Magali Brustlein, créatrice d’ETYMODECO en Alsace a 20 ans d’expérience dans la décoration. Elle partage avec nous son envie d’élever des chèvres, comment son ostéopathe a changé sa vie et surtout ses échecs, ses casseroles, ses astuces et sa vision sur les coaches. Elle nous donne aussi ses astuces pour des meilleures photos, le styling et sa façon de voir sa relation avec ses clients …!

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Les chapitres : 00:00:12 – Introduction et présentation de Magali Brustlein
00:01:31 – Les débuts de Magali dans la décoration
00:02:39 – Travailler chez une enseigne de meubles : un parcours de 14 ans
00:05:19 – Quitter un emploi stable pour se lancer à son compte
00:07:15 – Petite parenthèse : astuces photographiques pour styliser les intérieurs
00:09:22 – La transition vers l’entrepreneuriat et le rôle du feng shui
00:14:09 – Formation en feng shui et lancement de l’entreprise
00:18:09 – Évolution personnelle et professionnelle : aligner déco et développement personnel
00:22:30 – Se faire accompagner pour réussir : l’importance des coachs et mentors
00:31:24 – Concentrer son offre : redéfiniton des services proposés
00:36:56 – Trouver son identité professionnelle et gérer les relations avec les clients
00:49:38 – L’humour et l’imperfection dans les relations professionnelles
00:52:23 – Formation feng shui offerte et moyens de contact
00:55:06 – Conclusion et informations supplémentaires sur le podcast Décopreneurs

Transcription par Autoscript

Floortje (00:00:12.08 –> 00:01:22.10) : Hello et bienvenue chez les Décopreneurs, le podcast pour les décorateurs d’intérieur et architectes d’intérieur ou autrement dit le rendez-vous business pour notre super métier. Aujourd’hui, je parle avec Magali Brustlein qui a 20 ans d’expérience en déco. Oui, donc elle était là avant Google et elle a donc vu le boom que la déco a pu prendre. Elle a commencé l’entreprise, ensuite elle a monté son entreprise assez récemment et entre temps, elle a quand même eu un passage où elle a eu envie de plutôt aller faire du fromage de chèvre et élever des chèvres. Heureusement pour nous, ça ne s’est pas fait comme ça et du coup avec elle, aujourd’hui, je parle de l’alignement à avoir avec soi pour pouvoir être bien dans son business. Comment un coach peut t’aider justement à avancer d’une façon… d’une façon monumentale et puis elle parle ouvertement de ses échecs et de ses casseroles pendant ses 20 ans d’expérience. En tout cas, moi, j’ai passé un excellent moment avec elle. On a bien rigolé et je t’invite à écouter.

Floortje (00:01:31.08 –> 00:01:50.16) : Bonjour Magali, merci d’être avec moi aujourd’hui. Bonjour Flore et bonjour tout le monde. Est-ce que tu peux d’abord me parler un peu de ton début de parcours, s’il te plaît, pour savoir un peu d’où tu viens. Voilà, qu’est-ce que tu as fait pour commencer dans notre joli métier ? D’accord.

Magali (00:01:50.38 –> 00:02:34.64) : En fait, ça fait depuis 20 ans que je fais de la déco. Donc, j’ai commencé à travailler pour une entreprise en 2000. Voilà, un chiffre rond. Voilà, j’ai commencé un nouveau millénaire avec ma boîte. Donc, j’avais 21 ans. J’avais fait une école de décoration à Lyon pendant deux ans. C’était une école que j’ai faite en 98. Et… On était 10 dans la promo. Et c’est vrai qu’en 2000, il y a eu le boom de la déco et la promo d’après, ils étaient 40. Donc, je peux dire que je fais partie des dinosaures ou des précurseurs de la déco parce qu’en fait, c’était vraiment au tout début où ça allait vraiment complètement se démocratiser et exploser.

Floortje (00:02:34.90 –> 00:02:38.02) : Et on peut dire qu’aujourd’hui, le boom, il n’a pas raté depuis.

Magali (00:02:39.12 –> 00:05:19.51) : Non, il n’a pas raté parce que du coup, je suis allée vraiment dans cette voie à 100%. Donc, j’ai voulu tout de suite travailler. Pour moi, c’était très important de gagner ma vie. Voilà, je n’avais pas envie de faire de longues études. J’avais un profil artistique qui était très marqué depuis l’enfance avec un bac littéraire, art plastique. Enfin voilà, c’était vraiment déjà une voie. Mais pour moi, c’était hors de question que je fasse les beaux-arts ou que je vive comme une artiste bohème. C’est un petit peu les clichés. Mais le plus important pour moi, c’était d’avoir une indépendance financière. Et de transformer mon côté créatif en travail. Je pense que c’était une revanche parce que quand j’étais en troisième, on m’avait dit « Ah, la voie artistique, il n’y a pas de débouchés, on ne peut pas vraiment travailler. » Et j’ai tellement entendu ça que finalement, je pense que c’était une revanche de dire « Si, moi, je vais y arriver. » Et du coup, tu t’es lancée. Et du coup, j’ai cherché un travail. Je ne me suis pas lancée à mon compte tout de suite parce que je ne le sentais pas comme ça. J’avais 21 ans. Je ne me sentais pas de me mettre toute seule à mon compte. J’avais besoin d’apprendre le métier. Et donc, j’ai trouvé une annonce. Enfin, c’est plutôt une voisine de mes parents puisque à 21 ans, j’habitais encore chez mes parents. Enfin, pas à Lyon, mais à Mulhouse. Qui m’a trouvé une annonce « Cherche décoratrice et styliste pour une enseigne de meubles ». Donc, tout naturel. Naturellement, j’ai répondu. Seulement, à mon grand désespoir, j’étais à Lyon. Moi, je voulais parcourir le monde, changer de ville, aller à Paris, à Marseille. Mais tout sauf revenir à Mulhouse. Et finalement, le poste idéal a été à Mulhouse. Donc, je me suis… Naturellement, c’était confortable parce que du coup, je suis revenue à Mulhouse. J’ai passé un entretien. Mes… Mon diplôme. Et puis, tous les travaux que j’avais faits étaient très parlants. Et j’ai été embauchée tout de suite dans cette enseigne de meubles. Et j’étais décoratrice nationale de cette enseigne de meubles plus styliste photo. Donc, pendant 14 ans, j’ai œuvré pour cette enseigne. Et j’ai parcouru toute la France pour le coup. Et donc, les zones commerciales n’ont plus aucun secret pour moi. Voilà. Donc, ça, c’est un peu pour te schématiser le parcours que j’ai eu. Mais c’est un parcours qui est intéressant parce que j’ai commencé en bas de l’échelle. Et j’ai quand même fini responsable de service.

Floortje (00:05:19.79 –> 00:05:48.01) : Et donc, par la suite, donc d’abord, tu as quand même trouvé le moyen de voyager. Ce que tu voulais au départ. Même en restant, j’imagine, basée à Mulhouse. Tu as quand même réussi à sillonner la France. Ce qui est important, je pense, de trouver un moyen de répondre à tous les rêves qu’on a au départ. Et donc, là, tu as fait 14 ans dans cette entreprise. Ils te proposent un poste au management. Et toi, tu te dis non.

Magali (00:05:49.08 –> 00:05:51.58) : Alors, si, ils me le proposent au bout de 8 ans.

Floortje (00:05:52.18 –> 00:05:52.66) : D’accord.

