Pascale Gery, créatrice de Pascale Gery Intérieur et Design à Fontainebleau, était destinée à totalement autre chose que la décoration d’intérieur… Elle a commencé par un diplôme n droit avec un DEA en sup de luxe…. 
Après une carrière dans l’univers de start-up, elle a choisi de donner une autre dimension à son parcours professionnel afin de conjuguer passion pour le design et l’envie de créer. On parle de la différence suivie esthétique et suivie de travaux, que ce qu’on mets dans un devis et comment protéger son patrimoine si nous sommes auto-entrepreneur. Ça faut le détour !

 Les chapitres :

00:00:12 – Introduction et présentation de Pascal Géry
00:01:19 – Début de la conversation avec Pascal Géry
00:02:00 – Parcours académique et professionnel de Pascal
00:06:30 – Début dans la décoration d’intérieur
00:08:09 – Premier projet et premiers défis
00:10:09 – Méthodologie et organisation de projet
00:14:00 – Relation avec les clients et gestion des attentes
00:16:37 – Utilisation des compétences en droit dans l’entrepreneuriat
00:24:34 – Gestion administrative et protection du patrimoine
00:29:09 – Apprentissage de l’expérience et partage de conseils
00:33:19 – Différenciation face au client en matière de suivi de projet
00:35:12 – Objectifs de business et développement futur
00:38:46 – Nouvelle offre de service clé en main pour investisseurs
00:41:44 – Conclusion et contact sur les réseaux sociaux”

 Transcription par Autoscript

Floortje (00:00:12.21 –> 00:01:14.43) : Bienvenue chez les Décopreneurs, le podcast pour les architectes et les décorateurs d’intérieur où on parle de notre business. Sur le podcast aujourd’hui, j’ai Pascal Géry de Pascal Géry Intérieur & Design de Fontainebleau qui a un parcours bien atypique puisque Pascal est diplômé en droit avec un DEA en marketing de luxe. Il y a un côté créatif mais il y a clairement un côté, j’ai envie de dire, très droit. Elle a partagé plein d’astuces avec moi. On a parlé de son business plan, on a parlé de ses débuts, on a parlé de qu’est-ce qu’on met oui ou non dans son devis. On a abordé vraiment plein de sujets très intéressants. Et puis, elle a aussi une petite pépite à partager avec ceux qui sont en micro-entreprise. Et comment on peut faire pour mieux protéger notre patrimoine. Je te laisse découvrir.

Floortje (00:01:19.82 –> 00:01:23.36) : Bienvenue Pascal, merci de prendre le temps de discuter avec moi aujourd’hui.

Pascale (00:01:23.60 –> 00:01:25.82) : Bonjour, merci, c’est un plaisir.

Floortje (00:01:26.80 –> 00:02:00.26) : C’est un grand plaisir pour moi. On se connaît par notre billet de Bouge ta boîte. Et dans ton parcours, ce qui m’a marqué en premier, c’est que tu es diplômé en droit. Est-ce que tu peux me parler un petit peu de ton parcours de ce côté droit jusqu’à la décoratrice créative qui, en plus, j’ai envie de dire, prend parfois aussi du temps pour créer des tableaux, travailler avec des couleurs et être très dans le passion et la création ?

Pascale (00:02:00.55 –> 00:06:26.74) : Alors oui, c’est assez contradictoire, c’est assez amusant parce que moi, je suis une artiste contrariée en fait. Et donc, j’ai fait des études qui me correspondaient à moitié, on va dire ça. On a tous en nous des côtés un peu, on a plusieurs aspects de compétences et d’intérêts. Et je me suis retrouvée à faire du droit parce que je ne savais pas quoi faire. Voilà, typiquement, c’était la super orientation en époque où il y avait moins de conseils en orientation. Et je m’étais dit, bon, je vais faire comme ma cousine, je fais du droit, ça débouche sur tout, donc allons-y. Et j’ai fait comme ça. Donc, je suis allée jusqu’à un niveau DEA à l’époque, en droit international économique. Donc, mes quatre premières années pour droit, je n’ai pas du tout aimé mes études, je ne me passionnais pas. Je le faisais, mais sans passion. Le DEA, ça a été plus sympa. Là, j’ai commencé vraiment à bien aimer la matière, à m’y intéresser. Et donc, voilà, après, j’ai été diplômée. En même temps que mon DEA, j’avais quand même fait un marquis. Un troisième cycle en marketing du luxe, parce que c’est quelque chose, tu vois, l’aspect luxe, création, créativité qui me plaisait, qui était contrefaçon. Voilà, ça, c’était un sujet qui me tenait à cœur. Donc, j’ai fait cette école, c’est sub de luxe, à l’époque, qui existe toujours d’ailleurs. Et voilà, après, je me suis vraiment laissée porter par, c’est assez marrant de se laisser porter par les rencontres et les circonstances. J’ai fait un stage très intéressant dans le service de recherche de l’ENA. Et à partir de là, j’ai rencontré plein de gens et j’ai pu intégrer une structure qui était assez naissante en France. On en parle beaucoup maintenant, mais c’était les incubateurs. Super. Et à l’époque, ça n’existait pas du tout. C’était vraiment un concept très anglo-saxon. Donc, j’ai participé à la création du premier incubateur en France, à Paris. Et bon, c’était génial parce qu’il n’y avait pas que du droit. Je m’occupais de tout, de la mise en place de la structure, la recherche de partenariats. Le recrutement des start-up, enfin des chercheurs, en fait, tout le monde était un organisme où on aidait les chercheurs à créer leur entreprise pour valoriser la recherche française. Bon, voilà, j’ai eu ce parcours-là pendant une dizaine d’années et dans lequel je me suis vraiment bien plu. C’était un super job, très enrichissant, avec plein de rencontres incroyables dans le monde de la recherche. C’était super. Et puis ensuite, voilà, mon mari, j’ai suivi mon mari. Bien, bien gentiment. On est parti s’installer dans la belle région d’Avignon. On a quitté la région parisienne, donc Avignon. Et là, j’avais trois garçons en bas âge et j’ai fait un break parce qu’ils voyageaient beaucoup. Et je n’ai pas retrouvé d’incubateur, évidemment, à Avignon. On me proposait Marseille ou Montpellier, mais c’était beaucoup trop loin. Donc, voilà, j’ai fait un grand break, en fait, après huit ans où je me suis occupée de mes enfants. Et j’ai beaucoup appris également parce que ça a été très, très long. C’était une vraie rupture entre la femme active qui travaillait à Paris et se retrouver en province avec trois enfants en bas âge. Ça change. Ça n’a pas forcément été facile, même si on se dit, quand on se retrouve au soleil, c’est quand même pas mal, sans travailler. Ouais, non. Voilà, ce n’est pas forcément tout rose. Et ensuite, on est remonté. Donc, on est arrivé sur Fontainebleau. Et là, on a acheté une maison où il y avait tout à refaire. C’était vraiment un casino. C’était une orine. Et je me suis beaucoup impliquée dans ce projet. Déjà, auparavant, on avait refait à chaque fois les appartements, maisons qu’on avait pu acheter. À chaque fois, on refaisait tout. Mais là, bon, c’était vraiment un gros projet. Et voilà, je trouvais ça génial. Ça m’a plu. Et puis, je me disais, bon, il faudrait que je reprenne à travailler. Les enfants vont grandir. Je ne vais pas rester à la maison sans rien faire, même si j’étais active. Mais j’avais vraiment envie de travailler. Et puis, j’ai fait un projet. J’avais mes enfants aussi, qui étaient assez demandeurs. Il y en a un, un jour, qui m’a dit, quand je vais raconter un peu mes études et tout, il me regarde en me disant, maman, tout ça pour ça.

