai une boule dans l’estomac. Mais c’est horrible. C’est horrible. Surtout quand tu es à ton compte. Parce qu’imagine déjà tu ne dors pas de temps en temps. C’est ça. Oui, mais oui, mais j’ai des clients comme ça, tu vois. Des clients, des étudiants qui me disent, écoute, je me rends compte que j’ai une boule dans l’estomac et que si j’ouvre un mail ou un message de mon client un samedi, ça me gâche mon week-end. Mais je trouve ça très grave. Qu’est-ce que je vais mettre en place pour que ça ne m’arrive pas Tu vois. Ça déjà, c’est une bonne question pour pouvoir avancer. Exactement. Et puis, effectivement, avoir, comme tu l’as dit, pour toi, moi je trouve que c’est la clé, avoir une structure. Ce n’est pas, alors, beaucoup de gens disent tous les projets ne sont pas pareils. Je suis tout à fait d’accord. Chaque projet est différent. Mais il y a une ligne conductrice qui se répète tout le temps. Et encore, et encore. Avoir un système, nous, nos clients, nos clients sont très impressionnés du système. Et alors, donc, du nouveau, tu gagnes un, les clients, il a beaucoup plus de respect pour toi, en crédibilité, tu vois. Les clients, ils sentent qu’on maîtrise, on sait de quoi on parle, tu vois. Et tout d’un coup, il n’a plus de doute qu’il a payé à la bonne personne pour s’occuper. Tu vois. Donc, pour moi, avoir le système, les clients idéaux et les valeurs définies et travailler beaucoup, beaucoup, beaucoup sur le rapport avec l’argent.

Isabel (00:52:55.75 –> 00:52:57.19) : Oui. Oui, oui, c’est important.

Floortje (00:52:57.85 –> 00:54:46.01) : Très important. Tant qu’on n’a pas réglé tout ce qu’il y a à régler et dire, voilà, le rapport avec l’argent et la valeur de soi. Et ça, après, on est parti. Pour le reste, c’est des petites choses qui arrivent, on peut toujours peaufiner et encore ajouter, ajouter. C’est quand même les bases pour moi. Et toujours continuer à se former, monter en compétence. J’ai des profs. Et puis, juillet ou août 2025, je ne sais pas. Oui, passez-moi Isabelle. Quatre jours à Bruxelles. Quatre jours à Bruxelles, ça doit être pas mal. Oui, c’est sympa. Écoute, l’heure est passée, comme d’habitude, beaucoup trop vite. Un grand merci Isabelle, c’était génial d’avoir. Pour ceux qui ont envie d’avoir plus d’infos sur la formation, où est-ce qu’ils envoient un mail ? Donc, tu peux mettre les mails dans le lien tu peux couper et après, tu refais. Oui, ne t’inquiète pas. Parce que je ne sais plus. Je ne sais plus si c’est info ou on les remet au studio parce que je n’ai plus l’académie ouverte. Oui. Pour moi, ils peuvent envoyer un email à info at isabellegomethestudio.com et donc, là, on va s’occuper d’eux, on va les guider, on va les envoyer les formulaires d’inscription. On peut aussi organiser des appels pour répondre aux éventuelles questions. Tu vois, des gens qui hésitent qui se disent est-ce que c’est pour moi ? Est-ce que, voilà, on est toujours ouvert à discuter avec eux. Et parce que, bon, moi, les clients de l’académie, c’est comme les clients des studios. Il faut que les gens soient convaincus et qu’ils soient vraiment, qu’ils aient envie vraiment de transformer leur business. Ça, c’est très important. Et à se remettre en question, ce n’est pas toujours facile.

Isabel (00:54:46.83 –> 00:54:50.05) : Oui, j’ai cru comprendre. Premièrement, parfois, il y a des larmes qui coulent.

Floortje (00:54:50.23 –> 00:54:51.79) : Un peu. Et de deux.

Isabel (00:54:52.61 –> 00:54:55.59) : On fait quand même des énormes pas en avant

Floortje (00:54:55.59 –> 00:55:40.91) : une fois qu’on est passé par là. Tout à fait. Et j’ai, beaucoup, beaucoup d’exemples et ça me remplit des joies, en fait. Parce que ça m’éprouve pas seulement à moi que ça fonctionne, mais je suis toujours contente de participer à cette évolution de notre métier. Je trouve que notre métier, on doit vraiment, vraiment, vraiment le mettre en avant. On fait énormément du bien aux clients quand on nous laisse le faire, comme il faut. Et voilà, il faut arrêter de se faire petit. Oui. Et pour ça, on a besoin de gagner de l’argent. On est tout à fait d’accord. Merci beaucoup Isabelle. Je t’en prie. Et puis je te dis à très bientôt. C’était un grand, grand plaisir. Gros, gros bisous. Bisous. Oui, au revoir.