Magali (00:05:52.78 –> 00:06:55.68) : C’est au bout de 8 ans, en fait. C’était vraiment deux phases. Il y a vraiment 8 ans d’expérimentation terrain. J’ai aussi fait des choses incroyables. Puisque 4 mois dans l’année, je m’occupais du stylisme des photos. Donc, stylisme des photos, pour ceux et celles qui ne savent pas, c’est quand on fait une photo de meubles. N’importe quelle photo que vous voyez dans les magazines, il y a toujours une préparation styliste, un décor qui est fait. Donc, il y a toujours un photographe et une styliste qui, elle, va s’occuper des ingrédients de la photo. Donc, je suis allée 4 mois dans l’année dans des maisons fabuleuses. Parce qu’on louait, à l’époque, il y avait un budget com qui était très conséquent pour faire le catalogue de cette enseigne de meubles. Et on allait dans le sud de la France, à Lille aussi, énormément, pour toute la partie loft. Et on allait dans des demeures somptueuses et dans des lofts. Et dans des lofts contemporains absolument incroyables. Et on louait à la journée ces demeures. Et on arrivait, on enlevait tous les meubles déjà. On remettait les meubles, enfin nos meubles qu’on avait à prendre en photo avec la déco. Et ça, c’était un moment incroyable.

Floortje (00:06:56.80 –> 00:07:15.58) : Est-ce que j’ai envie d’ouvrir un tout petit parenthèse juste qui me passe par l’esprit là. Pour tous ceux qui font effectivement des photos des intérieurs qu’ils réalisent, est-ce que tu avais une petite astuce qui t’aidait ? C’est une petite parenthèse comme ça. Oui, bien sûr.

Magali (00:07:16.72 –> 00:08:41.44) : Effectivement, déjà, il faut savoir que quand on fait des photos, quand on place les objets dans une photo, l’objet n’est pas à sa place réelle. C’est-à-dire, j’entends, si maintenant tu photographies une table avec des assiettes, si tu poses et tu dresses la table comme s’il y avait quatre personnes autour, en fait, dans une photo, ça déforme tout. Tu dois regarder dans ton objectif. C’est-à-dire, l’assiette, en fait, elle était des fois à trois kilomètres de l’autre assiette. Mais si tu veux, dans le cadre de la photo, tu dois vraiment imaginer que dans ce cadre-là, tu peux bouger des objets. Donc, tu dois vraiment voir que les objets se chevauchent. C’est une histoire de graphisme, en fait. Donc, je dirais, si tu fais une photo posée, pour les gens qui ont besoin d’une photo, de faire des photos reportages, regarde toujours si visuellement et graphiquement ça se joue, qu’il y a une harmonie. Parce qu’en fait, en réalité, les objets ne sont pas du tout posés. Un canapé d’un tapis, souvent le tapis, il était posé à deux mètres du canapé, sauf que la perspective et l’angle de vue faisaient en sorte qu’on avait l’impression qu’il était collé. Donc ça, c’est des petites astuces pour dire qu’on pouvait déplacer des objets. N’hésitez pas à déplacer des objets si vous avez envie de faire une photo plus stylée.

Magali (00:08:44.82 –> 00:09:02.32) : Après, je n’ai pas trop d’autres astuces, mais c’est tout un univers différent. Mais c’est le côté graphique. Composer, c’est un tableau. Et n’hésitez pas à bouger un objet et vraiment le détacher du canapé ou le détacher du…

Floortje (00:09:02.32 –> 00:09:22.75) : Le faire avancer, le faire reculer pour faire en sorte que ça rentre effectivement bien dans le cadre. Voilà, on ferme la parenthèse. C’est très intéressant ce genre de petites astuces. Je trouve ça toujours extraordinaire de les avoir. Et donc ces 14 ans, finalement, c’est un condensé qui fait qu’ensuite tu te lances dans ton entreprise ?

Magali (00:09:22.75 –> 00:10:30.52) : Oui, alors du coup, pendant 8 ans, on va dire les 7 années après, on va faire 7 et 7 en coupé en deux. Donc après 7 années de management, de responsabilité. Alors là, je dois dire que j’ai beaucoup appris, mais ça m’a beaucoup fragilisée. Parce que ma créativité, ce n’était plus moi. Ce n’était plus moi directement. Le côté voyageuse bohème entre deux avions, ce n’était qu’une fois de temps en temps. Et puis, j’avais plus ce côté terrain, dynamique, en mouvement. C’était quand même différent. C’était quand même plus… Du bureau, des réunions. Et à un moment donné, j’ai eu la sensation de m’éteindre tout doucement. Et surtout qu’au-delà de ça, les magasins n’appliquaient pas plus avec un concept que son concept. Donc il n’y avait pas de répondant. Donc au bout d’un moment, c’était usant parce que derrière ça, tu n’avais même pas la… Comment dirais-je ? La gratitude.

Floortje (00:10:30.90 –> 00:10:33.00) : Tu n’avais pas le fruit de tes travails, en fait, finalement.

Magali (00:10:33.32 –> 00:14:08.34) : Je l’avais. Je l’avais, mais au forceps. C’était vraiment un challenge pour tout le monde de remonter cette boîte. Au bout de 14 ans, enfin, au bout de 8 ans, le groupe a capitulé. Donc le groupe, il y avait trois enseignes. Donc ils ont fermé. Et j’ai fait partie du wagon des 4000 employés. Je ne sais plus les chiffres, mais qui ont été licenciés. D’accord. Et pour moi, c’était une délivrance. Parce que je me suis dit, ça y est, je vais pouvoir aller vers moi. Puisque quand même, depuis 2008, j’avais ce souhait de partir clairement. Et donc, je ne regrette rien d’avoir appris au niveau management. Parce qu’aujourd’hui, je vois à quel point j’ai des réflexes incroyables. Mais c’est vrai que du coup, ça m’a beaucoup coûté au niveau de la créativité. Et du coup, je suis licenciée. Je fais partie du wagon. Je ne le vis pas du tout mal. Je suis très confiante. Je sais que dans tous les cas, je me mets à mon compte. Que je ne vais pas trouver, chercher du boulot. Parce que je sais que dans la région, déjà, le seul boulot qui me serait proposé, c’est éventuellement vendeuse dans une enseigne de déco. Ça, je n’ai pas du tout envie d’être à la pente. Et puis, il faut aussi savoir que les huit dernières années, j’ai gagné très bien ma vie. Puisque j’étais un poste à responsabilité. Donc je… J’avais quand même pu gagner ma vie de manière très confortable. En tout cas, c’est mon avis à moi, même si tout est relatif. Et donc, pour moi, c’était vraiment l’aventure de me mettre à mon compte. Ça, il n’y avait pas de doute. Donc, je me suis octroyée deux mois de pyjama, télé. Parce que j’avais toujours travaillé. Si tu veux, moi, je suis sortie du lycée. Je suis allée faire mon école de déco. Et après, je suis allée dans le monde du travail. Et je n’ai jamais été au chômage. Donc, pour moi, c’était des choses nouvelles que d’être dans cette zone d’attente. Et voilà. Et donc, du coup, j’ai fait un mois de… Comme je dis, canapé, amener notre fille à l’école, rester en pyjama. Enfin, ça faisait du bien. Je n’avais jamais vécu ça. Et puis, je suis allée chez une amie ostéopathe qui m’a traitée. Voilà. Et puis, elle me dit… Et cette amie me dit, mais qu’est-ce que tu vas faire maintenant, prochainement ? Je dis, je ne sais pas, je vais me mettre à mon compte. Mais je ne sais pas trop comment encore. Puis là, elle me regarde dans les yeux. Elle me dit, mais tu ne voulais pas faire du feng shui depuis toujours ? Et c’est vrai que j’étais sur la table d’ostéopathie, pour ceux qui connaissent l’ostéopathe. Elle était au-dessus de moi. Elle était en train de travailler les cervicales. Et à ce moment-là, elle me renvoie, en fait, à un vieux rêve. À quelque chose que j’ai toujours voulu faire depuis les années 2000. Et ça me reconnecte, en fait, au fait que j’ai peut-être… Enfin, c’est peut-être maintenant le moment d’allier le bien-être et mon métier. Oui. Donc ça, c’est vraiment une anecdote qui est super importante. Parce que ça a été ce moment-là où, tout d’un coup, j’ai pris conscience qu’il y avait quelque chose à faire, quoi. Et que ce n’était pas parce que je voulais être dans l’ère du feng shui. Ou du marketing. C’est que vraiment, c’était allier quelque chose qui était important pour moi. C’est-à-dire se sentir bien. Et comment je pouvais aider les autres, quoi.