Pascale (00:06:30.88 –> 00:08:06.12) : C’est la parole d’un enfant qui te réveille. C’est un peu un punching ball. Mais je le remercie, parce que du coup, ça m’a… Je dis, mais il a raison. C’est important. Voilà. Là, je me suis vraiment activée. Et puis, donc, j’ai commencé à travailler. J’ai commencé à rechercher, effectivement, dans… Je voulais… Je me suis dit, bon, je ne vais pas retrouver ce que j’avais avant comme job. Donc, j’avais envie de changer, de tourner la page et de repartir sur une nouvelle base. Et donc, j’avais regardé les formations, comme ça. Puis, à chaque fois, je me disais, ouais, non, c’est trop ceci, pas assez cela. Je tournais un peu autour du pot. Et un jour, ma belle-sœur m’appelle en disant, écoute, il y a des portes ouvertes demain dans telle école à Paris. J’ai deux copines qui ont fait ça. C’est génial. Je te vois tout à fait faire ça. Il faut que tu y ailles. Et j’avais repéré l’école déjà. Mais je me disais, bon, je ne sais pas. Enfin, bref, je me rends aux portes ouvertes. Et là, j’ai vu que c’était une formation diplômante en trois mois qui avait l’air très efficace. Quand j’ai vu les books qui étaient rendus au bout des trois mois. Et je me suis dit, bon, allez, go, j’y vais. Je n’ai rien à perdre. Enfin, bon, c’est le moment. Pourquoi pas. Donc, voilà mon parcours. Et donc, écoute. Et de là, tu es devenue décoratrice. Oui. Je me suis lancée vraiment. C’était un grand virage. Et voilà. Je me suis lancée. J’avais toute ma famille pour m’encourager. C’était quand même important aussi. Parce que la formation était quand même assez intense. Enfin, très intense. C’était vraiment trois mois non-stop. Et voilà. Après, j’ai eu la chance de faire un stage dans un cabinet d’architectes pendant six mois.

Floortje (00:08:09.05 –> 00:08:11.33) : Avec qui tu travailles aussi aujourd’hui, non ? Voilà.

Pascale (00:08:11.35 –> 00:08:16.53) : Avec qui je collabore de temps en temps sur des projets. Et je me suis lancée.

Floortje (00:08:18.39 –> 00:08:25.01) : Et donc, avant d’aller dans cette école, tu n’avais pas forcément dit, tiens, décoratrice, c’est mon métier ?

Pascale (00:08:27.99 –> 00:08:44.17) : Non, pas vraiment. Enfin, je savais que je voulais faire quelque chose de créatif. Je m’étais intéressée aussi à l’art-thérapie, tu vois, parce que je fais des tableaux. Enfin, j’aime bien peindre à mes heures perdues. Et voilà. Donc, je savais que ça allait tourner autour du monde de l’art, de la création.

Pascale (00:08:48.19 –> 00:09:00.72) : Et puis, c’est vrai que j’avais… Enfin, que ce soit auprès de la famille ou des amis, donner quelques conseils à chaque fois en aménagement intérieur. Voilà, j’avais quelques idées à chaque fois.

Floortje (00:09:01.76 –> 00:09:17.61) : ‘était un peu une compétence qui dormait en toi. Exactement. Et qui, finalement, est sortie. Et donc là, tu lances ton activité, tu crées ta marque. Oui. Tu fais ton offre, tu te lances. Ça se passe tout de suite bien ?

Pascale (00:09:19.15 –> 00:10:06.81) : Oui, ça a démarré assez vite. En fait, là aussi, j’aime bien le hasard des rencontres. Quelqu’un que j’avais rencontré deux mois avant, dans un tout autre cadre. Et puis, je lui avais parlé de mon projet. Et puis, au moment où je me suis lancée, elle me rappelle en disant, « Écoute, on vient d’acheter un appartement. Il y a des travaux à faire. On te donne ta chance. Enfin, voilà. On aimerait bien que ce soit avec… On aimerait bien le faire avec toi. » C’est génial. Là, je lui ai dit, « Mais tu sais, je… Voilà, j’ai… » J’ai zéro expérience. Allez. Il y a des plâtres. Alors, j’ai de la confiance. « Ah oui, mais… Oh non, tu fais confiance. » Voilà. Donc, ça, ça a été… Je me suis lancée en janvier 2019. Et voilà, ça a été mon premier projet qui a commencé. On a commencé début février.

Pascale (00:10:09.55 –> 00:10:16.87) : Donc, au départ, je ne cache pas que j’étais un peu stressée. Un peu beaucoup. Parce que… Un premier projet qui arrive tout de suite.

Floortje (00:10:18.95 –> 00:10:31.31) : Oui, on a presque envie que ça arrive un peu plus tard. Histoire d’être psychologiquement un peu préparée au fait que… Et donc, du coup, ce premier projet, tu as dû apprendre énormément de choses très vite.

