Dans cet épisode, je reçois la chaleureuse Béatrice Elisabeth, architecte et décoratrice d’intérieur, qui transforme les espaces depuis 2013. Au fil des années, Béatrice a su insuffler une nouvelle dynamique à ses projets en développant une approche unique de la communication et de la clientèle.

Je t’invite à découvrir le parcours de Béatrice, depuis ses débuts avec l’agence “Espace Aménagement Décoration” jusqu’à la métamorphose en 2020 vers “Agence Béatrice Elisabeth”. Au cours de cet échange, Béatrice nous révèle les difficultés rencontrées face aux changements et comment elle a su naviguer dans les méandres de la reconversion professionnelle grâce à des formations stratégiques et des rencontres clé avec des mentors tels qu’Isabelle Gomez. Elle partage aussi des anecdotes enrichissantes sur ses projet, tout en restant fidèle à sa vision initiale et en se gardant d’apprendre et d’innover constamment.

Un grand merci à Béatrice pour avoir partagé ses précieuses expériences et enseignements avec moi !

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Les chapitres

00:00:00 – Introduction de Béatrice Elisabeth : architecte et décoratrice d’intérieur
00:01:00 – Le parcours de reconversion de Béatrice en architecture d’intérieur
00:02:41 – Les débuts et premières expériences de Béatrice dans le métier
00:03:46 – Organisation du travail et premières réussites
00:05:00 – Méthodes de facturation et gestion des clients
00:06:24 – Le parcours professionnel de Béatrice : de la théorie à la pratique
00:08:05 – Transition et rebranding : Changement de nom et identité visuelle
00:10:19 – Évolution des besoins et de la clientèle
00:12:00 – Expériences avec les alternants et gestion d’équipe
00:13:12 – Communication et visibilité: stratégies et apprentissages
00:15:55 – Ouverture et défis du showroom
00:18:48 – Approche différente de la communication et rôle des réseaux sociaux
00:21:43 – Gestion et approches critiques des clients
00:23:01 – Évolution des attentes client et stratégies d’adaptation
00:26:19 – L’importance du respect et de la valorisation du métier
00:27:26 – Conseils pour une meilleure organisation professionnelle
00:29:11 – Implication dans l’UFDI: partage d’expérience et soutien interprétatif
00:38:07 – Anecdotes et enseignements de la vie entrepreneuriale de Béatrice
00:45:27 – Les défis rencontrés et stratégies mises en place
00:46:23 – Conclusion et dernières recommandations pour les auditeurs”

Transcription fait par Autocast

Floortje (00:00:00.94 –> 00:00:29.50) : Alors avec moi aujourd’hui, Béatrice Elisabeth, elle est archi et décoratrice d’intérieur depuis, et c’est génial, depuis 2013. En 2013, elle se lance avec une agence qui s’appelle l’Espace à Ménagement Décoration. Ensuite, il y a un changement en 2020 au niveau du nom, et j’imagine la communication. Et puis très récemment, et c’est moi qui l’ai vu arriver, elle a commencé à même communiquer différemment avec ses clients.

Béatrice (00:00:29.50 –> 00:00:57.23) : Et c’est là où je me dis, il faut qu’elle vienne, parce qu’il va falloir qu’on en parle. Mais je suis déjà ravie que tu aies là. Salut ! Merci Florent, c’est gentil. C’est vrai que tu m’as repéré d’il y a à peu près un an quand j’ai commencé mes posts. Tu es la première à avoir fait un petit message. Oui, oui. Si, tu m’as fait un petit message, je crois, sur Insta, où Fébé, tu m’as dit, bonjour Béatrice, j’adore ta communication. Et maintenant, tu es là. Exactement. Mais ça, je n’y croyais pas, et c’est super. Merci.

Floortje (00:00:58.39 –> 00:00:59.75) : Écoute, est-ce que pour commencer,

Béatrice (00:01:00.05 –> 00:02:41.41) : tu peux me parler un peu de toi, de comment tu es arrivée en 2013 à faire de l’architecture et de la décoration d’intérieur ? Bien sûr. Donc, c’était une reconversion. Je me suis formée chez MMI en 2011. J’ai eu mon diplôme en 2011. Et puis, j’ai fait d’autres formations chez les architectes d’IPSG pour apprendre le suivi de chantier. Et AutoCAD, que j’adore. Et puis, je voulais donc me lancer, et j’étais encore chez Pôle emploi. À l’époque, on disait Pôle emploi. Et j’avais une conseillère qui voulait absolument que je rentre dans les cases de Pôle emploi. Il fallait que je trouve un job. Donc, j’ai perdu un an, une bonne année, à chercher un emploi d’architecte d’intérieur et de décoratrice, qui n’existait pas à l’époque. Ce n’était pas du tout aussi à la mode aujourd’hui. Voilà. Et j’ai perdu une année. Et je me suis lancée grâce à la première réunion UFDI. Qui avait lieu dans le 12e, dans le 12e, je crois. C’était à l’époque avec Katia, j’étais assise à côté de Delphine Guillard et en papote. Et elle me dit, mais non, mais attends, tu n’as rien compris, si tu veux lancer ta boîte, tu prends le site web pour Weebly. Tu fais ton site, tu fais ça et demain, si bon, tu te lances. Et c’était en novembre 2012. Et j’ai fait ça, j’ai mis mes statuts et en février 2013, j’ai programmé un poste, j’ai fait un poste sur LinkedIn et voilà comment c’est parti. Voilà. Et là, c’est parti. Et j’ai perdu, j’ai perdu un an grâce à Pôle emploi et je les en remercie. Qu’on remercie chaleureusement.

Floortje (00:02:41.91 –> 00:02:46.05) : Voilà. Et donc là, tu fais un site. Oui, sur Weebly.

Béatrice (00:02:46.31 –> 00:03:46.59) : Tu fais un poste sur LinkedIn et c’est parti ? Et c’est parti parce que ma voisine de, pas de palier, de cours dans mon immeuble là où j’habitais, on allait à l’école le lendemain matin en emmenant les enfants. Elle me dit. Ah, j’ai vu ton poste sur LinkedIn, c’est super, il faudrait qu’il fasse pour la chambre de Camille, sa fille Camille. Et c’est parti comme ça. Après, j’avais un ami marchand de biens dans le douzième, il m’a dit. Ah ben, tu es, tu as marché, tu es déco, tu vas me faire mon, mon, son balcon. Je dis mais je suis intérieure. Il me dit mais ce n’est pas grave, tu vas me le faire et puis tu me feras après l’intérieur. Et puis après, son voisin est associé. Il m’a dit eh ben Patrice, tu me fais maintenant chez moi. Et en fait, c’est toute la première année, c’était que de la recommandation. Des amis qui m’ont, qui m’ont fait travailler et donc j’ai, j’ai testé les devis, les entrepreneurs. Voilà, tout ce que, voilà, qu’on n’apprend pas toujours, qu’on ne te forme pas complètement. En tout cas, à l’époque, on ne trouvait pas cette partie-là.

Floortje (00:03:46.97 –> 00:03:47.97) : Même aujourd’hui.

Béatrice (00:03:48.65 –> 00:03:50.03) : Oui, voilà, peut-être, oui.

Floortje (00:03:51.07 –> 00:04:12.19) : Et donc du coup, là, tu commences, tu fais un an où tu testes les devis, tes prix, ta façon de travailler, etc., etc. De cette période-là. De cette année-là. Qu’est-ce qui t’est resté aujourd’hui ? Qu’est-ce qui m’est resté aujourd’hui ? Qu’est-ce que tu fais encore ? Ce que tu as découvert à ce moment-là et que tu dis, ben ça, c’est un truc qui est resté avec moi pendant toutes ces années-là parce que c’est un truc qui marche.

Floortje (00:04:14.46 –> 00:04:16.26) : Ou est-ce que tout a changé en fait ?

Béatrice (00:04:16.26 –> 00:04:24.22) : Non, j’ai quand même changé. À part une cliente que j’ai eue en 2014 qui est ma coiffeuse, qui est encore ma cliente maintenant en 2025.

Floortje (00:04:25.10 –> 00:04:25.58) : Génial ça.

Béatrice (00:04:26.92 –> 00:04:56.01) : Voilà, qu’est-ce que je fais ? Ce que je ne fais plus, je ne fais plus le travail avant. Je me fais payer avant de commencer mon projet, par exemple. On va parler de ça. Voilà, parce que ça, c’est vrai que c’est des erreurs qu’on fait ou on fait trois versions, quatre versions et puis après, on va se faire avoir. Ça, c’est des trucs que je ne fais plus mais que j’ai fait parce qu’on apprend tous les jours.