Floortje (00:14:09.82 –> 00:14:18.64) : Donc là, ça commence à prendre forme dans ta tête. De monter ton entreprise dans la décoration. Mais d’effectivement rajouter ce côté feng shui.

Magali (00:14:19.34 –> 00:16:45.95) : Tout à fait. C’est ça. C’est ramener ce côté feng shui. Et puis, toujours pareil. Pour moi, c’est important, en fait, que j’ai des… Qu’on dirait… Le feng shui, c’est un art ancestral. Tout le monde a déjà entendu parler du feng shui. Alors, il y a ceux qui savent ce que c’est. Il y a ceux qui ne savent pas. Mais en tout cas, c’est quelque chose qui est déjà connu. Et pour moi, c’était important, en fait, de pouvoir m’appuyer sur une tradition ancestrale. Parce que je me dis, si ça a des millénaires, c’est que forcément, il y a quelque chose à en tirer. Il y a quelque chose qui peut s’appliquer aujourd’hui dans le monde dans lequel on vit. Mais je n’en savais pas plus que toi ou moi. Enfin, je ne sais pas si tu connais le feng shui. Mais moi, je n’en savais pas plus que la plupart des gens. C’était vraiment très, très vague. Mais j’avais vraiment très, très envie d’en faire. Et d’autant plus que j’avais aussi été inspirée par une styliste freelance. Là, je reviens sur les années 2000 à 2008. Je ne faisais pas toute seule des photos des catalogues. Il y avait aussi des freelances qui travaillaient pour nous. Et dont une personne… Je vais pouvoir la nommer par son prénom. Laurence, qui, elle, avait été décoratrice styliste et qui avait fait des études de feng shui. Pour le coup, elle les avait fait en anglais et en chinois. Donc, pour te dire que la barre était quand même très, très haute. Et j’avais toujours vu que ça m’intéressait. Et puis, c’était quelque part… Je me suis dit que ce qu’elle fait, ça m’intéresse. Un jour, je m’autoriserai aussi à le faire quand ce sera le bon moment. Mais voilà, sans plus. Donc, du coup, elle, on peut dire que c’était quelqu’un qui m’avait inspirée à ce moment-là. Je trouve une école de feng shui en Bretagne. Enfin, je ne la trouve pas. C’est toujours cette amie ostéopathe. C’est ce petit ange qui est arrivé. petite fée qui est arrivée pour me dire, tiens, je m’ennuyais. J’ai regardé. C’est des écoles de feng shui dans la France. Puis, elle est tombée là-dessus. Et bien, le site, il est bien fait. Il me paraisse bien et tout. Donc, je suis son instinct. J’y vais. Et puis, en fait, j’ai fait toutes mes études à l’Institut Pierre Thiraud qui est aujourd’hui, en fait, avec qui je suis encore en contact parce que je suis formatrice maintenant feng shui pour la région Alsace et plus ses affinités pour l’Institut Pierre Thiraud qui a des formateurs dans toute la France.

Floortje (00:16:47.29 –> 00:16:50.55) : Et de là, tu lances ton entreprise.

Magali (00:16:51.03 –> 00:18:00.43) : Et de là, en fait, en 2016. Donc, je fais mes études en 2015. J’ai mes études. J’ai mes diplômes, mes qualifications, donc feng shui et géobiologie. Et je lance, j’ouvre ma boîte le 4 janvier 2016. Et là, je l’ouvre en tant qu’auto-entrepreneur. J’ai peur d’ouvrir une grosse structure. On est dans une fragilité financière. On est dans une fragilité d’inconnu avec, dans ma cellule familiale. Et du coup, j’ouvre Etimo Déco. Et je me fais accompagner par une boîte de com qui me crée mon logo, qui m’aide à trouver aussi le nom. Et voilà, Etimo Déco émerge. Et je me retrouve, parce que je ne voulais pas ouvrir sous Magalie Bruce Line pour moi. C’était important d’avoir un nom de société. Donc, et puis c’est surtout trouver son identité. Ce n’est pas évident quand tu as envie de faire le 360 et de… Je n’étais pas… J’avais vraiment envie de faire… Comment dire ? Je n’étais pas tellement reconnaissante de mon passé de décoratrice. J’avais vraiment envie de faire du 360, c’est-à-dire de faire complètement autre chose.

Floortje (00:18:00.57 –> 00:18:06.89) : Oui, de couper les ponts avec tout ce que tu avais fait et vraiment recommencer pour toi quelque chose qui était une entité que à toi.

Magali (00:18:07.65 –> 00:18:35.51) : Exactement. Et ça, c’est un parcours incroyable parce que j’espère que ça résonnera dans d’autres… Enfin, je sais que ça résonnera chez d’autres personnes qui sont en reconversion ou qui même ont déjà un parcours dans la déco. C’est qu’à un moment donné, c’est plus facile de s’inventer. Quand on passe… Enfin, c’est ma croyance. C’est plus facile de s’inventer quand on passe d’un métier… Je ne sais pas, tu es comptable et puis tu te mets à faire de la déco.

Magali (00:18:37.73 –> 00:19:11.62) : Mais quand tu as fait 15 ans de déco et que tu dois t’inventer encore dans la déco, il y a comme quelque chose qui n’est pas… Comment dire L’énergie de la nouveauté. Tu sais, on dit la chance du débutant. Tu vois ? En tout cas, toute cette énergie quand tu vas vers toi, tu dis ah bon, je fais un truc de fou. J’ouvre une boîte de déco, de conseil en déco alors que je suis comptable depuis des années. Tu as une énergie qui est autre que quand ça fait déjà 15 ans que tu es dans ce système-là. En tout cas, moi, c’est ce qui m’est arrivé.

Floortje (00:19:11.94 –> 00:19:14.92) : Tu as envie de faire rupture avec tout ce que tu as fait déjà avant.

Magali (00:19:15.28 –> 00:19:37.32) : Oui. Et du coup, tu te dis je ne vais faire que du Feng Shui. Donc au début, moi, je voulais faire que du Feng Shui. Et d’ailleurs, la plupart des clients que j’avais, c’était pour des expertises Feng Shui. Donc, je ne les aidais pas forcément à faire de la déco. D’accord. Parce que je n’avais pas fait la paix quoi. Je n’avais pas fait la paix avec mon passé et je n’avais pas accepté cette idée-là quoi.

Magali (00:19:39.60 –> 00:19:49.04) : Donc, depuis 2016, j’ai continué à me former. C’est-à-dire que de 2016 à 2019.

Magali (00:19:51.16 –> 00:20:06.44) : J’ai fait à peu près 4 ans de formation. Du coup, 3 ans de formation. C’est-à-dire que 6 mois dans l’année, je me formais et 6 mois dans l’année, je travaillais.

Floortje (00:20:07.20 –> 00:20:09.68) : Et tu trouves facilement tes clients ?

Magali (00:20:10.96 –> 00:21:01.38) : Écoute, maintenant, oui. Parce que je suis plus alignée. Donc, dès le départ, moi, j’avais la casquette Feng Shui. Mais si tu veux, comme je me coupais de la casquette Feng Shui. Et puis, c’est difficile d’allier le Feng Shui à la déco. Parce que quand tu fais de la déco, tu peux dire, voilà, on va mettre du bleu là. On va mettre telle matière ici. Mais quand tu fais le Feng Shui, c’est une autre démarche. Donc, il fallait que tout ça, je l’aligne. Et puis, surtout, ce qui est important, c’est que quand tu veux aider les gens et les accompagner. Parce que le Feng Shui, il y a une part quand même de développement personnel derrière le Feng Shui. Si toi, tu n’as pas ouvert tes dossiers. Tu n’as pas ouvert, quand je dis tes dossiers, tes casseroles. Tu te les prends en pleine figure. Donc, c’est pour ça que moi, j’ai consacré six mois de l’année à mon développement personnel. Et six mois à travailler.