Pascale (00:10:31.81 –> 00:11:09.66) : Oui, il a fallu. Parce que, tu vois, je n’avais pas… Tout ce qui était notion de mood board et tout, je n’avais pas tout préparé. Mes documents, mon organisation, mes matériaux, mes nuanciers. Enfin, voilà, j’ai dû tout faire. Le temps de tout mettre en place pour être crédible, pour montrer qu’il n’y avait aucun problème. Trouver l’entreprise aussi avec qui j’avais travaillé. C’est clair. Donc, ça a été… Alors, heureusement, l’entreprise, je la connaissais par l’architecte avec qui je travaille. Et lors de mon stage, je n’avais plus travaillé avec cette entreprise. Donc, je la connaissais un peu. Et ce n’était pas la totale inconnue, mais quand même.

Floortje (00:11:11.35 –> 00:11:16.87) : Oui, c’est quand même… C’est un bon mise en bain, on va dire, assez direct.

Pascale (00:11:17.43 –> 00:11:29.69) : Moi, j’aime bien préparer. Enfin, je n’aime pas vraiment improviser. Ce n’est pas dans ma nature. J’aime bien avoir quelque chose de bien. Je n’aime pas être bien cadrée. Eh bien, là, c’était… Ouh, je me suis… ‘est un peu violence, là.

Floortje (00:11:30.77 –> 00:11:41.53) : Et pour le coup, puisque tu me dis que tu aimes bien être cadrée, tu aimes bien que les choses sont claires, qu’est-ce que tu as mis en place à ce moment-là et encore aujourd’hui pour que ton processus roule ?

Pascale (00:11:42.34 –> 00:12:12.19) : En fait, je me suis vraiment appuyée sur une méthodologie, un déroulé de projet. En disant, voilà, quand je vois le client, on prend vraiment le temps au départ… de faire un bon… On appelle ça un bon… une bonne… d’établir le cahier des charges le plus précisément possible. Je prends vraiment le temps de l’écouter, de bien comprendre ce qu’il a envie. C’est très important, je trouve, de faire cette…

Floortje (00:12:14.57 –> 00:12:22.63) : Tu fais un premier rendez-vous pendant lequel tu essaies vraiment de… commencer à connaître les clients, finalement.

Pascale (00:12:22.75 –> 00:12:24.25) : Bien sentir la personne, bien…

Floortje (00:12:26.29 –> 00:12:33.48) : Et tu le fais payer, le premier rendez-vous, ou pas ? Non, ça, c’est… Je ne vais pas payer ça.

Pascale (00:12:34.12 –> 00:13:43.58) : D’accord. Et ensuite ? Et ensuite, je fais… Dans la méthode, je rends un… Donc, je fais un devis. Et donc, s’il est accepté, ensuite, je propose, sur la base du premier entretien, qui m’a permis de bien sentir les gens, je propose une planche d’inspiration qui permet de dire, voilà, on va vers cette orientation. Voilà, c’est vraiment l’axe… On a le fil conducteur du projet, et là, on va tout dérouler par rapport à ce fil conducteur. Et donc, après, je suis, en fait, une méthodologie que j’ai validée, enfin, que j’ai apprise pendant mon stage. C’est une méthodologie d’architecte, en fait, avec la partie esquisse, avant-projet… Enfin, études, esquisse, avant-projet sommaire, avant-projet définitif. Enfin, voilà, c’est très… C’est très cadré à ce niveau-là. Et puis, voilà, je fais des contredis. Je fais un suivi… Un suivi esthétique. Enfin, voilà, très précis aussi. Je vais souvent, enfin, régulièrement sur les chantiers pour bien suivre les choses, quoi.

Floortje (00:13:44.48 –> 00:13:59.58) : Et donc, toi, tu fais aussi le suivi esthétique, effectivement. Oui, voilà. Oui. D’accord. OK. Et ça t’aide, pour le coup, d’avoir un processus bien ficelé, bien marqué, bien noté, on va dire. Tu l’expliques à tes clients ?

Pascale (00:14:00.14 –> 00:14:38.72) : Ah oui, oui, je leur explique quand… Tu le déroules ? Voilà, je leur dis, voilà, ma méthode, comment je leur déroule un peu la manière, comment on va travailler ensemble. Et puis, j’ai besoin de sentir aussi s’ils sont plutôt interactifs ou s’ils ne vont pas trop s’impliquer. Enfin, leur degré d’implication dans le projet est important aussi à bien connaître avant parce que ça permet de savoir s’ils ont… si c’est carte blanche et puis ils veulent juste le résultat final ou s’ils ont envie de s’impliquer avec moi dans le processus. Donc, c’est important de détecter aussi ce que souhaite le client, comment il souhaite avancer. Tu as déjà dû dire non à un client ?

Pascale (00:14:41.43 –> 00:14:46.79) : Non, pas directement, non. Non, non, non, ça prend un temps, ça ne m’est pas…

Floortje (00:14:49.05 –> 00:15:17.97) : Ça ne m’est pas… J’essaie toujours de savoir comment les autres arrivent à dire non. Parce que forcément, on a toujours eu… À un moment ou à un autre, on va avoir un client que j’appelle un peu les clients drapeaux rouges, que tu discutes la première fois avec eux et tu sens que ça ne va pas le faire. Et on l’a tous fait, on a tous… Je pense qu’on a tous avancé avec un client qu’on savait qu’il ne fallait pas. On s’est tous mordu les doigts à un moment ou à l’autre. Donc, peut-être pour toi, ça va encore venir, mais je ne te le souhaite pas.

Floortje (00:15:20.35 –> 00:15:29.86) : Et moi, je trouve ça très intéressant de savoir aussi comment les autres arrivent à être face à ce type de situation. Bon, on retourne sur…

Pascale (00:15:29.86 –> 00:15:40.94) : J’aimerais bien revenir un peu sur… Pardon. Si, si, quand j’y pense, j’ai refusé un projet il n’y a pas très longtemps parce qu’il n’y a pas eu tout le budget au bout. C’était un très gros projet.

Pascale (00:15:43.08 –> 00:16:17.58) : Et voilà, moi, j’y suis allée assez franco parce qu’en fait, je pense vraiment que j’ai rendu service. C’était un peu brutal pour… Enfin, je l’ai dit de la façon la plus sympathique et diplomate possible. Clairement, il fallait leur rendre service des petits jeunes qui s’aventuraient dans un gros projet et ils n’avaient pas du tout le budget. J’ai préféré leur dire, mais voilà, pour faire ça, il faut ça, ça et ça. Et au final, ça fera tant à minima. J’ai préféré leur dire et avec moi, on ne pourra pas le faire ensemble.