Floortje (00:04:56.95 –> 00:05:00.51) : Ouais, on apprend à se faire payer. Et comment tu fonctionnes à l’heure d’aujourd’hui ?

Béatrice (00:05:00.91 –> 00:05:40.83) : Quelqu’un qui arrive chez toi ? Quelqu’un qui arrive chez moi ? Alors, pour les projets, quand le devis est validé, on signe 70% du devis qu’on a travaillé. Par contre, j’ai encore, parce que j’ai pas longtemps travaillé, un devis gratuit. Depuis que j’ai rencontré Isabelle Gomez, il faut faire payer. Et là, au bout de sept ans, sept ans, huit ans de mauvaise habitude, c’est difficile. Donc, de changer ses habitudes. Et des fois, tu te dis, des fois, je laisse passer, je demande pas. Parce que voilà, j’arrive pas encore à mettre ce système en place.

Floortje (00:05:40.97 –> 00:05:41.35) : Voilà.

Béatrice (00:05:42.79 –> 00:06:24.93) : Mais, et après, 70% de la compte. 70 ? Oui, parce que je me suis fait avoir et avec une consoeur de l’UFDI, elle m’a remis du point de vue et elle m’a dit, maintenant, tu t’en donnes à 70% et si il négocie, tu pourras négocier à moins, à 50 maximum. Mais tu t’en donnes pas à 30. Donc, des travaux, ça ne se fait pas. Et tu ne démerdes pas, voilà. Et depuis, ça m’avait bien formaté dessus. Et depuis, les clients ne demandent jamais trop à descendre à 50%. Voilà, à 50%. Des fois, ils le disent. Alors, s’ils le disent, je leur ai dit, bon, OK, exceptionnellement, je fais pour vous. Parce que, voilà. Mais je leur dis que c’est exceptionnel pour eux à chaque fois.

Floortje (00:06:25.27 –> 00:06:25.51) : Oui.

Béatrice (00:06:26.29 –> 00:06:40.30) : Donc, tu prends 70% et les 30%, tu les prends quand ? Eh bien, j’échelonne après. J’échelonne sur deux parties. Bien sûr, si c’est un petit montant, je fais en une seule partie. Ça dépend après du projet.

Floortje (00:06:40.82 –> 00:06:50.28) : Bien sûr. Mais moi, j’ai appris un truc, par exemple, c’est que je ne rends jamais mon book final avant que j’ai eu le paiement final. Ce qui est quand même difficile à mettre en place parfois.

Béatrice (00:06:51.06 –> 00:06:54.60) : Moi, je fais le contraire. Je rends le book et j’attends le…

Floortje (00:06:56.18 –> 00:06:57.00) : Le paiement.

Béatrice (00:06:57.12 –> 00:06:57.66) : Le paiement.

Floortje (00:06:58.00 –> 00:06:58.44) : Oui.

Béatrice (00:06:59.26 –> 00:07:03.74) : Bon. J’ai très peu de… de clients qui ne me payent pas.

Floortje (00:07:04.48 –> 00:07:07.66) : Oui, j’en ai eu un seul. Et donc, du coup, ça a déclenché cette façon de travailler.

Béatrice (00:07:07.82 –> 00:07:30.60) : C’est pour ça aussi. Voilà. Elle m’a fait ça à l’envers. Donc, depuis, j’ai appris. Et en général, je peux courir peut-être une fois ou deux après eux parce qu’ils ont oublié, ils n’ont pas le temps, etc. Mais je veux dire, je vois, j’ai quand même eu beaucoup de chance pour les clients. J’ai des clients qui sont, on va dire, honnêtes. Après, on est tous pareils, j’imagine. À un moment donné, à la fin du mois, peut-être difficile ou ils n’ont pas le droit, ils oublient ou voilà.

Béatrice (00:07:32.80 –> 00:07:38.36) : Mais je ne reste pas avec des ardoises de factures.

Floortje (00:07:38.62 –> 00:07:46.97) : OK. Alors, en 2013, tu te lances, tu t’appelles espace aménagement décoration. C’est ça. En SEO, ça doit marcher de la balle, ça.

Béatrice (00:07:47.98 –> 00:07:49.08) : Ça ne marchait pas tellement.

Floortje (00:07:51.32 –> 00:08:05.02) : Donc, tu te lances avec ça, espace aménagement décoration. Mais ensuite, en 2020, tu changes et tu mets ton nom sur ton enseignement. Est-ce que ça, c’est suite à une discussion? Explique-moi avec Isabelle Gomez. Exactement.

Béatrice (00:08:05.54 –> 00:08:05.84) : Voilà.

Floortje (00:08:06.12 –> 00:08:19.92) : Mais explique-moi comment on va de 2013 à 2020 et à un moment ou un autre, on se dit, OK, c’est quoi qui a fait vraiment le changement? Qu’est-ce qui a fait déjà que tu vas chez Isabelle Gomez? Parce que c’est une étape quand même dans la vie d’une archi-déco.

Béatrice (00:08:20.16 –> 00:09:48.31) : Oui, moi, j’ai toujours aimé me former. Depuis que j’ai quitté MMI, je me forme, je fais des salons, j’adore apprendre, je n’aime pas, je veux toujours savoir aussi bien qu’un client. Bon, je trouve, voilà. J’apprends beaucoup et j’ai fait la formation de Delphine Denis-Pidou, j’ai fait la formation de Marie De Gaute. Voilà, donc elles sont toutes différentes. Elles m’ont toutes apporté à des moments clés de ma vie des choses différentes. C’est vrai que la dernière, c’est Isabelle. C’était la… Bon, en mon temps, je pense qu’en crescendo, c’est important. Et c’est vrai qu’Isabelle a dit… Bon, parce que moi, quand j’ai lancé en 2013, j’ai fait un logo, tu vois. J’ai vraiment… J’ai payé pour une graphie, ça m’a fait un super logo, déposé à l’INPI, c’était moi, etc. Mais on m’a expliqué que ce n’était pas moi. Parce que quand on tapait Béatrice et Isabelle, on ne trouvait pas Béatrice et Isabelle. Parce qu’elle n’était pas archi, c’était espace aménagement, décoration. Et ce logo, ce n’était pas… Voilà, donc on m’a expliqué… Et j’ai du mal à comprendre parce que j’ai dit, mais non, j’ai mon logo, j’ai tout, c’est mon identité. Et voilà, quand j’ai commencé à bien assimiler, j’ai dit, oui, si ce n’est pas moi, quand on tape Béatrice et on ne trouve pas Béatrice, il faut qu’on trouve Béatrice en tapant. Voilà, donc j’ai commencé à modifier doucement en 2020 et en 2021, j’ai vraiment changé là. Après, je garde quelque part espace aménagement, décoration. Voilà, peut-être qu’à la fin, je m’enlèverai définitivement.

Floortje (00:09:49.01 –> 00:10:19.05) : Oui, OK. OK, et donc là, tu décides, déjà, on revient un tout petit peu en arrière, tu as cette envie de développement. Finalement, d’aller plus loin, qui vient toujours à un moment ou à un autre. Donc, pour toi, le déclencheur est le fait que les gens ont dit que quand on tape Elisabeth, on ne te trouve pas. Ou est-ce qu’il y avait d’autres déclencheurs pour aller justement de l’avant, pour aller chercher, je ne sais pas,

Béatrice (00:10:19.07 –> 00:11:59.81) : plus de chiffre d’affaires, plus de notoriété, un autre type de client ? Je voulais plus de chiffre d’affaires, plus de clients. J’ai pris à ce moment-là deux alternants. Une alternante en archi d’intérieur, donc la même période, et une alternante en communication. C’était à l’époque de la fin Covid, deuxième Covid, etc. Et j’avoue qu’avec l’alternante archi d’intérieur, ça ne s’est pas trop bien passé. Et c’est une grande déception parce que c’était vraiment une demande que j’avais, c’était une envie que j’avais d’avoir une alternante. Et je voulais donc justement partir, pouvoir monter. En compétence avec des employés, parce que moi, je ne suis pas chef d’entreprise dans ma tête, je suis archi d’intérieur. Tu voulais monter une agence ? Voilà, une agence avec des collaborateurs. Et voilà, et ça ne s’est pas très bien passé avec elle. Donc, et puis après, peut-être que l’année n’a pas avec le Covid, tu sais, on ferme, on ouvre. Bref, j’ai été un peu déçue, donc j’ai peut-être que mon, comment dire, ma joie est… C’est évaporé. Voilà, voilà. Donc, j’ai arrêté, je suis repartie en mode, ben, en mode seule, avec ma casquette, je suis occupée toute seule et tout. Mais pour moi, ce n’est pas ça. Moi, j’ai besoin d’être épaulée, accompagnée. J’aime bien être seule dans mon travail, mais de temps en temps, j’aime bien être avec du monde. J’aime bien avoir une stagiaire, un collaborateur, on échange, tu vois. Bien sûr. On fuse, on touche des trucs ensemble, tu vois. J’aime bien parce que travailler toujours toute seule, c’est… Ce n’est pas créatif, ce n’est pas toujours créatif, quoi.