Floortje (00:21:01.74 –> 00:21:05.68) : C’est quand même génial de pouvoir, de savoir prendre ce temps-là.

Magali (00:21:06.88 –> 00:21:25.06) : Alors, j’ai pu le prendre parce que financièrement, j’avais cette possibilité. Comme je l’explique, j’avais bien gagné ma vie. J’avais de l’argent de côté. J’avais reçu aussi. De l’argent quand on a été licencié. Donc, tout ça, c’était calculé. Je me suis donné les moyens. Oui.

Floortje (00:21:25.74 –> 00:21:28.64) : Oui, mais il faut savoir se donner les moyens. Il faut savoir.

Magali (00:21:28.92 –> 00:21:58.12) : Exactement. C’est qu’à un moment donné, j’ai très vite vu que si je n’avais pas ce développement personnel-là de mon côté. Et ça, c’est très vite vu au début. Que là, ça devient très inconfortable. Parce que tu conseilles des choses à des gens que tu n’appliques pas toi. Non. Là, il y a une incohérence. Et plus tu vas là-dedans, plus c’est de plus en plus… La vie, elle ne te laisse pas faire des…

Magali (00:22:00.61 –> 00:22:27.19) : La vie est vraiment bien faite pour ça. C’est qu’elle te dit, attends, sois cohérente, quoi. Oui, bien sûr. Donc, si tu veux, ça, c’est le parcours. Et maintenant, depuis, on va dire, allez, un an, il y a des choses qui se sont complètement libérées. Qui se sont complètement débloquées. Et je suis complètement en phase avec mon métier de décoratrice et mon métier de Madame Feng Shui. Donc, les deux ont fait un clic.

Magali (00:22:30.71 –> 00:24:00.65) : Voilà. Mais ce n’est pas fait, comme je l’explique, ça ne s’est pas fait en un jour, Il y a eu des étapes. Des étapes super importantes. Et surtout, je me suis fait accompagner, quoi. Oui. C’est-à-dire, quand tu fais du développement personnel, ce n’est pas simplement faire de la méditation avec un livre audio. C’est que tu vas voir des gens qui vont venir te bousculer dans tes trucs, quoi. Tu as pris un coach ? Oui, oui. Alors, moi, je dis toujours à mes clients, parce que forcément, moi, je m’occupe de la maison, du bien-être de la maison. Mais quand ça va au-delà, je peux te donner des pistes, mais ce n’est pas à moi de m’en charger. Donc, j’ai ma petite boîte de Marie Poppins. Et dans ma boîte de Marie Poppins, j’ai… J’ai diverses thérapeutes que j’ai donc testées, puisque ça fait quand même trois ans que je teste. Et voilà, j’ai coach, voilà, j’ai différentes thérapies possibles de gens en qui j’ai confiance, parce que vraiment, ça m’a permis… En fait, le développement personnel, c’est une association de ça plus ça fait que tu y arrives. Ce n’est pas uniquement parce que tu vas voir tel coach que tu vas y arriver. Moi, j’ai fait du coaching l’année dernière. Je suis une personne qui est très, très forte. Parce qu’il me fallait quelqu’un de très, très fort parce que je suis… Moi, quelqu’un qui serait… Qui n’aurait pas, comment dire, la main de fer dans le gant de velours ou je ne sais plus.

Floortje (00:24:01.19 –> 00:24:02.41) : C’est à peu près ça, je pense.

Magali (00:24:03.47 –> 00:24:25.33) : Mais il me faut quelqu’un que je ne puisse pas retourner comme une crêpe entre guillemets. Parce que quand on a un mental fort, quand on est habitué à, voilà, avoir… À jongler. À avoir des plans B. Enfin, à un moment donné, face à nous, il faut avoir aussi des gens qui sachent vous dire clairement stop.

Floortje (00:24:25.61 –> 00:24:30.51) : Qui te demandent finalement de rendre des comptes par rapport à ce que vous vous êtes dit. Oui.

Magali (00:24:30.93 –> 00:24:50.23) : Et puis, c’est toi et toi. C’est-à-dire que moi, les personnes que je choisis, ces personnes-là qui m’entourent sont des personnes qui sont des accompagnantes. C’est vrai. Ce n’est que des traducteurs de mon propre mental. Ou de mon propre corps. Ce ne sont pas des gens qui vont me dire, fais comme ça, tu vas voir, c’est génial.

Floortje (00:24:51.49 –> 00:25:00.79) : Non. Et puis, généralement, ce n’est pas surprenant ce qu’ils te disent. C’est juste le fait qu’ils te le mettent dans les mots et que toi, tu es obligé de réagir en face qui fait que tu avances. C’est ça.

Magali (00:25:01.33 –> 00:25:18.21) : Et c’est sans fin. Parce qu’on aura toujours des étapes dans notre vie qui vont faire que… Mais en tout cas, cette étape d’accompagner les gens chez eux dans leur intimité par le biais du Feng Shui, pour moi, c’était évident que c’était vraiment une porte ouverte.

Floortje (00:25:18.65 –> 00:25:27.01) : Et donc là, il y a un an, tu as, ou déjà un peu avant, que tu as rajouté en fait le déco dans ton Feng Shui ou c’est déjà avant ?

Magali (00:25:27.01 –> 00:27:43.41) : Alors, c’est depuis le départ. Depuis le départ. Depuis le départ, le projet, c’était Etimodéco 2016, déco Feng Shui. D’ailleurs, c’était Etimodéco décoratrice Feng Shui. Mais je ne l’ai incarné que depuis un an. Oui. Et ce mot incarné, c’est vraiment hyper important. Bon, je ne le connaissais pas avant. Moi, je l’ai appris en coaching. Mais c’est vraiment d’incarner qui tu es. Tu as la théorie, le mental, ce que tu veux, ta philosophie, ton éthique. Et à un moment donné, tu le vis dans ton corps et pas que dans ta tête. Et quand tu le vis dans ton corps, c’est vraiment différent par rapport à quand c’est de la théorie. Et moi, je vois que ça a tout changé. Alors après, c’est vraiment, comment dire, le confinement a aussi déclenché des choses. Il y a aussi des choses qui se sont passées très très fortes. Parce qu’aujourd’hui, je n’ai plus envie de faire des concessions. C’est-à-dire, je n’ai plus envie d’arrondir les angles et de faire le dos rond. Je m’explique. C’est qu’à un moment donné, à vouloir, à savoir faire des plans B, quand tu es en face de toi une personne qui est hésitante, si tu lui trouves tout le temps des plans B, tu ne vas pas l’aider. Donc, soit la personne, elle te prend pour ce que tu sais faire de mieux. Et du coup, elle ne s’attendra pas. Mais si tu veux être parfaite partout, et c’était un peu mon cas d’être excellente partout, puisque j’avais aussi ce parcours un peu idéal. Oh là là, 14 ans, tu as fait tous les postes. Et du coup, j’ai reproduit ce schéma d’être parfaite partout. C’est-à-dire d’être irréprochable dans mon travail. Mais en fait, ça ne me servait pas. Parce que moi, j’étais dans une exigence qui n’était pas juste. Et les clients du coup, et les gens que j’accompagnais, il n’y avait pas le droit à la vulnérabilité. Il n’y avait pas le droit à être soi-même. Il n’y avait pas le droit… Il y a vraiment quelque chose qui s’est déclenché cette année. Et ça a été vraiment renforcé par le Covid, par le confinement. Parce que pendant le confinement, tu fais le tri. Enfin, moi, j’ai fait le tri. Oui. En tout cas.