Pascale (00:16:19.83 –> 00:16:23.81) : Mais c’est vrai que ce n’est pas agréable de dire ça. C’est un peu gênant, mais bon.

Floortje (00:16:25.00 –> 00:16:29.22) : Oui, surtout si c’est des gens avec qui tu as envie éventuellement de travailler, pour le coup.

Pascale (00:16:29.40 –> 00:16:35.00) : Oui, mais c’était fort sympathique. Mais bon, là, franchement, ils allaient dans le mur et je suis allée dans le mur avec eux.

Pascale (00:16:37.58 –> 00:16:38.68) : Oui, ça se comprend.

Floortje (00:16:39.88 –> 00:17:25.57) : Alors, est-ce que je vais te ramener un peu plus en arrière sur ton diplôme de droit, parce que moi, j’aimerais savoir qu’est-ce que ce parcours spécifique t’a apporté aujourd’hui dans le côté entrepreneuriat de ton entreprise ? Qu’est-ce que ça t’a donné comme plus ? On a tous un plus dans notre… Il n’y a aucune décoratrice, architecte qui est pareil. On a tous un plus et je pense que… Est-ce que chez toi, il y a un plus qui vient aussi du fait que tu as fait des études de droit, que tu as fait 10 ans dans des PPF, Pinière, tu vois, est-ce que tu as mis le doigt sur quelque chose qui a fait que t’es toi et que ton entreprise marche comme il marche aujourd’hui grâce à ça ?

Pascale (00:17:26.70 –> 00:17:38.19) : Je pense que c’est plutôt toute la rigueur qui va avec la gestion de projet au sens large. Et voilà, ça ne m’a pas empêchée

Pascale (00:17:40.64 –> 00:17:44.44) : de ne pas forcément bien créer mon auto-entreprise, d’ailleurs. Je trouvais ça terrible.

Pascale (00:17:47.26 –> 00:18:35.59) : C’est pas les coordonnées, les milieux chaussés, malheureusement. Les chaussés, oui. Non, mais ça m’a plutôt… Ça m’a aidée dans ma formation, déjà, à régurgiter pas mal de… Tout ce qui était logiciel, tout ça. Je n’étais pas du tout dans l’informatique et pour moi, ça me paraissait hyper dur. Et le fait d’avoir fait tout ce parcours de droit, pense que ça m’a quand même bien aidée à bien me concentrer, à bien me cadrer, à ne pas m’éparpiller. Et quand j’ai lancé mon projet, j’ai bien… Voilà, j’ai déroulé toute la partie comme site Internet. Enfin, voilà, ça a été… Je m’étais fait un espèce de mapping avec tout ce qu’il fallait que je fasse. En termes d’organisation et de gestion du projet, là, je pense que ça a vraiment été

Pascale (00:18:38.78 –> 00:18:39.58) : assez rapide.

Floortje (00:18:40.74 –> 00:18:48.02) : Et pour l’autre côté, le côté un peu obscur, qui est plutôt le côté contrat, administration, ce côté-là ?

Pascale (00:18:49.33 –> 00:18:50.53) : Après, je…

Pascale (00:18:54.17 –> 00:19:19.42) : Oui, c’est sûr que fait d’avoir fait du droit, ça me permet de lire un peu entre les lignes aussi, de bien préciser les choses par rapport aux clients, même si on n’est jamais à l’abri, de mal rédiger les choses. Mais en tout cas, voilà, je suis consciente, peut-être plus que d’autres, de ce que j’écris dans les contrats et de… Peut-être, je ne sais pas.

Floortje (00:19:20.10 –> 00:19:21.86) : Tu les écris toi-même ?

Pascale (00:19:22.44 –> 00:19:32.70) : En fait, je… Alors là, les conditions générales de vente, j’ai un peu rédigé, mais j’ai… Quelqu’un m’en avait filé aussi, donc j’ai pu faire une petite…

Floortje (00:19:33.80 –> 00:19:34.22) : Adapter ?

Pascale (00:19:35.34 –> 00:19:37.66) : qui n’est pas très bien, d’ailleurs, il ne faudrait pas.

Pascale (00:19:39.96 –> 00:19:47.15) : Mais… Voilà, et puis sinon, les contrats, je n’ai pas trop de contrats à part, moi, les devis que je fais avec mes clients.

Pascale (00:19:49.45 –> 00:20:12.51) : D’ailleurs, je détaille de plus en plus ce que je fais, en fait, parce que j’étais assez synthétique à mes devis, et je détaille de plus en plus ce que, grâce à Pouche ta boîte, d’ailleurs, en différents échanges avec les collègues, de bien préciser tout ce que je fais, pour que les… Voilà, qu’on sache… À quoi s’attendent.

Floortje (00:20:12.63 –> 00:20:34.13) : Tu mets le budget dans ton devis, ou pas ? Non, je ne l’écris pas. Oui. Ça, c’est un vrai débat entre nous, et avec plusieurs décoratrices, est-ce qu’on le met, est-ce qu’on ne le met pas ? Parce que si on le met, est-ce qu’on s’engage ou pas, finalement ?

Pascale (00:20:34.13 –> 00:20:37.17) : Oui, parce qu’en fait, moi, l’expérience que j’ai,

Pascale (00:20:39.47 –> 00:20:53.18) : en fait, je fais une première proposition qui rentre dans le budget, pour mes travaux, et après, il y a toujours, à chaque fois, moi, ça s’est passé comme ça. Ah ben tiens, en fait, je ferais bien ça en plus, je ferais bien ça.

Pascale (00:20:55.28 –> 00:21:15.10) : Donc, c’est plus du tout… Des fois, ça peut varier, d’une manière assez significative, par rapport au projet initial. Donc, moi, je ne vais pas me retrouver coincée avec un budget en disant que tout sera dans ce budget. Même si, après, on peut faire des avenants, mais dans les faits, c’est quand même délicat de faire un avenant. Enfin, ce n’est pas évident. Quand on est pris dans le

Pascale (00:21:17.76 –> 00:21:20.00) : déroulé du projet, donc là, non,

Pascale (00:21:22.45 –> 00:21:37.29) : je n’inscris pas le budget. Je l’ai en tête. Quand je donne, quand on étudie les deux, oui, évidemment, avec le client, on se dit, ben voilà, on est bien dans le budget. Mais après, il faut bien avoir conscience que toute demande supplémentaire, on sort du budget.