Floortje (00:12:00.21 –> 00:12:05.39) : Non, on peut tourner un peu en rond. Et comment tu as pallié à ça aujourd’hui ?

Béatrice (00:12:05.79 –> 00:13:10.62) : Eh ben, maintenant, je collabore avec une stagiaire que j’avais prise en 2020 ici, quand j’ai pris mon local. Elle m’a redémarché cet été, elle m’a dit, Béatrice, j’ai mon diplôme, j’aimerais bien travailler avec vous. Et ça, ça m’a touchée. Parce que je me suis dit, quoi ? Elle veut travailler avec moi ? En gros, je ne suis personne, je suis toute seule dans mon agence. Elle me dit, mais j’aimerais bien travailler avec vous, pas l’embaucher. Je dis, je ne veux pas t’embaucher pour l’instant, mais ça reste là. Et en fait, je fais appel à elle sur les projets, mais je préférais l’avoir avec moi que la prendre en sous-traitance, quoi. Mais voilà, et ça, je lui ai dit, je lui ai dit l’autre jour, voilà. Mais quand elle vient, c’est vrai qu’on travaille des fois, il y a deux heures, on n’a pas déjeuné, on est sur les trucs, c’est… Voilà. Oui, mais c’est génial. Donc voilà, et c’est vrai que je n’aime pas… J’aime bien être en temps à toute seule, parce que c’est vrai que depuis, depuis on est indépendant, on gère son temps comme on veut, on va à un salon aujourd’hui, demain on va à un showroom, on fait une pause à, je ne sais pas, à 4 heures, puis on revient à 19 heures. On n’a pas d’heure, on fait ce qu’on veut, quoi. Mais voilà.

Floortje (00:13:12.54 –> 00:13:23.20) : Alors donc, 2020, tu lances l’agence. Agence, voilà, Béatrice. Vraiment, Agence Béatrice Elisabeth. Exactement. Architecture et décoration d’intérieur.

Floortje (00:13:25.22 –> 00:13:35.48) : Là-dedans, donc tu commences avec… Tu voudrais bien travailler avec des gens, ça ne passe pas comme tu veux. Par contre, tu ne m’as pas parlé de la personne qui est venue pour la communication.

Béatrice (00:13:36.64 –> 00:14:23.13) : Stéphane. Au même moment que… Oui. Alors Stéphane, je lui avais dit que je le prendrais pour un an, et je l’ai pris pour un an. Et moi, je trouve qu’il a été très… Alors, j’ai pu communiquer pendant cette année très, très, très bien, en tout cas à l’époque. Et sinon, c’est un internat que je retiens et qui est agréable. Et on continue de… De communiquer ensemble. Bon, il m’appelle, il passe me voir, et sur mes posts, de temps en temps, il me like. Donc, il n’y a pas de… Il me like. Il me… Attends, je vais… Voilà. Il like mes posts et tout, voilà. Donc, non, non, j’ai bien… Lui, j’ai bien apprécié. C’était un jeune. Un vrai jeune, tu vois, avec son retard et tout. Mais très sympathique. Voilà.

Floortje (00:14:23.69 –> 00:14:26.83) : Donc, sur deux alternants, il y en a un qui a quand même plutôt bien travaillé.

Béatrice (00:14:26.95 –> 00:14:27.55) : Oui, voilà.

Floortje (00:14:27.77 –> 00:14:28.51) : Marché avec toi.

Béatrice (00:14:28.53 –> 00:14:37.73) : Oui, mais l’archi, tu vois, j’aurais aimé que l’archi, on soit en phase. Ouais. Voilà. On soit vraiment en phase.

Floortje (00:14:38.88 –> 00:14:53.04) : Je comprends. On ne peut malheureusement pas être en phase avec tout le monde. Non, voilà. Mais bon. Et donc, là, à ce moment-là, est-ce que c’est à ce moment-là aussi que tu ouvres ton… tes bureaux, ton showroom, qui n’est pas une boutique ?

Béatrice (00:14:53.04 –> 00:14:56.86) : Non, c’est en transition. C’est après. C’est juste après.

Floortje (00:14:57.44 –> 00:14:58.30) : OK, vas-y. Je…

Béatrice (00:14:58.30 –> 00:15:55.54) : Je… Je… Je… Je déménage parce que mon bureau, après, il était dans mon ancien… un pays avec moi. Donc, quand je déménage, je… Je pars avec Viria dans le 17e. On prend les bureaux ensemble. Et puis, virilement, on n’est pas satisfaites du local. On n’y va pas. C’est pas… C’est pas agréable. Puis moi, je ne suis pas parisienne. Donc, moi, j’ai du mal à y aller. Donc, je travaille… Je retravaille sur mon canapé chez moi un bout de temps pendant quelques mois. Et en bas dans… J’ai une galerie passante en bas dans le… De mon domicile. Il y a un local qui se libère. Et voilà. Donc, c’était bien après. C’est… Ouais, six mois, un an après Stéphane et Nora. Je trouve ce local. C’est cette opportunité. Et que je saisis, en fait. Que j’ai hésité. Et puis, que j’ai saisi. J’ai dit, allez, si je ne tente pas, je ne saurais pas. J’ai tenté. Et j’y suis encore. Donc, ça fait trois ans. Donc, j’y suis encore. Voilà.

Floortje (00:15:55.68 –> 00:16:04.42) : Mais tu as fait un cheminement avec ce local. On en a parlé. Un petit peu avant. Qui, pour toi, au départ, était une boutique. Mais finalement, c’est que des bureaux.

Béatrice (00:16:04.54 –> 00:16:59.08) : Est-ce que tu peux m’expliquer un peu ce qui s’est passé à ce moment-là ? Comme j’avais une vitrine, je suis dans une galerie. Donc, je pensais que les gens allaient passer. Allaient voir que je me rendais des bougies, des coussins. Je me proposais du tissu. Donc, du voilage, du rideau, du papier peint. Parce que j’ai plein de classeurs de tissu et de papier peint. Et je pensais que les gens, ils seraient curieux de rentrer, de poser des questions. Ce qui n’est pas le cas. Donc, je n’ai pas commandé mes bougies. Je n’ai pas commandé mes lampes Codou. Que j’avais commencé vraiment à… Parce que je me dis, les gens ne s’arrêtent pas. Et je ne vais pas investir plus que nécessaire si les gens ne rentrent pas pour acheter. Et j’ai quelques voisins de la galerie qui viennent demander une paire de rideaux, un coussin. Voilà, un store vénitien. Mais ce n’est pas… Ce n’est pas la folie. Non. Et ça commence seulement au bout de trois ans.

Floortje (00:16:59.90 –> 00:17:00.50) : Ah oui ?

Béatrice (00:17:00.50 –> 00:17:17.62) : Ah oui, oui. Alors, après, il y a des curieux à la fin. Ils me connaissent. Ils me disent, bonjour, ça va ? Tu ne travailles pas aujourd’hui ? Tu n’étais pas dans la boutique. Elle était éteinte. Tu étais où ? Donc, voilà. Mais c’est le côté prendre des nouvelles. Mais ce n’est pas le client qui vient te dire, bon, j’ai un projet. Je monte ma salle de bain, etc.

Floortje (00:17:18.81 –> 00:17:31.63) : Est-ce que… Parce que là, c’est la partie boutique. Est-ce que tu as quand même des clients qui t’arrivent parce que tu es installé là où tu es installé avec une visibilité… Oui. Autre que sur les réseaux ? Non.