Floortje (00:27:43.73 –> 00:28:07.75) : On en a parlé juste avant de commencer. Comment tu avais une palette assez large, en fait, de choses que tu proposais. Et que je ne sais pas si tu es arrivé à ça pendant le confinement ou juste avant. Mais aujourd’hui, dans ce que tu montres aux clients et ce que tu as envie de proposer aux clients, tu as fait justement un vrai tri.

Magali (00:28:08.63 –> 00:31:24.17) : Oui. Oui, parce que… Bon, après, c’est pareil. Je le répète, c’est d’autres personnes qui m’ont aidé à y voir plus clair. Alors, ça peut être le coaching, mais c’est aussi le fait que je sois à bouche ta boîte. Donc, je fais partie d’un réseau de femmes entrepreneuses. Et dedans, il y a des femmes entrepreneuses qui m’aident aussi à y voir plus clair. Et surtout, notamment, qu’on a travaillé cette notion de concurrence. Oui. Dans une région fertile ou pas. Mais en tout cas, tu as toujours cette notion de concurrence. Et au final, dans la théorie, le papier, ça fait des années que je dis, oui, ce n’est pas grave s’il y a une concurrente. De toute façon, moi, je suis moi. Si les gens viennent me chercher, c’est pour moi. On a toujours les gens qu’on attire. Et ça se fait naturellement. Mais ça, c’est le papier. Et est-ce que tu le vis vraiment intérieurement ? Et puis, je me rendais compte que je ne le vivais pas intérieurement. Que j’avais quand même cette notion de jalousie, cette notion de regarder un peu comment fait l’autre, de me remettre moins en question. En fait, ça, je l’ai vraiment dépassé quand j’ai vraiment cerné qui je suis. C’est-à-dire que j’ai recentré qui je suis, quelles sont mes qualités. Et en faisant ce travail de savoir quelles sont mes qualités, donc par le coaching, j’ai pu voir que je suis une créatrice. J’aime imaginer. J’aime créer des tableaux. J’adore les couleurs. Et ça, c’est ce qui m’éclate. Et en plus, ça m’éclate. Et en plus, je suis forte là-dedans, entre guillemets. C’est-à-dire que… Alors, je le mets entre guillemets. Je ne devrais pas être coach à me dire, oui, tu es forte, point. Voilà, c’est juste simplement assumer là où on a des qualités. Il y a d’autres consorts qui auraient peut-être des qualités sur l’organisation, sur… On peut être décoratrice et ne pas avoir les mêmes qualités. Et moi, du coup, ma qualité, c’est ce côté imaginer, créer un tableau, essayer de faire en sorte que l’intérieur des gens ressemble à leur intérieur. Donc, j’ai recentré là-dessus. Puis, je me suis dit, qu’est-ce que j’aime faire dans mon métier ? Moi, j’aime faire des planches tendances. Ça s’appelle aussi des mood boards. Donc, les mood boards, c’est des… On met… On va mettre des photos, des inspirations. Et puis, ça va créer un tableau. Et ce tableau-là, il va permettre, pièce par pièce, de dire, voilà les ingrédients de la pièce et voilà l’harmonie générale que ça va donner. Moi, je m’éclate. J’ai Photoshop. Je fais ça sur Photoshop. Je passe un moment, mais de plaisir. Je combine ça avec le Feng Shui et c’est vraiment le truc qui m’éclate. C’est ma petite enquête à moi. Et au moment où je le fais, je suis alignée avec les personnes et j’ai envie de ressortir le potentiel que j’ai. C’est le meilleur des gens. Mais par contre, tout le reste, c’est pas que c’est accessoire, mais du coup, les gens qui m’appelleraient pour avoir un… que je les accompagne sur une planche tendance, je pourrais le faire, mais ça va être différent. Et c’est important, en fait, que je mette en avant ce que je sais faire de mieux.

Floortje (00:31:24.57 –> 00:31:36.35) : Mais par contre, tu assures aussi, quand même, tout ce qui découle de ta planche d’ambiance. Finalement, tu vas aussi faire la mise en place, les shopping list, tout ça.

Magali (00:31:36.43 –> 00:33:05.34) : Oui, oui, oui, complètement. Mais tu vois, par exemple, la shopping list, là, on parle vraiment… c’est à destination des professionnels, ce podcast. C’est vraiment de leur dire… Au début, moi, j’ai fait le tableau Excel parce que j’ai perdu le tableau Excel. Mais dès qu’il y avait une modification, il fallait que je modifie mon tableau Excel. C’est-à-dire, dès qu’il y avait une modification soit de tarif, soit de… comment dire… de produit. Et donc, je passais un temps… fou à faire ce tableau Excel. Alors, après, j’ai dit non, laisse tomber, je ne fais pas le tableau Excel. Après, j’ai fait, parce que ça m’intéresse, que ça soit joli et tout, j’ai fait des planches PowerPoint avec le prix, mais j’ai passé des heures à faire du copier-coller de prix. Et c’était beau, mais alors je me rendais compte que dès qu’il y avait un mouvement, il fallait le remettre à jour. Et c’était vraiment terrible, et ça me bouffait toute la créativité. Donc aujourd’hui, petit truc à astuce, je fais, à chaque fois que je mets une photo sur un planche tendance, je fais une copie d’écran de la… donc je copie la photo, et après, je fais une copie d’écran du produit que je source sur Internet, parce que je source beaucoup de produits sur Internet. Et donc, il y a le prix, il y a le fournisseur, enfin le magasin, et je fais un dossier, et ce dossier, à la fin du… au moment de la shopping list, je le transmets au client. Et le client, il est très content. Pour moi, il n’y a pas de problème. Même s’il n’était pas content, ce sont mes règles à moi. Oui, c’est comme ça que tu travailles,

Floortje (00:33:05.34 –> 00:33:12.38) : et puis, ce n’est pas autrement. Donc en fait, tu as aussi appris à t’imposer plus, on va dire, à t’affirmer.

Magali (00:33:13.52 –> 00:33:34.14) : Oui, c’est ce que je fais en ce moment. Et c’est grâce à ce… enfin, c’est bien, trouver, moi je dis toujours, trouver un groupe dans lequel vous pouvez avoir des soutiens. Moi, j’ai déjà fait deux groupes. Aujourd’hui, je suis sur un groupe, c’est Bouge ta boîte. Je me sens soutenue, je sais que ça me permet de m’affirmer. Oui.

Magali (00:33:36.33 –> 00:33:40.73) : Donc, il faut s’affirmer, parce que si on n’est pas affirmé, les gens, il y a un flou.

Floortje (00:33:41.88 –> 00:34:18.65) : Il y a ça, et puis il y a souvent, dans notre métier, on est souvent seul dans notre bureau, on va dire, on a souvent un peu le côté peur de dire si moi j’affirme que j’envoie mon shopping liste dans cette façon-là, tant que ma consoeur l’a fait autrement, ou quand mes prix sont là, tant que les autres sont plutôt là-bas, est-ce que mon business va continuer ? Est-ce que je vais pouvoir, justement, continuer à vivre, ou presque, vivre de ce métier ? Et je trouve que c’est là aussi où c’est très important d’en parler.