Floortje (00:21:40.31 –> 00:22:03.12) : Alors, côté business, est-ce que tu penses que dans ta formation, le… Comment dire ? L’accent était assez mis, en fait, sur le côté business. Ou est-ce que tu es un peu comme moi, où tu as l’impression que côté business, on nage quand même beaucoup au milieu de la piscine et qu’on essaie de s’en sortir ?

Pascale (00:22:03.68 –> 00:22:09.38) : Ah oui, c’est clair qu’au niveau business, oui, ma formation, on n’a pas du tout… On a eu deux heures, je crois, de formation

Pascale (00:22:11.74 –> 00:22:21.82) : sur les contrats et sur l’accélération de la société. C’est largement insuffisant. On ne se rend pas compte, en fait, de tout ce qu’il y a derrière.

Floortje (00:22:23.14 –> 00:22:49.36) : Oui, oui, oui, mais c’est exactement ça. Moi, j’étais assez surprise parce qu’on fait une formation qui est quand même… Je n’en ai fait une autre que toi, mais le constat est finalement le même. Même, on apprend à faire des super planches tendances sans prendre en compte le budget. Ça, je trouvais la partie la plus chouette, en fait. Quelque part, tu n’avais jamais un budget, donc du coup, tu y allais à fond. Et puis là, tu prends ton premier client et en fait, le budget est plutôt la redoute.

Floortje (00:22:51.86 –> 00:23:32.98) : Tu vois, que IMSS, mais bon, tu as fait des très jolies choses. C’est ce côté-là qui ressort énormément pendant les formations, mais le côté business, waouh, on peut se casser déjà un peu les dents sur le statut, déjà. Même si on a maintenant le statut d’entrepreneur, mais je pense que peut-être toi comme moi, d’abord, tu fais le tour et où est-ce que j’ouvre mon truc ? Tu finis chez leur SAF qui n’ont pas forcément les réponses. C’est vraiment un parcours de combattant et une fois que tu as fait ton truc, il faut en plus que tu fais l’administration. Tu fais, tu payes tes impôts. Je trouve qu’il y a quand même une grande partie back-office qui n’est pas du tout…

Floortje (00:23:35.23 –> 00:24:34.11) : mise en lumière pendant les formations. Est-ce que aujourd’hui, si tu regardes en arrière sur la création et la gestion de ton entreprise, est-ce qu’il y a quelque chose que tu as envie de partager où tu dis, mais ça, il faut savoir avant que tu te lances parce que ça te fait gagner du temps ? Je ne sais pas, il y a un truc, tu vois, par exemple moi, le jour où j’ai trouvé le FIFPL, ça m’a… Pourquoi personne… Juste, le FIFPL, c’est donc le fonds pour les indépendants en auto-entrepreneurs et qui payent chaque auto-entrepreneur je pense, c’est jusqu’à 900 euros par an pour se former dans son domaine. Et ça marche très bien, on s’enregistre sur le site, on… j’ai connu ça peut-être au bout d’un an. Ouais. Et ce genre de choses, c’est dommage. Donc, est-ce que toi, tu as un truc comme ça où tu as fait ah ouais, ça, j’aurais pu le… ça, j’aurais voulu le savoir avant.

Pascale (00:24:34.59 –> 00:24:45.23) : Non, moi, ce qui m’a un peu… Quand on est auto-entrepreneur, donc, voilà, c’est un statut assez simple, mais on peut prendre l’option EIRL. Et c’est une option qui m’alabrite et bien, en fait.

Pascale (00:24:47.34 –> 00:24:58.22) : Et donc, c’est très bien de pouvoir conjuguer les deux, en fait. On peut être en auto-entreprise avec l’option EIRL, mais on peut être aussi EIRL. Et c’est là qu’on peut se tromper.

Pascale (00:25:00.65 –> 00:25:15.12) : Et à l’Ursaf, malheureusement, ils ne connaissent pas trop, ils ont… tendance à mélanger l’option et le statut EIRL. Certains, ils ne connaissent pas le statut EIRL, clairement. Et donc, là, il faut être très vigilant là-dessus.

Floortje (00:25:15.86 –> 00:25:43.99) : Et donc, on peut être auto-entrepreneur ou… Je sais que ça a un autre nom, aujourd’hui. Mais j’appelle ça… Oui, c’est en micro-entreprise, maintenant. Micro-entreprise. Et on peut donc avoir un micro-entreprise et un EIRL. En même temps… Et ça, on le fait auprès de… L’Ursaf ? ça met en… Dis-moi ce que ça fait comme… C’est hyper intéressant. Qu’est-ce que… Parce que, tu vois, moi, je ne sais pas non plus…

Pascale (00:25:43.99 –> 00:26:01.92) : On ne peut pas se retourner contre tes biens personnels. Voilà. Si t’arrives à un souci sur un chantier ou… Je ne sais pas… Tu n’as pas assez de trésorerie pour payer un fournisseur, enfin… Ça peut… Un huissier ne peut pas aller ressonner à ta porte.

Floortje (00:26:03.22 –> 00:26:04.36) : Ça protège tes biens ? Oui.

Floortje (00:26:07.01 –> 00:26:11.79) : Moi, je suis en location, donc… Finalement, ça ne va protéger que mon vélo, mais c’est bien quand même.

Pascale (00:26:11.97 –> 00:26:25.27) : Voilà. Tu fais une déclaration d’affectation du patrimoine. Donc, tu affectes à ton entreprise le patrimoine que tu souhaites. Donc, moi, j’ai affecté mon ordinateur et mon imprimante parce que c’est vraiment mes deux outils de travail au quotidien.

Floortje (00:26:26.05 –> 00:26:30.71) : Donc, c’est ça. Et du coup, on ne peut pas toucher à ton imprimante et ton ordinateur.

Pascale (00:26:30.77 –> 00:26:32.01) : Mais si, on ne peut toucher qu’à ça, en fait.

Floortje (00:26:32.13 –> 00:26:33.47) : On ne peut pas toucher qu’à ça.

Pascale (00:26:37.82 –> 00:26:46.32) : Donc, ça, c’est quelque chose qui n’est pas très connu. Ça peut valoir le coup en fonction de sa situation. Mais c’est clair. Protéger à ce niveau-là.