Béatrice (00:17:32.13 –> 00:18:02.63) : Non. Rien du tout ? Ça n’a rien à voir. OK. Heureusement que j’ai toujours ma visibilité Internet, que j’ai recommencé à développer avec des AdWords là dernièrement. Voilà, on remet un petit peu de vitamine, on va dire de vitamine C. Et non, sinon, par la vitrine, je n’ai pas de client projet. Par le bureau, je n’ai pas de client projet. J’ai des clients, donc Store Venetian. Voilà. Store Venetian, papier peint, en rouge.

Floortje (00:18:03.55 –> 00:18:05.15) : OK. Rien qui te fait vivre, quoi.

Béatrice (00:18:05.43 –> 00:18:07.11) : Non, rien qui me fait vivre. OK.

Floortje (00:18:07.51 –> 00:18:48.98) : Bon, on va parler un peu de ta communication parce qu’effectivement, je ne me rappelle pas du tout que je t’ai dit ça il y a un an, mais je sais que je te lis puisque tu fais quelque chose qui est assez marrant, c’est que tu parles beaucoup de notre métier. Oui. Tu te mets aussi beaucoup en direct contact avec ton client final. Mais très rarement, tu parles de tendance, de coussins, de rideaux, de déclarations, globalement. Tu as une façon de communiquer qui est un peu différente. Comment, pourquoi, qu’est-ce qu’il y a derrière ces pensées-là ?

Béatrice (00:18:48.98 –> 00:19:47.68) : Alors, j’ai pris une, je ne sais pas si on dit une ghostwriter, c’est ça qu’on dit ? Quelqu’un qui m’accompagne dans mes postes. Et cette personne, elle est assez différente. Elle est assez différente. Elle est assez différente de ce que je connaissais. Donc, au début, je voulais faire des postes classiques, comme tu as dit, coussins, et elle prend beaucoup de temps avec moi. Elle me fait beaucoup parler. Donc, je pense qu’elle doit m’enregistrer ou je ne sais pas noter ce que je dis. Parce que des fois, elle ressort ce que j’ai dit. Après, elle l’arrange, elle va là. Mais c’est vraiment ce que je dis qu’elle retranscrit et elle voit une autre perception de comment il faut communiquer mon métier, ce que j’aime. Oui. Et pour toucher les clients et pour toucher mon client final. Elle me dit, ça ne sert à rien de faire les postes classiques comme avant. Et c’est vrai que cette façon différente, c’est vrai que c’est plus agréable parce que ce n’est pas pareil.

Béatrice (00:19:50.14 –> 00:20:02.02) : Ça change des autres postes qu’on voit toute la journée et ce n’est pas ce qu’elle veut et ce n’est pas ce que je veux. Moi, je veux attirer mon client idéal. Voilà. Et puis, toucher d’autres personnes.

Floortje (00:20:03.68 –> 00:20:24.12) : Oui, mais je comprends. J’ai fait le même travail que toi début de l’année fin 2024, début 2025. Et j’ai bien défini avec qui je veux parler. Effectivement, ça m’a changé énormément ma façon de communiquer en fait sur les réseaux. Oui. Est-ce que pour le coup, ça t’apporte le client que tu cibles ?

Béatrice (00:20:25.24 –> 00:20:46.18) : Alors, pas totalement encore. Mais voilà. Je pense que ça prend du temps et comme j’ai remarqué sur les QT, je me suis dit que je ne suis pas toute seule non plus en archi, de l’intérieur. Il y a de tellement de tellement beaux postes, de tellement de belles personnes aussi qui sont en parallèle. Donc après, je pense que c’est pas… Vraiment, il faut persévérer. Il faut… Voilà.

Floortje (00:20:46.40 –> 00:20:55.02) : De toute façon, nulle part, on est tout seul maintenant. Voilà. J’aimerais bien revenir à 25 ans en arrière, 30 ans. Je n’ai pas. Voilà.

Béatrice (00:20:55.18 –> 00:21:42.06) : Au début de l’Internet. Mais au moins, je pense que quand tu as touché un client, après, ça leur a siens de voir que tu communiques, soit sur LinkedIn, peut-être un peu sur Insta, etc. Peut-être que ça rassure aussi les gens. Oui, bien sûr. Maintenant, pour nous rassurer, parce que je pense qu’on est pareil quand on va acheter quelque chose, on va regarder s’ils sont sur Insta, s’il a des avis, etc. Bien sûr. voilà. Si les gens voient qu’on a de beaux postes, qu’on a vraiment une belle vitrine, un beau site, etc. Je pense qu’ils veulent tout vérifier. Ils ne font pas peut-être ça du jour au lendemain. C’est dans le coup de cœur, quoi. Un coup de cœur pour Flore, un coup de cœur pour Béatrice. Mais voilà, il faut que le coup de cœur après soit réciproque. Tu vois, il faut que ce soit vraiment boum, tous les deux, on fera un coup de cœur, quoi.

Floortje (00:21:43.80 –> 00:21:46.64) : Tu travailles avec des gens avec qui tu n’as pas le coup de cœur ?

Béatrice (00:21:48.14 –> 00:21:48.82) : Ça m’arrive.

Floortje (00:21:51.69 –> 00:22:09.09) : Vous n’avez pas vu sa tête quand elle a dit, hein ? Moi, je l’ai vue. Il y a un petit roulement des yeux qui s’est opéré. Mais oui, ça arrive à tout le monde. Ça arrive à tout le monde, oui. Comment ça se passe quand tu veux refugier un client, toi ? Un prospect, pour le coup. Alors, pour refugier un prospect, ben,

Béatrice (00:22:09.81 –> 00:22:10.99) : j’augmente le…

Floortje (00:22:10.99 –> 00:22:12.17) : Tu augmentes le prix.

Béatrice (00:22:12.33 –> 00:22:13.47) : J’augmente le prix, voilà.

Floortje (00:22:14.17 –> 00:22:17.25) : Oui, comme ça, si jamais il accepte, au moins, t’es bien payé.

Béatrice (00:22:18.29 –> 00:22:31.73) : Exactement. Et si, voilà, et puis comme eux, ils aiment bien aussi nous dire de temps en temps qu’on est trop cher, au moins, il ne me dira pas que je suis trop cher. Oui, bien sûr. S’il n’est pas correct, il ne répondra pas que je suis trop cher.

Floortje (00:22:32.19 –> 00:23:01.31) : Cette discussion de trop cher, toi qui es là depuis, 2013, est-ce que cette discussion, elle est nouvelle, entre guillemets, depuis 2020 ou même quand tu t’es lancée en 2013, 14, 15, est-ce que là, il y avait déjà cette notion de c’est trop cher ? Je dis ça parce que j’ai l’impression que le type de clientèle qui arrive vers nous aujourd’hui a beaucoup changé que les clients qu’on avait avant Covid, déjà.

Béatrice (00:23:01.71 –> 00:23:52.29) : Oui, ils ont changé. Ils ont changé et ils sont encore plus dans le pas cher, moins cher, prix correct. Alors, en région parisienne, je pense que c’est peut-être pas pareil que vers chez toi. En tout cas, je pense que pour l’île de France, ce n’est pas comme la Bretagne où les gens, ils vérifient tous les prix. Donc, tu leur fais une shopping list, tu vas mettre des fournisseurs qui ne sont pas sur Internet ou qui n’ont pas le droit de vendre. Eh bien, ils vont trouver. Et moi, elle m’a dit un jour que j’ai trouvé du Aromas moins cher que chez Aromas. J’ai mis le prix Aromas. Tu vois, moi, je mets des fournisseurs publics. Et je dis, ben, allez-y. Moi, je ne me bats pas. Et des fois, quand on trouve une shopping list, des fois, je traîne les pieds pour la faire parce que je me dis à quoi bon je vais passer du temps à la faire et après, ils vont scanner tout et ils vont aller chipoter et machin.

Floortje (00:23:53.01 –> 00:24:19.45) : Mais je ne comprends pas si, très honnêtement, j’ai du mal à comprendre comment tu me payes pour que je trouve, je te trouve un truc et globalement, tu fais appel à moi ou à moi ou à toi pour te faire gagner du temps à la base et puis faire un truc très beau, etc., etc. Et puis, ensuite, tu vas aller faire passer ton samedi sur le net pour trouver 5 euros. Moins cher

Béatrice (00:24:20.57 –> 00:24:44.41) : ou différent. C’est exactement ça. Tu me payes pour faire un travail et tu n’es pas content de mon travail et tu ne veux pas du Maison du Monde mais tu veux que tu vends du Maison du Monde ou de la road ou bien, tu ne veux pas de China mais après, tu vas chercher chez China. C’est ce qui m’est arrivé. Je ne veux pas de canapé roche-beau-bois et puis, au final, elle me dit en fin de compte, je vais prendre le roche-beau-bois. Qu’est-ce que vous en pensez, Béatrice ? Ça vous convient pour le projet ?