Magali (00:34:19.45 –> 00:34:55.25) : Oui, et surtout que moi, ça m’a cloisonné, il faut imaginer, 20 ans dans la déco, donc 15 ans dans une, je connais, enfin je veux dire, si maintenant vous avez besoin d’un guide pour aller à Maisons et Objets, moi je suis le guide parfait. J’ai fait Maisons et Objets deux fois par an, pendant 14 ans, plus le salon de Cologne, en Allemagne, plus le salon de Milan, plus tous les rendez-vous fournisseurs à droite à gauche, Portugal, Belgique et compagnie. Donc imaginez-vous que, en termes de

Magali (00:34:57.82 –> 00:36:54.63) : comment dire, d’expertise de marché, d’expertise de marché, j’ai une palette large. Mais au niveau du particulier, finalement, je ne voyais jamais le particulier. Moi, j’avais un processus d’enseigne de ceux qui vendent au particulier. Mais le client, je ne le voyais pas et je ne savais pas qui il était. Et donc aujourd’hui, pour moi, c’est une page blanche. Ce n’est pas comme je redémarre à zéro, mais du coup, j’ai dû tout apprendre de comment fonctionne le particulier en vrai. Et il y a deux possibilités. Soit je réponds au particulier, je réponds à sa demande, soit je ne réponds pas à sa demande directement. Alors comment je pourrais expliquer ça ? Il y a des clients qui, quand ils font appel à vous, ils savent déjà ce qu’ils veulent, ils ont déjà une idée précise. Si vous, vous n’êtes pas clair avec la façon dont vous voulez que ce rendez-vous se fasse, ça va être un moment qui ne va pas être agréable. Parce que la personne va sentir du flottement, il y a des gens qui, du coup, vont être insatisfaits. Et aujourd’hui, moi, je me suis affirmée là-dessus. Et quand je sens que, et ça arrive encore, il y a certains clients que ça ne va pas, eh bien, au bout d’un quart d’heure, je prends mon courage à deux mains. Ça ne veut pas dire que je ne tremble pas à l’intérieur, parce que c’est tout nouveau, mais je dis stop. Je dis, écoutez, je ne comprends pas, je sens que là, vous n’êtes pas ouvert, il y a quelque chose qui ne va pas, dites moi, qu’est-ce que… Et puis, voilà, et je veux dire, la majorité de mes clients, ils viennent me chercher aujourd’hui pour, parce qu’ils m’ont trouvé sur internet le Feng Shui, donc 90% de mes clients viennent quand même par internet. Et on va dire 10% de bouche à oreille. Ils viennent me chercher par le Feng Shui, ils ne savent pas ce que c’est le Feng Shui, mais en tout cas, moi, je suis au clair avec ce que je peux proposer. Et je suis au clair par rapport à ma méthodologie

Floortje (00:36:54.63 –> 00:36:56.15) : de travail. Et

Magali (00:36:56.95 –> 00:37:12.39) : finalement, elle n’a pas si changé que ça depuis 3 ans. Mais seulement, je l’assume entièrement aujourd’hui. T’es plus sain. Ouais. C’est ça, c’est l’idée, c’est de ne pas trop porter, de faire ce qui est le plus juste pour soi-même.

Floortje (00:37:13.44 –> 00:37:23.10) : Oui. Tant que c’est le plus juste pour toi, de toute façon, tu seras plus à l’aise face aux personnes, et tu pourrais mieux les aider. Exactement.

Magali (00:37:23.38 –> 00:38:35.85) : Et après, il y avait ce fameux syndrome de l’imposteur. C’est qu’à un moment donné, il faut aussi travailler là-dessus, se dire, ben, j’ai le droit, en fait, moi, j’avais toujours cette légitimité. Est-ce que si je fais ça, est-ce que les gens vont en avoir pour leur argent ? Est-ce que les gens vont trouver ça pertinent ? Et à un moment donné, tu te fais accompagner par des personnes extérieures, tu parles avec des personnes extérieures, et qui te disent, maintenant, stop. Ce que tu fournis en 2 heures, c’est déjà, s’il faut le digérer, et c’est énorme. Des fois, je me rends compte aussi qu’en 2 heures, des fois, j’en fais trop. Et je vois les personnes, ils ont changé de couleur, à la fin du rendez-vous. Et à ce moment-là, tu te dis, bon, j’y suis allée peut-être un peu trop vite, trop loin. Parce que les gens n’ont pas le temps d’emmagasiner tout ce que tu leur dis. Donc c’est aussi trouver cette mesure-là. Mais en tout cas, c’est hyper important de redéfinir dans quoi, enfin, pour moi, c’était dans quoi je suis à l’aise. Je ne peux pas me couper de ça, en fait, pour répondre à une norme. On n’a pas besoin de répondre à une norme.

Floortje (00:38:36.58 –> 00:39:00.70) : Oui, mais c’est un message important. Parce qu’aujourd’hui, on a tellement d’influences qui viennent de partout. Tu parlais au début aussi un peu de regarder les consoeurs, un peu de jalousie, un peu de… Il est très important d’arriver à être assez droite dans ses bottes pour dire, ça, c’est ce que j’offre moi. Personne d’autre qui va l’offrir, parce que de toute façon, il n’y a que moi qui peut offrir moi.

Magali (00:39:01.66 –> 00:39:15.06) : Oui, et puis même si une personne fait la même chose que toi. Admettons une personne est très, très inspirée par la façon dont tu fonctionnes. Puis elle est dans ton secteur, elle fait la même chose. Elle se lance, elle fait la même chose.

Magali (00:39:17.83 –> 00:39:31.85) : Aujourd’hui, les gens, ils t’appellent parce qu’ils ont cliqué sur ton site ou ils ont entendu parler de toi. Ils n’ont pas cliqué sur le site de l’autre personne. C’est que naturellement, il n’y a pas eu une attirance.

Floortje (00:39:32.85 –> 00:39:33.71) : Mais dans

Magali (00:39:33.71 –> 00:40:43.36) : tous les cas, il faut aussi se dire que ton expérience… J’en discutais justement avec Sonia qui est la boosteuse de Bouche d’Aboite, de mon cercle. Elle me disait les gens vous demandent, quand les gens vous demandent un tarif sur un prix. Elle m’a dit, moi j’ai eu ce cas de figure. Elle est conseillère en images donc c’est à peu près le même job. Elle conseille le corps humain, moi je conseille les intérieurs. Puis on lui a demandé un prix sur une prestation. Puis elle a dit mais en quel honneur ? Je vous donnerai, je ferai un prix sur mes années d’expérience parce que moi je ne vais pas vous donner les conseils, je vais vous donner le conseil. Et ce conseil il sera en fonction de mes années d’expérience, en fonction de ma vision, en fonction de ce que je suis aujourd’hui, en fonction du travail personnel que j’ai fait à côté. Et vous venez me consulter pour avoir le conseil et pas les conseils. Mais le conseil qui fait partie de mon expérience. Donc on choisit une personne, on ne choisit pas une prestation.

Floortje (00:40:43.72 –> 00:40:59.14) : Non, on choisit une personne, une expérience dans notre métier aussi un visuel, un feeling par rapport à notre site internet, parce qu’on a… Après, à un moment ou l’autre, il faut quand même poser le prix.

Magali (00:40:59.96 –> 00:41:29.96) : Bien sûr, mais moi si tu veux quelqu’un qui me dit je vous appelle, j’ai appelé deux autres décoratrices et celle qui gagnera c’est celle qui sera la meilleure placée au niveau du prix. Moi j’ai eu le cas la semaine dernière, ça ne m’intéresse pas, je dis bah oui. Très bien. Il n’y a pas de soucis. Et je ne le prends même pas personnellement, c’est-à-dire que cette personne-là n’a pas compris qu’un accompagnement ce n’est pas juste un prix, c’est autre chose.

Floortje (00:41:30.66 –> 00:41:32.16) : C’est très personnel ce qu’on fait.

Magali (00:41:32.86 –> 00:41:46.16) : C’est très personnel, c’est une histoire de feeling, on va rentrer dans la vie des gens si le feeling n’est pas là au niveau… Et j’ai une dernière petite anecdote, je ne sais pas si je peux encore te la raconter parce qu’on est déjà une heure. Je vous avais dit que je parlais beaucoup.