Floortje (00:26:47.20 –> 00:26:51.50) : Et donc, c’est E-I-R-L. Et c’est quoi ?

Pascale (00:26:51.50 –> 00:27:11.60) : C’est lequel, celui qu’il faut qu’on évite Ce n’est pas éviter, mais c’est quand tu vas sur le site de l’URSSAF. Oui. Tu peux, dans l’onglet, faire évoluer mon auto-entreprise. Oui. Et là, tu as option E-I-R-L. Et sinon, transformer en E-I-R-L. Ce n’est pas pareil.

Floortje (00:27:12.88 –> 00:27:16.18) : Tu veux juste prendre l’option, mais tu ne veux pas transformer.

Pascale (00:27:16.36 –> 00:27:19.42) : Tu peux, mais il faut savoir ce qu’on veut faire. On peut faire les deux.

Pascale (00:27:21.50 –> 00:27:28.70) : Et si tu prends l’option, tu restes micro-entreprise. Et si tu transformes, tu n’es plus micro-entreprise, tu es E-I-R-L.

Floortje (00:27:30.21 –> 00:27:45.57) : Oui, d’accord. Et toi, c’est pour ça qu’on peut être micro-entrepreneur et E-I-R-L. Donc, tu ne transformes pas, tu gardes ton statut de micro-entrepreneur avec une option supplémentaire, ce qui, pour le coup, protège tes biens personnels.

Pascale (00:27:46.39 –> 00:27:55.61) : Mais ça, à la limite, je conseillerais même d’aller le faire sur place à l’Ursaf quand ils vont rouvrir leur guichet. Mais, l’Ursaf… Parce que là, ils ont toujours leur guichet fermé, donc c’est un peu…

Floortje (00:27:56.99 –> 00:28:19.64) : Mais je t’avoue, l’Ursaf, il me fait un peu peur, parce qu’au départ, j’ai appelé un matin pour une question auto-entrepreneur à l’époque. J’ai eu une réponse que j’ai sagement notée et l’après-midi, j’ai rappelé. Parce que j’ai… Et j’ai eu une réponse qui était… C’était noir et blanc, en fait. Et donc, du coup, il y a un moment, tu fais, bon, qu’est-ce que je fais ?

Pascale (00:28:20.60 –> 00:28:34.78) : Voilà. Donc, ils me font un peu peur. Oui, oui, oui. Non, mais tout à fait. Et il vaut mieux aller sur place, je pense, pour faire ce genre de manip. Oui, mais c’est super sympa de savoir, ça. Parce que ce sera à refaire, moi, j’irai sur place, pour pas me retrouver…

Floortje (00:28:35.66 –> 00:28:53.28) : Tu vois, c’est clair, mais c’est pour ça que j’adore faire ce que je fais aujourd’hui, là, avec toi. C’est qu’il y a des choses qui sortent. Oui, mais ça, j’aurais voulu le savoir avant. Je ne le savais pas, mais maintenant, je peux les mettre en place. Je sais même pourquoi je le mettrais en place. Oui. Merci, Pascal.

Floortje (00:28:55.58 –> 00:29:09.96) : Alors, donc, ça, effectivement, ça va mettre en place. L’autre question que j’ai toujours aussi envie de poser, c’est est-ce que tu as, à un moment ou à un autre, fait une erreur qui pourrait soit nous faire rire, soit nous apprendre quelque chose ?

Pascale (00:29:11.34 –> 00:29:41.81) : Moi, sur un projet ? Oui. Qu’est-ce que j’ai fait comme erreur sur… Non, récemment, je n’avais pas vu qu’il y avait un placard dans une chambre et on déposait le parquet. Et je n’ai pas vu qu’il fallait enlever le placard pour déposer tout le parquet. Je n’ai pas fait attention. Il fallait tout démonter avant. Donc, voilà, tu arrives avec l’entreprise et puis le placard est plein de vaisselle. Et là, en fait, il faut tout vider. Bon. Je vais vous aider.

Floortje (00:29:44.05 –> 00:29:45.09) : Faisons ça. Faisons ça ensemble. Voilà.

Floortje (00:29:48.27 –> 00:30:17.70) : Alors, on va parler… Pour finir, on va parler prix. Parce que pour moi, c’est un sujet important. Je pense que j’ai envie d’en parler plus ouvertement que ce que ça se fait aujourd’hui. Donc, est-ce que pour finir, tu peux me donner tes plages de prix ? Est-ce que tu vas par mètre carré ? Est-ce que tu factures par heure ? Est-ce que tu fais un pourcentage ? Pourquoi tu as fait le choix que tu as fait ? Et à combien tu arrives

Pascale (00:30:18.30 –> 00:30:53.62) : globalement Donc, toute la partie sur un projet, toute la partie études et conceptions, c’est basé sur un forfait. Le forfait, alors là, évidemment, c’est toujours pareil. Au début, je me suis bien plantée. J’ai fait un prix sympa parce que, pareil, un manque de confiance. Et puis, je trouvais que j’étais débutante. Donc, je voulais aussi… Il n’y a pas de raison que… Pour moi, je trouvais que ce n’était pas légitime à demander un… Mais bon, j’ai vraiment… Ça n’a pas été une mission très, très coûteuse, quand même. Mais ce n’est pas grave. C’était un investissement pour l’avenir.

Floortje (00:30:54.36 –> 00:30:55.46) : Ça arrive à tout le monde.

Pascale (00:30:55.78 –> 00:31:30.10) : Au niveau de temps, c’est très dur à évaluer. Là aussi, au niveau de la formation qu’on a, on n’est pas assez formé sur comment bien calculer son temps, je trouve. Oui, c’est clair. Bien phaser son temps de travail et comment le répercuter de manière honnête et juste au client. Quelque chose à améliorer dans les formations. Moi, je suis autour de 60-70 euros du mètre carré ou de l’heure. Enfin, en gros, ça se… Je fais un tarif horaire et

Pascale (00:31:32.14 –> 00:31:46.14) : je… Au mètre carré, je suis à peu près dans ces eaux-là, 60 euros le mètre carré. Et puis après, je prends un pourcentage quand il y a le suivi des travaux. Je prends 8% du montant hors-taxe des travaux.