Floortje (00:24:44.93 –> 00:24:50.05) : Sérieux Tant que ça vous convient à vous et que moi, je vais juste partir, tout va bien. Voilà.

Béatrice (00:24:50.21 –> 00:25:26.57) : Elle m’a finalement payé mais à un moment donné, elle m’a tout fait comme ça. Même ma cuisine, ma 3D cuisine avec le menuisier, elle l’a tout modifié avec le menuisier et avec un autre cuisinier, cuisiniste et après, elle me demande de chercher les coloris du cuisse de son nouveau cuisiniste pour trouver. J’ai dit, mais madame, je ne peux pas. C’est coloré à lui. Il faut voir avec lui. Moi, je ne peux pas. J’ai peut-être cinq palettes de trucs de couleurs mais à un moment donné, je ne peux pas. Je trouvais cette couleur. Vous voyez avec lui mais tout était comme ça.

Floortje (00:25:27.21 –> 00:25:58.29) : Et du coup, parce que ça, parfois, on peut le prévoir, ce type de client. Oui. Est-ce que toi, quelque part, dans le coin de ta tête, aujourd’hui, avec l’expérience que tu as, est-ce qu’il y a des gens qui arrivent vers toi et que tu dis, je suis là, il va discuter, justement, il va aller attendre les soldes, le Black Friday, tu vois, et que tu peux dire, finalement, non.

Béatrice (00:26:01.44 –> 00:26:19.46) : Non, des fois, je me fais quand même, de temps en temps, non, mais ils sont tellement, tu sais, ils sont tellement très, très changeants. C’est comme ma stagiaire, surtout sur un beau jour et puis après, tu découvres une autre personnalité, donc pas toujours. Est-ce que tu penses

Floortje (00:26:19.46 –> 00:26:22.10) : qu’il y a moins de respect pour ce qu’on fait aujourd’hui ? Oui,

Béatrice (00:26:22.10 –> 00:26:23.00) : il y a encore moins de respect.

Floortje (00:26:23.62 –> 00:26:48.58) : Parce qu’avant, il y en avait quand même. Mais aujourd’hui, quand je dis dans une soirée que je suis décoratrice, j’ai arrêté de dire que je suis décoratrice. Pourtant, je le suis. Oui, mais ça n’intéresse pas les gens. Mais en fait, avant, je disais, je suis décoratrice, c’est génial. Là, à la limite, ils vont me dire, oh bichette, ou encore pire, oh, et qu’est-ce que fait ton mari ? Non mais, et oh, c’est un vrai métier. Donc du coup,

Béatrice (00:26:48.62 –> 00:27:25.80) : je trouve que notre métier a quand même pris un coup. Ah oui, et moi, quand je dis l’autre fois, je ne sais plus, j’ai insisté, j’ai dit deux fois que je cherchais un intérieur. Ouais, ah ouais, ok. Et puis, il y a passé, bon, ben, ça ne m’intéresse pas mon travail. Et de temps en temps, quand je dis à des personnes, je suis décoratrice, je suis décoratrice, j’ai fait un intérieur, ah, je rêve de faire ce métier, je rêve. Ça doit être trop sympa de faire des moodboards tout le temps. Ah, c’est super alors, ben, allez-y, n’hésitez pas, n’hésitez pas. Voilà, et puis tout le monde, parce que tout le monde peut, tout le monde peut être archi demain, tout le monde peut, voilà, tout le monde peut être décoratrice. Donc,

Floortje (00:27:26.36 –> 00:27:45.41) : et qu’est-ce qu’on peut faire pour justement, c’est, je, je, je conçois que c’est une grosse question que je te pose. Qu’est-ce qu’on peut faire, nous, en étant là depuis un peu plus de temps, pour redorer quelque part notre métier ?

Béatrice (00:27:46.10 –> 00:28:21.62) : Qu’est-ce qu’on peut faire ? Eh ben, continuer les postes comme on le fait déjà, là, en ce moment, pour éduquer, éduquer les gens, les futurs prospects, les futurs clients, que ce qu’on fait derrière, c’est pas, on, on, on, on, on, on, on, on, on, on, on, on, on, on, c’est pas ça notre travail, c’est de la réflexion et la réflexion, ben, ça, ça se paye comme chez un avocat. Maintenant, moi, je le dis des fois aux clients ou aux futurs clients, des fois, je peux peut-être perdre, je suis une mauvaise commerciante, des fois, je perds des trucs parce que je dis, je dis, quand vous allez chez le boulanger, votre pain, vous ne l’avez pas goûté, vous le payez.

Floortje (00:28:22.12 –> 00:28:22.40) : Donc,

Béatrice (00:28:22.44 –> 00:28:55.14) : c’est pareil pour un projet. Vous allez payer là mon projet et après, je vais vous le faire. Quand vous allez chez l’avocat, vous payez la consultation et après, vous avez les résultats. Et les gens, des fois, ils ne se rendent pas compte parce que tu n’as pas pensé comme ça dans ta tête, là, tu veux du jaune, tu sors du jaune, Béatrice. Maintenant, je n’ai plus de jaune, je veux du bleu. Tu n’avais qu’à penser à ça. Et voilà. Et les gens sont trop, ils sont trop exigeants, en même temps, trop exigeants et trop irrespectueux de notre travail.

Floortje (00:28:55.62 –> 00:29:11.28) : Et à la recherche de, je ne sais pas avec qui j’ai discuté, avec Lucie Micla, je ne sais pas, je pense du fait que maintenant aussi, elle a parfois des réponses sur ses devis de quelqu’un qui a mis son devis dans Tchadjepété. Ah ouais ? Et au Tchadjepété, elle a répondu, non, c’est beaucoup trop cher.

Béatrice (00:29:11.54 –> 00:29:16.74) : Ah ouais ? Alors moi, je ne suis pas quelqu’un d’excessivement cher et les gens me trouvent cher.

Béatrice (00:29:18.92 –> 00:30:02.06) : Mais je te promets. Oui, oui. Voilà. Donc, voilà. Donc, quand je fais un devis, moi, j’estime que c’est ce temps-là. Si tu me trouves qu’il est cher, eh ben tant pis. Je ne me bats plus parce que ce n’était pas fait pour moi. Mais je n’ai plus comme à une époque, c’est dommage, j’ai perdu ce projet, ce n’est pas grave. Tu ne veux pas de moi, eh ben c’est très bien, moi, je ne veux pas de toi non plus. Et on passe à autre chose parce que moi, je pense que je ne devise pas excessivement cher comme a appris Isabelle. Elle ne serait pas contente. Je te promets. Voilà. Elle ne serait pas contente. Donc, à un moment donné, il ne faut pas non plus que, voilà, c’est un temps passé et ce que je fournis après, derrière, moi, j’y mets tout mon, toute ma bonne volonté. Voilà, je ne vais pas,

Béatrice (00:30:04.60 –> 00:30:34.98) : quelque part, il ne faut pas que les gens non plus attendent que, tu vois, on soit là et on vienne le vendredi, pour le samedi matin, pour répondre à 22h. Ça aussi, à une époque, je faisais, je ne fais plus, tu vois, parce que quand on décrit des WhatsApp pour 22h et que tu réponds à 23h, non, non, non, voilà. Mais il faut, voilà, il faut recadrer, mais je pense qu’il y a un côté qui est un peu irrespectueux et en même temps, les gens nous prennent, voilà, pas au sérieux. Est-ce qu’aujourd’hui,

Floortje (00:30:34.98 –> 00:30:41.78) : pour tes prix, parce que tu dis, oui, je suis moins chère qu’Isabelle aurait voulu, en même temps,

Floortje (00:30:43.85 –> 00:31:00.84) : chacun a un certain type de client en face. Oui. Évidemment, je suis assez convaincue qu’un archi déco à Saint-Etienne va sûrement bosser aussi bien qu’un archi déco à Lyon. Par contre, le prix ne peut pas être le même.

Béatrice (00:31:01.14 –> 00:31:01.94) : Oui, finalement.

