Entre Nous — Decopreneurs // Notes sur la construction d’un business

Épisode 10 – Choisis les bons réseaux, pas tous les réseaux

Le meilleur réseau n’est pas celui que tu crois

Dans cet épisode d’Entre Nous — Decopreneurs, on continue à parler promotion, mais cette fois de manière très concrète : comment choisir les réseaux sur lesquels communiquer. Aujourd’hui, les possibilités sont nombreuses et il est tentant de vouloir être présent partout. Pourtant, être sur tous les réseaux n’est ni réaliste ni forcément efficace. L’objectif n’est pas d’être partout, mais d’être au bon endroit.

Avant de choisir un canal de communication, il est important de réfléchir à deux choses. La première est toute simple : est-ce que tu prends du plaisir à communiquer sur ce réseau ? Car la visibilité ne se construit pas en quelques semaines. Si publier sur Instagram est une corvée pour toi, il sera très difficile de tenir dans la durée. À l’inverse, certaines personnes adorent créer des vidéos, écrire des articles ou enregistrer un podcast, et cela se ressent dans leur communication. Le meilleur réseau est aussi celui sur lequel tu seras capable d’être régulier.

La deuxième réflexion concerne le message que tu souhaites transmettre. Dans nos métiers, il existe deux façons de communiquer. La première est fonctionnelle : tu expliques ce que tu fais, comment tu travailles, les étapes du projet, le retour sur investissement ou les aspects techniques. La seconde est émotionnelle : tu montres ce que ton client va ressentir, la qualité de vie qu’il va retrouver, les moments qu’il va vivre dans son nouvel intérieur. Les deux approches sont complémentaires, mais selon le réseau choisi et le profil de tes clients, l’une prendra parfois davantage de place que l’autre.

Une fois ce message clarifié, il devient plus facile de choisir ses canaux. Pour cela, je propose de commencer par analyser son client idéal. Quel âge a-t-il ? Sur quels réseaux passe-t-il du temps ? Qui prend réellement la décision de faire appel à toi ? Est-ce la personne qui profite du projet, celle qui paie ou les deux ? Selon les réponses, certains médias deviennent naturellement plus pertinents que d’autres. Il ne s’agit pas de choisir le réseau le plus à la mode, mais celui qui correspond le mieux à la manière dont ton client consomme l’information.

Je partage également mon propre parcours. Au début, j’ai beaucoup investi Instagram. Puis, avec le temps, je me suis rendu compte que ce réseau ne me générait plus les clients que je souhaitais. Aujourd’hui, je continue à l’alimenter, mais davantage comme une vitrine de mes réalisations et une preuve de l’activité de mon agence que comme un véritable outil d’acquisition. En parallèle, d’autres canaux sont devenus beaucoup plus efficaces parce qu’ils correspondent mieux à ma clientèle actuelle et à ma façon de communiquer.

L’autre erreur fréquente consiste à changer constamment de stratégie. Beaucoup abandonnent un réseau après quelques semaines parce qu’ils ne voient pas de résultats immédiats. Pourtant, une communication demande du temps. Les algorithmes doivent apprendre à te connaître, les personnes doivent te voir plusieurs fois avant de penser à te contacter et il faut pouvoir mesurer les résultats sur une période suffisamment longue. Je recommande donc de tester sérieusement un ou deux réseaux pendant au moins six mois avant de tirer des conclusions. Pendant cette période, il est essentiel de suivre des indicateurs concrets : les prises de contact, les messages privés, les demandes de rendez-vous ou les devis obtenus.

Enfin, je rappelle que les réseaux sociaux ne sont qu’une partie de la promotion. Ils ne remplaceront jamais complètement les événements, le réseau professionnel, les newsletters, les partenariats ou les rencontres physiques. Une stratégie de communication solide repose toujours sur plusieurs canaux qui se complètent.

À retenir :

Ne choisis pas un réseau parce qu’il est populaire. Choisis-le parce que tes futurs clients s’y trouvent… et parce que tu prendras suffisamment de plaisir à y communiquer pour tenir sur la durée.