Floortje (00:31:46.88 –> 00:31:56.22) : Parce que là, c’est toute une autre discussion, mais j’aimerais quand même te poser la question. Il y a la question d’être archi d’intérieur. Il y a la question d’être

Floortje (00:31:59.38 –> 00:32:04.44) : maître d’oeuvre. Toi, tu fais un suivi travaux, mais tu fais un suivi… Esthétique.

Floortje (00:32:06.84 –> 00:32:18.52) : Pour toi, c’est quoi la différence entre le suivi esthétique et le maître d’oeuvre ? C’est la responsabilité, principalement. Mais est-ce que c’est un jeu de mots ? Ou est-ce que c’est une réalité ?

Pascale (00:32:20.11 –> 00:32:34.79) : Ce que j’allais te dire, ça dépend. Ça dépend des projets. Non, non, je fais toujours… Quand je travaille avec les entreprises, avec le client, je suis très transparente. Je ne suis pas maître d’oeuvre. Client qui signe le devis avec l’entreprise.

Pascale (00:32:36.83 –> 00:32:53.17) : Voilà, donc ils ont… Et par rapport à l’entreprise, c’est surtout ça qui est important. Moi, je leur dis, je ne suis pas architecte. Je n’ai pas la garantie décennale. C’est vous qui l’avez. Je fais mes plans. Alors là, la petite ligne, en disant, voilà, toutes les cotes doivent être reprises et vérifiées.

Pascale (00:32:55.35 –> 00:33:17.29) : Par l’artisan en question. Et voilà, moi, c’est vrai qu’il faut travailler. Je ne travaillerai pas. Je ne ferai pas le suivi esthétique avec une entreprise que je ne connais pas. Si, par exemple, un client me dit, voilà, j’ai mes entreprises, mes artisans. Je voudrais qu’on me fasse les plans et tout. Ok, je fais les plans. Mais je n’assurerai pas le suivi après esthétique.

Floortje (00:33:19.27 –> 00:33:23.99) : Si, effectivement, les artisans viennent d’ailleurs ou viennent avec le maître d’oeuvre et donc, du coup, tu te… Voilà.

Pascale (00:33:24.09 –> 00:34:07.59) : Ne connaissant pas, là, ce qui est sympa, c’est que je commence à avoir une vraie relation de confiance avec les entreprises. Donc, ils savent qu’je ne suis pas une pro de la plomberie. Je ne suis pas une pro d’électricité. Même si, des fois, je fais des plans électriques. Mais voilà, c’est toujours… Il y a encore plein de choses que je ne sais pas faire et je n’ai pas de problème à le dire en disant, tiens, j’ai pensé à ça, mais je ne sais pas techniquement, je ne sais pas comment il faut le faire. C’est à vous de me dire. Voilà. Ça, je n’ai aucun problème maintenant à l’afficher. Enfin, dire que quand je ne sais pas, je ne sais pas. Voilà. Les entreprises sont là et je m’entoure de gens qui savent. Donc, au final, ‘est le principal.

Floortje (00:34:10.21 –> 00:34:13.45) : Surtout de travailler en confiance avec ceux avec qui tu utilises des liens.

Pascale (00:34:13.89 –> 00:34:58.31) : C’est vrai que moi, je vais plutôt, par exemple, lors de la pause du carrelage, ils savent très bien comment poser le carrelage, comment faire les découpes et tout. Moi, je vais plutôt faire attention à ce que le joint, il soit de la bonne couleur ou ce genre de choses. Dans les détails esthétiques, là, on est en train de faire une salle de bain en béton ciré. On va leur dire comment on pose le béton ciré parce que je n’en sais rien. Je ne l’ai jamais fait. Je n’ai pas la technique. Donc, ce n’est pas mon job. Par contre, je leur ai dit, voilà, si vous pouvez arrondir les angles, si vous voyez telle finition, ce genre de choses. Donc, vraiment, franchement, c’est assez esthétique, mon approche par rapport à… Et je n’ai pas envie non plus de leur donner des… Ils le prendraient mal, d’ailleurs, si je… Sûrement.

Floortje (00:34:59.25 –> 00:35:12.09) : Moi, j’aurais fait autrement. Oui, oui, bien sûr. Alors, c’est quoi la prochaine étape dans ton entreprise ? Tu en as ? Est-ce que tu as fait un business plan, d’ailleurs ? Au départ ?

Pascale (00:35:12.09 –> 00:35:18.91) : Non, au départ, non. Non, je n’en ai pas fait parce que pendant 10 ans, j’ai dit aux startups qu’il fallait en faire un. Donc, moi, je n’en ai pas fait, évidemment.

Floortje (00:35:20.91 –> 00:35:22.43) : C’est une histoire de coordonnées, je vois.

Pascale (00:35:23.03 –> 00:36:14.37) : Non, non, mais c’était… Je n’avais aucun enjeu financier quand je me suis installée. J’avais mon bureau, je n’ai pas fait d’investissement. Je ne m’étais pas en péril. Le patrimoine familial, donc… Et je ne voulais surtout pas me mettre de pression. J’en avais tenté, le fait de tenter, de faire ce que j’ai fait. J’étais déjà suffisamment toute sous pression, parce que j’ai un tempérament comme ça. Et je me suis dit, je commence et je verrai bien ce qu’il en sort. Si je fais zéro chiffre d’affaires, je ferai zéro. Et puis, dans un an, j’arrêterai. Donc, j’ai vraiment… Je ne m’étais pas fixée d’objectif la première année. Et puis, au bout de la première année, quand même, je me suis dit, bon, ce serait quand même bien. Parce qu’effectivement, si on ne se fixe pas d’objectif, on ne risque pas de les atteindre. C’est exactement ça. Donc, je me suis fixée un objectif pour 2020, qui est le double de ce que j’ai fait pour 2019.

Pascale (00:36:17.04 –> 00:36:50.33) : Donc, avant le Covid, j’étais en train de… À la date, j’avais fait 50 % de mon objectif. Bon, là, je ne sais pas s’il faudrait que ça redémarre maintenant. Et on va voir en septembre dans quelles conditions tout ça va repartir. Mais voilà, après, il faudra que ça permette quand même d’avoir un peu un challenge aussi. C’est toujours motivant. Une faille de route, oui. Oui, et puis au final, on fait quand même ça pour gagner de l’argent. J’adore ce que je fais, mais la finalité, c’est quand même de pouvoir un jour me verser un vrai salaire.

Floortje (00:36:52.25 –> 00:36:58.03) : Pour moi, c’est non seulement… Non seulement se verser un salaire, mais en plus, avoir une entreprise à profit.