Floortje (00:31:02.20 –> 00:31:07.24) : Donc, est-ce qu’aujourd’hui, les prix que tu factures, tu estimes qu’ils sont corrects

Béatrice (00:31:07.24 –> 00:31:40.06) : par rapport à ce que tu fournis ? Ils sont corrects par rapport à ce que je fournis et par rapport à mon entourage. Je pourrais être un peu plus chère en visite conseil ou en visite de vie, mais j’ai essayé et je n’ai pas eu de retour. Je n’avais pas de demande. Donc, j’ai dit à un moment donné, peut-être que c’est pour où je suis, peut-être que ce n’est pas le prix qu’il faut. Mais je ne suis pas une spécialiste du… Non. C’est quoi la visite de vie ? 365 euros.

Floortje (00:31:40.48 –> 00:31:54.53) : Ah, de vie. Oh là là. Là, je ne t’explique même pas ce qui s’est passé dans ma tête. Tu as dit de vie et moi, j’ai compris de vie. Donc, D-E, plus loin, V-I-E. C’est quoi ce truc ? C’est nouveau. J’aimerais bien le mettre en place.

Béatrice (00:31:54.89 –> 00:32:35.73) : La visite de vie. Non, de vie. J’ai mis visite conseil et visite de vie. J’ai mis le même prix. J’ai essayé deux prix différents. Ça fonctionne. En tout cas, je n’ai pas eu de retour. Et tu es à 390, c’est ça ? Non, c’est 365. J’ai redescendu un petit peu. Voilà. Parce que les gens, après que tu payes un gros montant, ils veulent beaucoup de choses. Ils veulent des cookies pour une visite conseil. Ils veulent des comptes rendus. Donc, à un moment donné, il faut peut-être remettre le cœur sur une visite conseil. C’est une visite conseil. Et puis, tu fais juste un truc succinct. Pour moi, tu fais un truc succinct et si tu veux plus, on passe au projet.

Floortje (00:32:36.81 –> 00:32:44.61) : Donc, globalement, pour toi, une visite conseil et une visite de vie, c’est la même chose. Et tu peux en sortir avec une…

Béatrice (00:32:45.23 –> 00:33:10.06) : Vas-y. Je teste, je teste. Mais tu vois, les gens, même une visite conseil, là, ils me disaient… J’ai la demande, là, récemment. Visite conseil, est-ce que je peux avoir un petit croquis, s’il vous plaît ? Je lui renvoie le lien de ma… Je lui dis que non, ce n’est pas prévu. Voilà, je lui fais un compte-rendu, mais je ne mets pas de croquis. C’est notre prestation et de plus, je n’ai pas de retour. Ah oui, moi,

Floortje (00:33:10.10 –> 00:33:36.56) : je leur dis si je le fais sur place. Si, à la demande de croquis, on peut… Parce que moi, je fais comme toi. J’ai une visite conseil qui est en même temps une visite de vie. Et donc, du coup, ils me disent oui, mais est-ce qu’on s’en sort avec des plans ? Non, quand même pas. Et quelques croquis, je me dis que si, en fait, on discute et je vous fais un croquis pour montrer ce que je veux dire, effectivement, ce croquis est à vous. Mais je ne vais pas

Béatrice (00:33:36.56 –> 00:33:37.18) : me poser après

Floortje (00:33:37.18 –> 00:33:37.72) : pour en faire.

Béatrice (00:33:39.26 –> 00:34:04.56) : Oui, voilà, mais ça veut dire que ton croquis, tu vas laisser un croquis et s’il y a un problème, il ne faut pas… Voilà, parce que moi, je ne veux pas faire des trucs pour laisser chez les gens et qu’après, ils me disent ah, vous avez fait un croquis et puis, je me suis inspirée de ça et puis, c’est votre faute, tu vois. Moi, je suis… C’est vrai que je ne suis pas trop… Voilà, mais peut-être que tu as raison, peut-être qu’il faut faire des croquis et puis mettre juste que c’est… Ce que c’est, tu vois. Non, parce que moi…

Floortje (00:34:04.56 –> 00:34:06.04) : Et mettons tes conditions

Béatrice (00:34:06.40 –> 00:34:16.18) : générales de vente et ton disclaimer avec. Ah non, mais tu n’imagines pas les gens qui me disent qu’en tout cas pour moi, ils sont tellement des fois vicieux que je prends des précautions,

Floortje (00:34:16.22 –> 00:34:41.92) : quoi. Tu as bien raison. Après, tu dis, mais j’aime bien être toute seule, mais j’aime bien aussi être entourée. Toi, tu es quand même quelque part très bien entourée puisque… Et c’est marrant qu’on ne s’est pas trop croisées puisque… Puisque tu fais partie de l’UEFDI, l’Union francophone des décorateurs et architectes d’intérieur, aussi bien connue chez les décorpreneurs que l’association de mon petit cœur parce que je les adore. Est-ce que tu peux m’en parler un petit peu ? Qu’est-ce que ça t’apporte ?

Béatrice (00:34:43.75 –> 00:36:18.67) : On s’est rencontrées, Fleur, plusieurs fois, mais plutôt dans les AG et dans les déco-sessions. Moi, je m’en souviens. Alors, très rarement, on n’a peut-être pas papoté pendant longtemps, mais on s’est toujours dit bonjour avec… Bien sûr, parce qu’on est polis. Et voilà, après, à l’Utah de Lyon, on a à chacune peut-être nos copines préférées, mais après, voilà. Et ce que ça m’apporte, moi, je suis rentrée en 2017 à la session de Corse, donc c’était super. Et ce que ça m’apporte, c’est de faire les salons avec d’autres déco-copines, d’échanger, parce que des fois, quand tu fais un salon, tu prends des fournisseurs, tu as toujours tes habitudes, donc tu ne rate pas d’autres que tu n’as pas envie de regarder. Et moi, j’ai appris avec les… avec ses copines, ses consoeurs, et après, ça change, ça tourne. Et bien, des fois, elles trouvent sur des fournisseurs des fois que je n’aurais jamais regardé. Et puis, quand elles parlent ensemble, des fois, je me dis… Et puis après, à force d’affront, je me dis, en fait, ce n’est pas si bête. Et donc, je m’oblige à être plus ouverte à plein de fournisseurs que je n’aurais peut-être pas… Quand on fait tout seul mon salon, quand je faisais comme avant, je n’aurais pas regardé. Maintenant, je suis plus ouverte. Donc, voilà. Et c’est d’échanger aussi. Et puis, quand on fait les salons, on fait les réunions, on échange nos problèmes, le client, qu’est-ce que tu peux faire là et qu’est-ce que tu mettrais là, etc. Donc, c’est l’échange. C’est l’échange tout le temps. Et puis après, c’est la rigolade et puis un petit dîner. Et voilà. Et puis, il y a les déco-sessions qui sont quand même très, très sympas. Voilà. Et puis, on essaie de partir ensemble à Valence, à Milan.

Béatrice (00:36:21.07 –> 00:37:24.94) : C’est un vrai soutien. Oui. Pour moi, oui. Moi, j’aime bien, j’aime être seule, mais j’aime bien aussi avoir de temps en temps à rigoler, être avec des copines. Même si on ne parle pas, on est ensemble, on écoute, on donne son point de vue. Voilà. On est ensemble. Et puis, on est pareil. On est tous pareils. En plus, on a le même niveau. On est des femmes indépendantes. On a une fille. Tu vois ? On est tous pareils. il n’y a pas de jugement. Non, non, non. Et puis, il faut rigoler parfois parce que… Voilà. Et puis, c’est plutôt en respect, mutuel, tu vois ? Il n’y a pas de… Je ne suis plus forte que toi. Je suis machin. Non, non. Moi, ce n’est pas grave que je te le prends. Et quand je suis avec elle, c’est vraiment parce que j’ai envie d’être là. Si je n’ai pas envie, je n’y vais pas. Si je ne suis pas bien, je n’y vais pas. Si j’y vais, c’est parce que j’ai envie d’entendre des gens contents, d’être soutenue, d’échanger sur nos problèmes de boulot et même de vie, quoi. Tu racontes un truc, tu es écoutée. Tout simplement. Moi, c’est l’échange.

