
Episode 136 – Vincent Galand – Comment une meilleure organisation peut nous faire gagner du temps et de
On parle souvent de créativité dans nos métiers.
Beaucoup moins d’organisation. Et pourtant… c’est souvent là que tout se joue.
Dans ce nouvel épisode de Décopreneurs, j’ai reçu Vincent Galand, cofondateur de Kalm.
On a parlé :
— des coûts invisibles qui grignotent nos journées
— du vrai prix du manque d’organisation
— des outils qui simplifient réellement le quotidien
— et surtout… de la réalité de l’entrepreneuriat dans nos métiers créatifs.
Un échange extrêmement honnête sur le temps, la charge mentale, la productivité et le fait de construire une entreprise sans s’épuiser au passage. Merci Vincent pour ton passage !
Kalm donne un webinaire le 20 mai à 9h00. Le sujet : Pourquoi vos projets dépassent le budget (et comment l’éviter dès l’esquisse) – > par ici pour s’inscrire
Pour en savoir savoir plus sur Kalm : Instagram, LinkedIn, Site Web
Transcription fait par Zencastr – résumé par ChatGPT
Dans cet épisode de Décopreneurs, Vincent Galand revient sur son parcours d’entrepreneur et sur la création de Kalm, un outil pensé pour aider les architectes d’intérieur et maîtres d’œuvre à structurer leurs projets et gagner en productivité.
L’échange commence par son parcours atypique : Vincent ne vient pas du tout du monde du bâtiment. Formé à l’économie, aux mathématiques et au business, il explique avoir toujours été attiré par l’optimisation des process et par l’entrepreneuriat. Après plusieurs expériences comme operation manager dans des startups (livraison, mobilier, logistique), il développe une forte expertise dans l’organisation, la structuration et la gestion opérationnelle.
Son entrée dans l’univers de l’architecture intérieure se fait presque par hasard, via un projet de reprise d’un éditeur de tissus d’ameublement. Cette immersion lui permet de découvrir tout un secteur à la fois créatif, artisanal et extrêmement peu structuré au niveau organisationnel.
En échangeant avec des architectes d’intérieur, maîtres d’œuvre et artisans partout en France, Vincent constate plusieurs problèmes récurrents :
- des professionnels débordés, portant “10 casquettes” en même temps ;
- des clients stressés par les budgets et les retards ;
- des outils de gestion archaïques (Excel, Drive, papier) ;
- des pertes de temps invisibles mais massives au quotidien ;
- une difficulté chronique à standardiser les processus.
Il explique ensuite pourquoi, selon lui, les anciennes tentatives de digitalisation du bâtiment — notamment le BIM — n’ont jamais vraiment fonctionné pour les petites structures : outils trop complexes, besoin que tous les intervenants travaillent sur la même plateforme, manque de temps et de budget des TPE.
Un point central de l’épisode est la notion de “coûts invisibles”. Vincent insiste sur le fait que beaucoup d’indépendants ne mesurent pas réellement :
- le temps perdu à renvoyer des documents ;
- les doubles saisies ;
- les erreurs de version ;
- les micro-tâches répétitives ;
- l’impact cumulé de ces pertes de temps sur une année entière.
Selon lui, ces pertes représentent souvent plusieurs dizaines d’heures par an, donc plusieurs milliers d’euros invisibles. Le vrai enjeu n’est pas seulement financier : c’est aussi la qualité de vie du dirigeant. Gagner quelques heures par semaine peut permettre de récupérer ses samedis, réduire la charge mentale ou simplement retrouver du temps pour développer son entreprise.
L’épisode aborde aussi la réalité de l’entrepreneuriat dans les métiers créatifs. Vincent souligne que beaucoup de professionnels se lancent sans mesurer :
- la difficulté réelle du métier ;
- le temps nécessaire pour atteindre la rentabilité ;
- la nécessité d’adopter une posture entrepreneuriale ;
- le fait qu’être indépendant signifie aussi vendre, communiquer, structurer et gérer une entreprise — pas seulement créer.
Floortje et Vincent reviennent également sur l’importance de la phase d’observation avant de lancer une activité. Vincent raconte avoir passé un an sur le terrain à observer des agences, poser des questions, tester des usages et comprendre les vrais problèmes avant même de construire son outil. Pour lui, cette immersion est indispensable pour trouver un véritable “product market fit”.
Enfin, l’entretien met en lumière une idée forte : les outils seuls ne suffisent pas. Le vrai défi est le changement d’organisation. Kalm ne transforme pas une agence du jour au lendemain ; l’amélioration se fait progressivement, brique par brique, en aidant les professionnels à structurer durablement leur façon de travailler.
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