Pascale (00:36:58.57 –> 00:36:59.71) : Oui, voilà, il faut que ce soit viable.

Floortje (00:37:00.47 –> 00:37:35.70) : Il faut que… Voilà, et que peut-être un jour, je pourrais embaucher. Ou que… Tu vois ? C’est ça, pour moi, c’est important. D’avoir une faille de route qui dit où j’ai envie d’aller. Est-ce que je vais y aller dans un an, dans deux ans ? Bon, le Covid, effectivement, ça n’a pas aidé. Moi, j’étais comme toi, bien partie au début de l’année, et là, ça se ralentit un petit peu. Mais oui, oui, c’est ça, l’idée du business plan. Donc, ça t’a fait du bien, finalement, en deuxième année, de te poser et le faire. Est-ce que tu t’es fixée aussi des objectifs autres que chiffre d’affaires ?

Pascale (00:37:35.70 –> 00:37:37.04) : Oui, en termes d’activité,

Pascale (00:37:39.19 –> 00:37:40.25) : j’aimerais bien

Pascale (00:37:43.12 –> 00:38:46.93) : ajouter une nouvelle carte. Là, je suis en train de réfléchir sérieusement sur tout ce qui est faire une offre clé en main pour les investisseurs locatifs. C’est-à-dire, je propose aux clients, vous avez un bien, vous souhaitez le louer, il faut faire quelques travaux de rénovation, il faut le meubler, je m’en occupe de A à Z, jusqu’à la petite cuillère et la housse de couette. Et ça, comme j’habite Fontainebleau, où il y a beaucoup d’investissements locatifs, parce qu’on a l’école, on a l’INSEAD, il y a beaucoup de gens qui ont des studios, qui louent aux étudiants de l’INSEAD, et que la ville de Fontainebleau va accueillir une partie de la faculté de Créteil. Donc, il y a beaucoup, beaucoup d’étudiants qui vont arriver. Donc, ça, c’est une offre que je souhaite développer. Et voilà, je suis en train de regarder ça. Là, je suis en train de valider le concept avec un premier client que j’ai eu. Et je suis en train de voir comment ça fonctionne. Et là où je peux quand même gagner un peu d’argent et ne pas faire que perdre du temps chez IKEA. Et voilà.

Floortje (00:38:49.09 –> 00:38:55.65) : Oui, c’est la partie facile, en fait. J’en ai fait un de projet comme ça, et il est très facile de perdre

Pascale (00:38:55.67 –> 00:39:17.47) : de son temps. Oui, mais je pense que voilà, en ayant une offre, après, j’ai envie de faire vraiment une offre clé en main, avec des systèmes de forfaits, de package, en disant, voilà, différents niveaux de package, et de proposer ça à mes clients. Super. Voilà, ce serait une nouvelle facette à développer fin 2020, 2021.

Floortje (00:39:18.49 –> 00:39:33.53) : Super. Donc ça, c’est dans ton business plan. Oui, oui. Et maintenant, sur le podcast, donc si je t’appelle dans un an, on en aura des nouvelles de cette offre. On fera le point. Exactement. Est-ce que tu peux me dire où on peut te trouver ? Sur Internet, sur Instagram,

Pascale (00:39:34.13 –> 00:39:38.81) : sur… Donc, pascalgeri.fr. Instagram, c’est pascal.geri.

Floortje (00:39:40.64 –> 00:39:44.86) : Super. Voilà. Je mettrai tout en dessous, de toute façon.

Floortje (00:39:48.71 –> 00:40:12.81) : Pascal, merci beaucoup. Ça m’a beaucoup éclairée sur des points importants, sur le côté business, notamment de notre métier, qui est un métier de création, de passion, mais qui est clairement aussi un métier où on a besoin d’être bien dans ses baskets côté business pour pouvoir réussir. Donc, c’est un grand merci que je te fais et j’espère à très bientôt. Merci, Flore. C’était très sympathique.

Floortje (00:40:15.14 –> 00:41:42.08) : Alors, j’espère que ça t’a plu. Moi, en tout cas, j’ai appris plein, plein, plein de choses. Il y avait forcément le EIRN pour les auto-entrepreneurs. Je vais mettre le lien en dessous où il y a plus d’informations sur cette façon de faire des choses. Je pense que c’est extrêmement intéressant. Je trouvais ça… Il y a aussi cette partie qui m’a fait tiquer un peu, le fait de ne pas écrire, en fait, le budget sur le devis. Je ne sais pas toi, mais moi, au départ, je le faisais. Forcément, je me suis coupée les doigts un ou deux fois et puis j’ai raté des bêtises. Mais c’est important de rappeler ce genre de règles où on peut s’en sortir mieux, puisque c’est où ne pas aller, en fait. J’aime bien qu’elle a des objectifs pour son business. Je pense que c’est important de les marquer, qu’il n’y a pas que des objectifs chiffre d’affaires, mais qu’il y a aussi des objectifs pour faire avancer son business. On pourrait même sur une année dire cette année, je fais des objectifs. Dans mes objectifs, je vais améliorer mon business et puis l’année prochaine, je ne sais pas, dans mes objectifs, je vais améliorer mon relation client ou je vais… comment le client aperçoit ce que je fais. Je ne sais pas, mais je pense qu’effectivement, elle est sur quelque chose d’important, c’est de prendre du temps, de se poser et

Floortje (00:41:44.59 –> 00:42:52.48) : travailler sur son business et pas que dans son business. Donc voilà, pour se faire, pour évoluer, pour transformer, pour avancer, voilà. Moi, j’en ai appris, en fait, plein. Pour le reste, je t’invite à nous rejoindre sur Instagram. C’est un peu le le canal que j’ai choisi pour communiquer et puis forcément le newsletter via notre via mon site internet. Pour Instagram, c’est decopreneurs underscore podcast underscore business et puis il y a forcément le site internet decopreneurs.com où tu peux t’inscrire sur notre… encore une fois, j’ai trop l’habitude de dire notre parce que comme ça, on s’agrandit un peu. Tu peux t’inscrire pour le newsletter que moi, je fais à chaque fois, je poste quelque chose, un nouveau podcast sur internet. Voilà, je te dis à très bientôt. Moi, je sais déjà ce qui va arriver dans deux semaines et je peux te dire, là encore, ça va dépoter. À très bientôt. Salut !