Floortje (00:37:25.34 –> 00:38:07.02) : Donc, globalement, tu conseilles bien à ceux qui ont envie d’avoir un peu plus de soutien de faire un tour sur l’ufdi.fr ? Oui, exactement. Tout à fait. J’ai l’impression de faire la pub, tu vois ? Mais bon, ça, je le fais depuis que j’ai lancé le podcast. Oui, c’est très bien. Alors, pour finir, j’aimerais bien que tu me parles d’un ou deux anecdotes que tu peux avoir sur ta vie d’entrepreneur de 2013 où forcément, il y a des choses que tu as dû apprendre un peu dans le dur. Qu’est-ce que tu as vécu dans toutes ces années-là où aujourd’hui, ça te sert encore

Béatrice (00:38:07.02 –> 00:40:07.53) : positif ou négatif ? Des anecdotes de clients, des anecdotes de projets ? Oui. Tout ? Par exemple, j’ai des clients, des très bons clients que j’apprécie dans le monde, énormément et je pense que c’est réciproque. Premier projet à Garche, ils m’ont mis dans les pattes un entrepreneur. J’avais déjà le mien, etc. Je travaillais bien. Ils m’ont collé dans les pattes et lui, le jeune, il dit « Ouais, j’ai fini ici dans 6 juillets. » C’est ça, même pas. Ce n’est pas possible, tu vois. Et puis, c’est gai, tu n’avais pas les clés. Mon usine, il y avait des frictions. Et tu sais quoi ? Ils ont fini une semaine avant. Le mec, il est bon. En plus, le travail était nickel. Il est respectueux. Tout s’est bien passé. Sauf une fois, en tout cas, mon usine, c’était entre hommes, ça m’a réclamé une fois que le travail, il a fini dans les temps. Et depuis, donc, 2017, je travaille avec cette entreprise. C’est bien ça. Parce que quand je l’ai remis sur notre chantier derrière, il m’a dit « Ah, ça, je finis ça là. » Il a fini avant. Et depuis, en fait, je travaille dans cette entreprise. C’est trop bien. Je suis revenue pour ces mêmes clients. trois ans plus tard, trois, quatre ans plus tard, il m’appelle « Béatrice, on veut maintenant réformer pour le second. La fille est partie. On veut mettre un ascenseur. » Et moi, spontanément et naïvement, je leur dis « Mais je ne sais pas faire un ascenseur. » Ils disent « Vous avez appris hein, Béatrice ? » Et j’ai mis un ascenseur chez eux. Voilà. Tu vois, ça, c’est des clients. C’est des clients qui sont, je ne sais pas, qui sont, je ne sais pas ce que je veux dire, qui sont normaux, qui sont cool, je ne sais pas comment dire. Ça, c’est des clients, visiblement. À chaque fois, oui, j’ai adoré travailler avec eux à chaque fois parce qu’à chaque fois, ils m’ont mis à l’aise. Ils disent « Voilà. » Et on a fait des projets super.

Béatrice (00:40:09.59 –> 00:41:36.83) : c’est pareil pour l’Américain. Je travaille avec un Américain. Donc, le client final, il est aux Etats-Unis. Je ne l’ai jamais vu. Il parle anglais couramment. Moi, je parle français couramment. Il y a un associé qui vient en France faire le lien, qui parle français et anglais. Et il y en a un autre qui est ici qui me surveille. Mais c’est moi qui gère tout. Et ils me disent à Venu Rap, il faut mettre la clim, Béatrice. À Venu Rap, avec la Tour Eiffel derrière. Et je cherche le moyen, je ne trouve pas. Et puis, on a des soucis avec la propriété pour des colonnes qui fuient. Et au bout de trois, quatre mois, le client me dit « Bon, Béatrice, c’est pas le cas. C’est pas grave si tu n’y arrives pas. Si tu mets dans ma chambre une clim baladeur, c’est pas grave. Mais si dans le reste, tu y arrives, ça va aller. » Et là, quand il m’a dit ça, j’ai dit « Non, non, non. Si un client me fait ça, non. » J’ai fait tout l’immeuble. Je suis montée partout chercher le liste de procédures. J’ai trouvé des clims qui ne peuvent pas être à leur place. Et après, j’ai trouvé une façon de mettre la clim. Alors, j’ai changé mon projet. J’ai rabaissé les plafonds. J’ai modifié les moulures, etc. Et j’ai dit « Maintenant, John, je vous mets la clim partout dans la maison. » Et il m’a dit « Le projet, je n’avais pas fini. » Il m’a dit « C’est bon. C’est bon. Moi, le projet, il est fini. » Il est nickel. Parce que franchement, il est nickel. Et après, à la fin, il me dit « Bon, tu as une cuisine chez toi ? » Il m’appelle avec son associé. « Oui, tu as une cuisine. Tu sais aménager une cuisine ? » « Oui. Tu peux faire pareil pour moi ? » Je dis « Ben oui, mais vous voulez quoi ? » Il me dit « Ben, fais comme pour toi. »

Béatrice (00:41:39.49 –> 00:41:39.73) : Donc,

Béatrice (00:41:42.84 –> 00:43:23.58) : je ne sais pas, c’est vous qui allez manger dedans quand vous allez venir. Il me dit « Non, non, non. Tu choisis. Tu prends ça. » Vraiment, tout était comme ça à la fin. C’est génial. Après, j’avais le stress. Je me dis « Et s’il arrive ? » Et puis, il n’aime pas la dorure. Ou bien, il n’aime pas ceci. Et ce client, il devait arriver pour fin mars 2020. C’était le Covid. Il devait y aller pour son anniversaire. Je devais avoir tout terminé. Le Covid est arrivé. J’ai fermé l’appartement. J’avais quasiment terminé. Je l’ai rouvert en juillet pour nous parce qu’en juillet, en France, on pouvait accéder pour travailler. Donc, j’ai finalisé son appartement. J’ai fini les caméras, tout ça. Donc, il pouvait voir son appartement de Washington par les caméras. Trop bien. Et je pense que quand il est venu un an après, on ne s’est pas vu. Mais ce client, je ne l’ai jamais vu. En tout cas, à chaque vœu, c’est des vœux vraiment. Il est très content, etc. Parce que de ce que j’ai fait de son appartement, de son bien qu’il a investi et apparemment, c’est un pied-à-terre. C’est juste un pied-à-terre de 100 mètres carrés, tu vois. Eh bien, pour lui, c’était wow. Parce que j’ai fait une cuisine, j’ai modifié sa cuisine en chambre, etc. Et vraiment, ce client, vraiment, je l’aime beaucoup et je pense qu’il m’aime beaucoup parce qu’on ne s’est jamais vu. On a toujours parlé au téléphone. On ne s’est jamais vu en visio. Et vraiment, j’ai fait pour lui des… J’ai créé une verrière, tu vois. J’ai fait des choses, en fait, que je ne pensais pas non plus pouvoir faire et j’ai touché dans ce projet, j’ai touché plein de nouveaux métiers, plein de corps de métiers et pour moi, c’était vraiment

Béatrice (00:43:26.30 –> 00:43:36.00) : le graal à l’époque. Après, on m’a identifié à des projets classiques. Alors, je dis non, je ne suis pas du classique. C’est ce que la demande du client, tu vois. Le client voulait du classique, etc. Je suis du classique. Mais vraiment, ce client,

Béatrice (00:43:38.60 –> 00:43:55.48) : ça m’a touchée quand il m’a dit ben, ce n’est pas grave, toi, dans ma chambre, tu mets un bon baladeur et dans le reste, tu fais avec. Et là, j’avais dit non, je ne peux pas faire ça. Moi, je vais jusqu’au bout, je vais trouver une faille et maintenant, tous mes projets, je trouve des failles, je trouve comment faire plaisir au client.

Floortje (00:43:56.18 –> 00:44:04.38) : Est-ce que ça te fait vraiment, parce que pour le coup, ce que j’entends, c’est que ça te fait énormément monter en compétence aussi. Ah ben oui.

Béatrice (00:44:04.78 –> 00:44:05.42) : Ah oui, oui.

Béatrice (00:44:07.94 –> 00:45:01.32) : Ce projet m’a fait découvrir plein d’autres métiers et j’ai trouvé pour les luminaires, pour toi, je n’ai même pas fait ramonner sa cheminée. Ce n’était pas dans le truc, mais comme j’avais tout le chantier, j’ai dit, je ramonne la cheminée, je ferai accorder le piano, j’ai mis la lessive, j’ai lavé les draps, j’ai fait installer sur les draps dans le lit, j’ai tout fait. Service jusqu’au bout. Jusqu’au bout. Tout ça pour qu’on me dise, mais Béatrice, John va venir, il va commander sur Uber, il ne va pas se servir de la cuisine. Je dis, oui, mais il me demande, tu ne peux pas je dois le faire. Et on m’a dit, cet appartement ne servira jamais. Mais voilà, mais c’était sa demande. Et sur le coup, il m’avait demandé, alors c’était avant Covid, il m’avait demandé de venir après à Washington pour faire sa maison. Mais bon, il y a eu Covid, donc je ne pouvais pas partir à Washington. Mais ça, ça aurait été pour moi

Floortje (00:45:01.32 –> 00:45:03.16) : de la balle.