Magali (00:41:50.02 –> 00:41:59.65) : Lundi dernier, je suis avec une cliente, une future cliente au téléphone pour une expertise Feng Shui. Puis au bout de deux phrases, elle me tutoie.

Magali (00:42:01.87 –> 00:43:24.19) : Puis moi je veux dire je suis quand même en Alsace, donc c’est quand même un peu vieille France, on ne tutoie pas facilement non plus les gens. J’ai une éducation où le vouvoiement était une marque de respect et elle me tutoie. Moi je n’ai pas de problème pour tutoyer les gens, ça me plaît plutôt l’idée de tutoyer les gens, mais j’ai ce côté je vouvoie mes clients à tout prix parce que ça met une distance et qu’on ne sait jamais, il faut garder le contrôle et tout ça. Et cette cliente me tutoie et je relève et je lui dis si je comprends bien, alors on se tutoie. Plutôt que de faire le dos rond et de faire comme si de rien n’était et de laisser le flou artistique, je préfère en parler tout de suite. Donc ça c’est aussi quelque chose de nouveau. Donc je lui dis, j’ai bien vu, je suis désolée, je n’ai pas fait gaffe, mais je trouve ça tellement normal, vous allez venir chez moi, tu vas venir chez moi, je me sens bien, ça fait maintenant quelques minutes qu’on discute, naturellement j’avais envie de te tutoyer, j’espère que ça ne te pose pas de problème. Et au moment où elle me dit ça, je suis devant mon ordinateur et je reçois un messenger, une petite fenêtre qui arrive et j’ai une cliente avec qui je travaille depuis 9 mois. Vous voyez, c’est une cliente de Bretagne, j’accompagne aussi les gens à distance, ça pourrait faire l’objet d’un podcast aussi d’ailleurs.

Magali (00:43:26.48 –> 00:44:15.03) : cette personne me tutoie, m’envoie un message alors qu’on se vouvoie depuis 9 mois. Et m’envoie un messenger en me tutoyant, en me posant des questions sur son projet. Et là j’éclate de rire. J’éclate de rire et au lieu de garder ça pour moi, je le partage avec la cliente. Cette cliente que je n’ai jamais vue encore. Et j’ai dit, c’est quand même incroyable, on parle de tutoiement et à ce moment-là une cliente, ça fait 9 mois que je travaille avec elle, on se vouvoie, me tutoie à l’instant sur un messenger. Et donc on parle de ce tutoiement qui est ça aussi, est-ce qu’à un moment donné, quand on se sent à l’aise avec les personnes, pourquoi donner de l’énergie à se vouvoyer, mobiliser de l’énergie à formuler des phrases en se vouvoyant alors que naturellement on pourrait se tutoyer ? Qu’est-ce que ça viendrait

Magali (00:44:17.13 –> 00:45:00.64) : perturber si de toute manière il y a de la confiance ? C’est-à-dire les gens m’ont choisi, on s’est déjà vu une fois en rendez-vous ou pas, ils ont confiance en moi, ils m’ouvrent les portes de leur maison, le tutoiement arrive naturellement, pourquoi je me couperais de ça aussi ? C’est tout neuf pour moi, mais ça s’est présenté comme ça. Et ça a été confirmé aussi dans un magasin, je suis allée dans un magasin pour chercher des lunettes de ma fille et le vendeur a commencé à nous tutoyer et j’ai dit, mais bon, je suis désolée, c’est venu naturellement, j’ai pas fait attention, et je trouve que des fois le tutoiement c’est plus facile. Et alors là je lui explique, je lui dis, ça fait quand même deux jours qu’il y a cette histoire de tutoiement.

Floortje (00:45:01.86 –> 00:45:08.60) : Ça marque aussi un peu peut-être justement le changement que tu as fait en toi pendant le confinement.

Magali (00:45:09.00 –> 00:45:09.56) : C’est ça.

Floortje (00:45:10.08 –> 00:45:18.22) : Ça marque ce changement d’état d’esprit finalement que tu fais. Exactement.

Magali (00:45:18.80 –> 00:46:11.72) : Je fais des blagues avec les clients maintenant, je fais des blagues, on rigole, il faut que ce soit un bon moment. C’est-à-dire que le fait que maintenant je m’affirme et que je fais du mieux que je peux, c’est un peu les accords Toltec pour celles qui connaissent ou ceux qui connaissent. Je fais du mieux que je peux, je suppose rien. Si le client prend mal quelque chose et que j’ai fait du mieux que je peux, ce n’est pas contre lui, c’est que ça lui appartient. Et ça, c’est vraiment quand tu passes de la théorie, parce que les accords Toltec, ça fait plus de 5 ans que j’ai lu le bouquin, que je n’arrivais pas à l’appliquer, mais quand vraiment tu déculpabilises de ça, tu peux faire des blagues avec le client. Ça ne va pas entacher le fait que tu aies jusqu’à 11 heures sur tes dossiers, que tu te réveilles la nuit parce que tu te dis que tu as pris cette dimension. Ça, c’est toujours le cas.

Floortje (00:46:12.46 –> 00:46:15.90) : Mais ça ne t’empêche pas d’être professionnelle. C’est ça.

Magali (00:46:16.52 –> 00:46:38.34) : Il y a un moment donné, tu vas jusqu’au bout du projet et même le mieux pour moi, ce serait que je ne me réveille plus la nuit en pensant à un projet. Mais il y a aussi cet aspect-là. On se dit toujours est-ce que je suis légitime, est-ce que je suis professionnelle, même après, en plus dans mon cas de figure, 20 ans d’expérience dans la déco.

Magali (00:46:40.40 –> 00:46:45.22) : C’est drôle de dire qu’elle est folle. Elle se pose encore la question d’être légitime avec son parcours.

Floortje (00:46:46.00 –> 00:47:26.39) : Je pense qu’en entrepreneuriat, la question se pose quasiment toujours. Puisque c’est un monde qui change, ce n’est jamais pareil. On peut mettre des choses en place qui changent. Il y a des choses qui bougent tellement que la légitimité peut se mettre en cause en permanence dans ce qu’on fait. Mais en même temps, il faut rester… Moi, je suis assez partisan de dire qu’il faut rester professionnelle jusqu’au bout des projets. Il faut vraiment poser les choses et en même temps, il ne faut pas non plus se prendre trop au sérieux.

Magali (00:47:28.41 –> 00:47:28.89) : Professionnelle,

Magali (00:47:31.19 –> 00:47:36.45) : logiquement, nous le sommes. En tout cas, je peux parler de moi. Je suis professionnelle.

Magali (00:47:39.05 –> 00:48:00.67) : Des fois, je manque d’organisation. C’est soit un état de fatigue soit un moment où je suis moins organisée. Mais quand je vais sur un chantier, je suis professionnelle. Je suis là. Et quand j’ai des personnes qui ont besoin d’un cadre, je suis là. Quand j’ai des personnes qui ont besoin que le cadre soit plus souple, je m’adapte.

Magali (00:48:03.31 –> 00:48:22.59) : Professionnelle, on l’est. Quand on voit le client, il faut que ce soit un bon moment et que ce soit détendu. Si tu es trop exigeante vis-à-vis de toi-même et de ce que tu peux renvoyer au client, tu veux être la madame parfaite. Du coup, il y a un truc qui est un peu tendu dans les relations.

Floortje (00:48:23.13 –> 00:49:38.75) : Ça peut freiner ta spontanéité. Je suis assez convaincue que tu as ta cuisine et ce que tu montres au client. Je suis comme toi. Il y a des moments où tu bosses jusqu’à 11h, jusqu’à minuit. Ils n’ont pas besoin de savoir. Tant que le résultat est là. Si entre-temps, on rigole un peu, je peux te partager une petite anecdote de la semaine dernière qui a fait rire beaucoup de monde. C’est une petite anecdote plutôt de Hollandaise. J’ai deux clientes géniales et on est en train de refaire leur appartement. On est dans la deuxième phase où on met les choses en place. On envoie un mail et on me dit qu’on n’a pas tout à fait compris ce qu’on fait avec ce fauteuil. J’écris un mail assez rapidement. Il faut savoir que je vérifie très régulièrement le côté masculin et féminin des choses pour être sûre. J’écris un petit message pour dire que le fauteuil va là-bas et on va mettre la pouffe à côté. Du coup, la cliente me dit qu’il est très important que tu sais que c’est le pouffe si on le pose à côté du fauteuil. C’est la pouffe, mais ce n’est pas une façon de parler aux dames.