Béatrice (00:45:03.34 –> 00:45:16.54) : Oui, voilà. Il m’a dit, Béatrice, John a acheté sa maison à Washington, tu pourras venir la faire. Je dis, oui, oui, oui. Je vais lui dire, je ne parle pas anglais couramment, mais ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave. Je vais vite prendre des cours

Floortje (00:45:16.54 –> 00:45:26.54) : et puis j’arrive. J’arrive, attends-moi. J’arrive. Et dans l’autre sens, est-ce qu’il y a eu une expérience qui t’a tellement miné que plus jamais tu fais cette erreur-là ?

Béatrice (00:45:27.40 –> 00:45:47.20) : Eh bien, c’est le coup des 3D, c’est le coup des accounts. C’est justement de faire des 3D, de faire plaisir aux clients, de leur faire une version, deux versions, trois versions. Et puis après, qu’ils te disent, eh bien non, en fait, je n’ai pas ce que je veux, donc tu n’arrives pas à savoir ce que j’ai dans la tête et tu ne sais pas ce que j’ai dans la tête. Donc, voilà.

Floortje (00:45:47.76 –> 00:45:48.76) : Et donc, je ne te payais pas.

Béatrice (00:45:49.60 –> 00:45:56.06) : Exactement. Ça, c’était en 2015 et c’est arrivé deux fois de suite en 2014-2015 et ça m’est arrivé.

Floortje (00:45:57.19 –> 00:46:00.33) : Et c’est là où tu as mis en place les 70 % des comptes. Exactement.

Béatrice (00:46:00.33 –> 00:46:22.79) : Après, je modifie. Voilà, ça dépend si c’est un très gros projet qui dure plusieurs mois, tu vois, ou si c’est un gros projet, je peux mettre à 50 % et puis je cligne un peu plus pour, voilà. Mais quand c’est un projet, une salle, le bain, quelque chose comme ça, je fais 70 %, 30 %. Sauf si tu me dis « bah, triste quand même », voilà. Je préfère maintenant, après, discuter avec le client que… Voilà.

Floortje (00:46:23.55 –> 00:46:37.19) : Oui. Deux dernières petites questions. Est-ce que tu as une dernière pépite à donner aux auditeurs de Décopreneurs, du Cine, mais ça, vraiment, n’oublie pas que. Et qui est-ce que je dois interviewer par la suite ?

Floortje (00:46:40.08 –> 00:46:55.22) : Deux questions. Alors, tu m’as dit que ta première question, c’était ? Première question, c’est est-ce que tu as un dernier truc à dire aux auditrices et aux auditeurs ? Il faut quand même que je ne les oublie pas. Des Décopreneurs, une pépite de business et qui est-ce que je dois interviewer après ?

Béatrice (00:46:55.68 –> 00:46:56.00) : Alors,

Floortje (00:46:56.04 –> 00:46:57.18) : une pépite,

Béatrice (00:46:57.22 –> 00:46:58.98) : qu’est-ce que je pourrais dire à une pépite ?

Béatrice (00:47:02.36 –> 00:47:10.58) : Ben, se former, avoir les bons logiciels, parce que voilà. Mais il faut… Alors, il faut être… Il faut quand même être top tout ce qui est…

Béatrice (00:47:13.73 –> 00:47:19.73) : Je ne me tiens pas presque… Comment je vais dire ça ? Je ne sais pas. Le logiciel, tu sais, pas Time, mais…

Béatrice (00:47:23.00 –> 00:47:25.04) : Ah, zut, aide-moi là. Tout ce qui est…

Béatrice (00:47:27.25 –> 00:48:02.00) : Ouais, comptabilité, paperasse, de vite, voilà, qu’on ait un truc bien, déjà bien géré. Bien organisé. Bien organisé, voilà. Comme ça, on ne part pas dans tous les sens parce que ça, je pense que pour nous toutes, au début, on a un truc sur Word, un truc sur Excel. Il faut vraiment bien gérer ça pour ne pas perdre de temps. Et après, trouver le bon logiciel aussi qui est peut-être pour les 3D, pour les planches des cours. Parce que tu vois, c’est du temps. Il faut qu’on puisse gérer bien notre temps et donc avoir vraiment cette base-là de bien… Comment dire ? Bien… va bien choisir.

Floortje (00:48:02.00 –> 00:48:21.64) : Il ne faut pas partir sur tout ce qui est… Parce qu’il y a énormément de choses. C’est ça. Et puis, moi, je sais, par exemple, moi, mon premier choix a été SketchUp. Et donc, du coup, je suis un as dans SketchUp. Forcément, j’ai vu passer PaletteCAD et Archicad et ça a l’air absolument magnifique. Mais pour rien au monde, je change, puisque SketchUp, je le fais

Béatrice (00:48:21.64 –> 00:48:52.20) : les yeux fermés maintenant. Voilà. Tu es rapide. Après, c’est la mise en page avec les prix. C’est trouver à chacune, chacun, son logiciel. C’est pour ça qu’on travaille pour que ce soit vraiment optimal et qu’on ne perd pas de temps. Voilà. Parce que sinon, le temps pour nous, quand tu fais un mood board, une shopping list, pour le temps, c’est de l’argent, quoi. Bien sûr. Tu fais là, tu ne peux pas le faire, tu ne peux pas faire ton poste de link coding, tu ne peux pas faire ton poste de link coding, tu ne peux pas sourcer

Floortje (00:48:52.20 –> 00:48:53.66) : d’autres fournisseurs, etc.

Béatrice (00:48:53.90 –> 00:49:20.98) : Il faut bien tout gérer. Chacun a sa façon. Chacun est différent. Et ça, moi, ça ne me gêne pas. Mais voilà. Pour moi, c’est très important qu’on soit bien armé pour ça. Oui. Les bons processus sont en place. Voilà. Les bons processus. C’est ça. C’est ce que je cherchais. Les bons processus. Les bons processus. Voilà. Et qui tu pourrais inviter ? Ola. Ola. Ola. Ola. C’est une…

Floortje (00:49:20.98 –> 00:49:27.60) : Mais tu n’as pas le droit de dire Isabelle Gomez, toi. Non. Elle est déjà venue trois fois. Oui, je sais. Même si elle pourrait revenir

Béatrice (00:49:27.60 –> 00:49:28.78) : quatre, cinq fois s’il faut.

Béatrice (00:49:30.94 –> 00:49:51.78) : Tu n’as jamais invité… Je ne sais pas si… Vas-y. Je me suis posé la question ce matin si tu avais déjà invité Delphine Denis-Pidou. Non. Et Laetitia Petit. Oui, Laetitia, elle est venue. Elle est venue, voilà. Parce que je me suis posé la question, je n’ai pas vu de poste et après, voilà. Mais Delphine,

Floortje (00:49:51.80 –> 00:50:00.44) : je ne l’ai effectivement pas encore invité. Voilà. Mais je peux tout à fait bien le faire. Comme ça, on peut reparler un peu du OVDI en plus.

Béatrice (00:50:00.98 –> 00:50:07.14) : Voilà. Oui, après, en tant qu’attrice, il y avait Marie. Après, il y a des personnes différentes.

Floortje (00:50:10.50 –> 00:50:12.78) : Écoute, je vais commencer par Delphine. Qu’est-ce que tu en penses ?

Béatrice (00:50:12.78 –> 00:50:15.78) : Voilà. Voilà. Je vais lui dire

Floortje (00:50:15.78 –> 00:50:17.54) : que je viens de ta part. Eh bien, voilà.

Béatrice (00:50:18.46 –> 00:50:18.82) : Voilà.

Floortje (00:50:18.98 –> 00:50:30.20) : Un grand merci. J’étais vraiment très contente de discuter avec toi. Merci pour tout ce que tu as pu partager. C’était génial. Merci, Florent. Merci à toi de m’avoir invité. Avec grand plaisir. Et puis, je te dis à très bientôt. À bientôt.

Béatrice (00:50:30.78 –> 00:50:31.42) : Merci beaucoup.