Floortje (00:49:41.65 –> 00:49:58.65) : J’éclate de rire. En même temps, je suis ravie d’avoir des clientes aujourd’hui qui me font confiance pour leur intérieur mais qui sont assez à l’aise avec moi pour me faire ce type de remarques. Elles auraient pu dire qu’elles ne le savent pas mais laissent passer.

Magali (00:49:59.29 –> 00:50:00.73) : Mais oui, mais complètement.

Floortje (00:50:01.09 –> 00:50:14.03) : Mais là, à la vie, je vais savoir que c’est le pouffe et pas l’autre. Et puis, ça a créé encore plus de complicité avec mes clients. C’est super important d’être soi.

Magali (00:50:14.51 –> 00:50:44.89) : C’est complètement ça. C’est s’autoriser à faire des blagues. Et moi, aujourd’hui, après le confinement et tout ce qui a fait clic et ce n’est pas fini, mais en tout cas, c’est plus confortable pour moi parce que je me permets d’être imparfaite. Et ça, c’est succulent parce que du coup, je suis bout en train et je suis drôle. Et en fait, je me fais rire moi-même et les gens rigolent et il y a une espèce de détente qui s’installe qui n’enlève rien au professionnalisme.

Floortje (00:50:45.51 –> 00:51:14.99) : Non. Parce qu’entre-temps, tu dois quand même gérer ton administration, faire en sorte qu’il y a des clients qui rentrent, ton site internet doit être au top. Mais je pense que quand on est détendu sur la partie travail, on travaille mieux. Et on est mieux avec nous-mêmes. Est-ce qu’aujourd’hui, parce que moi, je sais qu’il y a un an, j’ai suivi une formation, une petite formation avec toi de Feng Shui. Est-ce que tu fais encore des formations comme ça en workshop ?

Magali (00:51:15.47 –> 00:51:28.57) : Alors oui, je fais des formations Feng Shui pour le particulier et en fait, pour le professionnel de la déco, j’ai arrêté. Mais en tout cas, c’est quelque chose que j’aimerais bien développer.

Magali (00:51:30.81 –> 00:51:48.73) : Donc pour le particulier, même un professionnel de la déco peut venir suivre mes formations. Je fais des découvertes de trois heures en visio. Alors du coup, elles ne font pas trois heures en visio parce que sinon, au bout de trois heures, on a le cerveau qui chauffe. Donc je les ai réduites à 1h30.

Magali (00:51:51.15 –> 00:52:22.14) : Donc oui, je fais des petites visios. Vous trouvez tout sur mon site internet. Et sinon, je fais des formations en présentiel pour les gens qui font partie de l’Alsace où là, c’est plus qualifiant. C’est-à-dire que tu peux apprendre le Feng Shui. Mais pour le professionnel de la déco, j’aimerais bien faire un petit module, voir des petits modules en visioconférence qui vous permettraient d’appliquer le Feng Shui, de vous qualifier, d’appliquer le Feng Shui dans votre quotidien.

Floortje (00:52:23.62 –> 00:52:24.48) : Ça peut être intéressant.

Magali (00:52:24.76 –> 00:52:47.90) : En tout cas, il n’y a pas de souci. C’est juste le temps qui me manque. Mais j’ai tous les outils. L’Institut Pierre Thiraud fait aussi des formations pour se qualifier. Mais c’est vrai que par rapport à un réseau de décorateurs d’intérieur, j’ai de quoi vous apprendre quelques petites clés voire quelque chose de plus qualifiant pour ceux et celles qui voudraient

Floortje (00:52:47.90 –> 00:52:52.32) : se former un petit peu pour avoir des notions.

Magali (00:52:53.62 –> 00:53:11.10) : Ou tout carrément être expert. Donc ça, il n’y a pas de souci. On est en plein dans le sujet. On le fait, c’est juste que j’avais mis les dates en stand-by pendant le confinement, évidemment. Mais en tout cas, à partir de septembre, je vais reproposer des nouveaux modules. Donc aucun souci.

Floortje (00:53:11.24 –> 00:53:21.76) : Et ça sera sur ton site internet ? Ça sera sur mon site internet. Est-ce que tu peux nous redonner juste ton site internet et les autres moyens de te trouver, s’il te plaît ?

Magali (00:53:21.76 –> 00:54:10.86) : Alors, vous pouvez me trouver sur www.ethymodeco.com Donc, Ethymodeco, c’est E T Y M O D E C O Voilà, .com Vous pouvez me laisser un message via le site. Ou alors, vous pouvez me trouver sur ma page Facebook donc, Ethymodeco ou tout simplement par mon nom, Magalie Brusskline. Donc, c’est un nom germanique qui est aussi un petit peu compliqué. pour ceux qui n’ont pas l’habitude. Je vais le mettre en dessous. En tout cas, il n’y a pas de souci. J’ai toujours beaucoup plaisir à partager avec les gens de la profession, les gens qui se posent des questions. Je trouve que ça fait aussi partie de ce qu’on peut donner. Il y a des échanges

Floortje (00:54:10.86 –> 00:54:18.18) : à avoir. Voilà, j’espère que ça vous a plu. C’est assez marrant comment tu vous vois les gens

Magali (00:54:18.18 –> 00:54:36.80) : qui écoutent. Ah oui, parce qu’ils sont plusieurs, ils sont pleins. Moi, j’ai commencé à les tutoyer dès le départ. J’espère que ça t’a plu. C’est vrai, effectivement. Du coup, je vais essayer d’appliquer le dessus, voir ce que ça donne, si ça change quelque chose. Il faut s’amuser,

Floortje (00:54:36.92 –> 00:54:41.84) : il faut faire des expériences. C’est clair. Merci beaucoup Magali, ça m’a fait super plaisir de

Magali (00:54:41.84 –> 00:54:59.72) : parler avec toi. Moi aussi, Flore. On a appris plein de choses. Et un grand merci pour le temps que tu m’as donné. Merci. Tu m’as accordé. Merci beaucoup à toi, Flore. Je trouve que ton idée, comme je te l’ai dit, elle est très bien. Et n’hésite pas, si tu veux qu’on parle d’autres sujets, ça sera avec un grand…

Floortje (00:55:06.97 –> 00:56:15.05) : Alors, un grand merci à Magali et son partage ici sur le podcast. C’était un vrai plaisir de discuter longuement avec elle. J’espère que ça t’a plu. Si t’en veux un peu plus, je viens d’ouvrir la page Instagram de Décopreneurs underscore le underscore podcast. N’hésite pas à venir faire un petit tour. Le site Décopreneurs est là aussi. Tu peux t’inscrire pour notre newsletter pour être au courant à chaque fois qu’il y a un podcast qui sort. Et si tu te dis que t’as quelque chose à partager avec les décorateurs et les architectes d’intérieur, bien évidemment, si vraiment il y a quelque chose qui a fait que t’as eu une décoration, tu peux t’inscrire. Et si tu te dis que t’as quelque chose qui a fait que ton business a commencé à marcher, une façon d’organiser ta journée qui fait que t’es juste mieux, etc., n’hésite pas. Passe-moi un petit message et puis on enregistrera aussi ton podcast avec plaisir que j’apprends tous les jours sur ce beau métier. Et puis, je te dis à bientôt pour la prochaine épisode. Salut!